Les pays du G7 demandent une hausse de la production de pétrole

Les ministres des Finances du G7 ont appelé mardi les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production pour répondre à la demande, en laissant entendre qu'ils étaient prêts à puiser dans leurs réserves stratégiques au cas où la hausse des cours du brut menacerait la croissance mondiale.
Le baril de brut a clôturé mardi à New York à 96,3 dollars contre 77,7 dollars le 28 juin, son plus bas niveau de l'année. Le baril de brent, côté à Londres, a fini mardi à 112,6 dollars contre un plus bas de 89,2 dollars le 21 juin - Copyright Reuters
Le baril de brut a clôturé mardi à New York à 96,3 dollars contre 77,7 dollars le 28 juin, son plus bas niveau de l'année. Le baril de brent, côté à Londres, a fini mardi à 112,6 dollars contre un plus bas de 89,2 dollars le 21 juin - Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Pour faire face aux "risques substantiels" qu'un prix du baril élevé fait peser sur l'économie mondiale, les ministres des finances du G7 ont appelé mardi les pays pétroliers à produire plus. "Nous encourageons les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production pour satisfaire la demande", ont indiqué dans un communiqué commun les ministres des principales nations industrialisées, invitant toutefois les pays pétroliers à utiliser "avec prudence" leurs capacités de surproduction. "Conscients des risques substantiels posés par les prix élevés du pétrole, nous surveillons étroitement la situation sur les marchés", ont ajouté les ministres du G7 qui regroupe l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon.

Inquiétudes géopolitiques et interruptions dans l'approvisionnement

Le baril de brut a clôturé mardi à New York à 96,3 dollars contre 77,7 dollars le 28 juin, son plus bas niveau de l'année. Le baril de brent, côté à Londres, a fini mardi à 112,6 dollars contre un plus bas de 89,2 dollars le 21 juin. "La hausse des prix du baril reflète les inquiétudes géopolitiques et certaines interruptions dans l'approvisionnement" en or noir, écrivent les ministres du G7, au moment où les spéculations sur une possible attaque israélienne contre l'Iran prennent de l'ampleur.

L'engagement pris par l'Arabie Saoudite salué

Dans leur communiqué, les ministres ont également salué l'engagement pris par l'Arabie Saoudite au G20 de Los Cabos (Mexique) en juin de "mobiliser (...) ses capacités de production existantes" pour assurer un niveau de production adéquat. L'Arabie Saoudite est le chef de file de fait de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dont les Etats-membres pompent environ un tiers de l'offre mondiale d'or noir. Les ministres du G7 ont également indiqué dans leur communiqué qu'ils se "tenaient prêts" à faire appel à l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui représente les intérêts des pays consommateurs, pour prendre les mesures "appropriées" afin de s'assurer que le marché est bien approvisionné.

L'annonce du G7 avait été déflorée plus tôt dans la journée par le ministre de l'Economie français, Pierre Moscovici, dont le gouvernement a annoncé une baisse des prix des carburants à la pompe pouvant atteindre 6 centimes d'euro par litre. "Je viens d'obtenir que mes homologues du G7, les grands pays industrialisés, signent un communiqué pour appeler à la hausse de la production de la part des pays producteurs, pour faire baisser les prix du pétrole", avait déclaré le ministre sur la chaîne de télévision TF1.

 

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Commentaires 10
à écrit le 29/08/2012 à 17:49
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On ferait mieux d' économiser le pétrole.

à écrit le 29/08/2012 à 16:17
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G7... Si vous voyez une preuve moins flagrante de perte de pouvoir des US, faites-moi signe.

à écrit le 29/08/2012 à 12:21
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en gros on vient de découvrir qu'il faudra s'en passer !!! Pour l'instant ça nous fait mal ... mais les pays producteurs auront encore plus mal !!!!!!!!!!

à écrit le 29/08/2012 à 12:18
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si ils étaient en col blanc cravatés sur les dromadaires .... le prix serait à la baisse ou à la hausse !!!!!!!!!!!

à écrit le 29/08/2012 à 11:18
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Si c'est la guerre économique le rationnement s'impose. Une baisse des prix à la pompe est le choix dans le sens de la populace?du vent!

à écrit le 29/08/2012 à 11:12
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Vite!!!!!!!! plus de pétrole pour plus de croaaaassssance ... Vite je suis en manque, donnez moi mon injection de mazout pour polluer encore plus, j'adore ca....vite plus de petrole pour plus d'i-fone inutiles et de grosses bagnoles qui servent à rie...

à écrit le 29/08/2012 à 10:41
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Et quand les réserves stratégiques seront épuisées??? Doivent bien rigoler les pays producteurs...

à écrit le 29/08/2012 à 10:21
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C'est finit le pétrole, c'est pour cela qu'il y a toutes ces guerres, c'est pour les dernières gouttes de pétrole, le "peak oil" (pic pétrolier) à déjà été atteint, la fête est finit, et le pouvoir des pétroliers aussi et ils le savent, c'est pour ce...

le 27/09/2012 à 22:36
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Peak oil? La production de pétrole augmente année après année... Personne ne manque de pétrole à ce que je sache. A force de crier au loup, un jour les adeptes du "peak oil" auront raison, mais ce n'est pas pour tout de suite!

à écrit le 29/08/2012 à 9:46
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Et les prix de ce surplus de pétrole, doit-il être aussi a la hausse ? Si, c'est le cas ok pour augmenter la production, sinon... C?est comme le prix des céréales, de 150$ la tonne, elle se retrouve à 350 dollars.. En gros, ?fait ce que je te dit de ...

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