Bertrand Piccard, en quête de 1.000 solutions pour changer le monde

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Le pilote suisse Bertrand Piccard, à son arrivée à Ahmedabad, en Inde, après un périple de 15 heures à bord de l'avion solaire Solar Impulse 2 au-dessus de la mer d'Arabie, depuis Mascate (Oman), le 11 mars 2015.
Le pilote suisse Bertrand Piccard, à son arrivée à Ahmedabad, en Inde, après un périple de 15 heures à bord de l'avion solaire Solar Impulse 2 au-dessus de la mer d'Arabie, depuis Mascate (Oman), le 11 mars 2015. (Crédits : Reuters)
L'explorateur et « savanturier » Bertrand Piccard compte présenter 1 000 solutions rentables aux décideurs du monde entier afin de les encourager à adopter des politiques énergétiques et environnementales ambitieuses. Pour La Tribune, qui présentera chaque semaine l'une des idées labellisées par la Fondation Solar Impulse, il revient sur cette initiative.

LA TRIBUNE - D'où vous est venue cette idée de rassembler 1.000 solutions pour lutter contre le changement climatique ?

BERTRAND PICCARD - Pas seulement contre le changement climatique, mais pour l'environnement en général. L'ensemble de mon action repose sur plusieurs constats. On parle beaucoup de changement climatique, mais cela demeure peu concret pour le grand public. La multiplicité des problèmes évoqués déprime la population et crée un sentiment d'impuissance. De plus, on aborde toujours le sujet sous l'angle du coût à payer. À l'inverse, je veux davantage axer mon discours et mon action sur les solutions rentables.

Actuellement, 6,1 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l'air, sans parler de ceux qui, sans en mourir, souffrent de troubles respiratoires chroniques. C'est une situation très concrète. Or des solutions existent partout, dans les startups, les laboratoires de recherche, les grandes entreprises... mais elles ne sont pas connues du marché, donc pas utilisées.

Quel est concrètement votre objectif ?

Mon objectif, c'est de fédérer les entreprises qui proposent des solutions, à condition que ces dernières soient rentables. Lorsque vous parlez d'écologie avec les chefs d'État, ils vous répondent immédiatement que « cela coûte trop cher ». Je veux leur prouver qu'ils ont tort.

Il faut donc leur démontrer qu'il existe des solutions capables de générer des profits, des emplois, de la croissance... Pas en consommant plus, mais en consommant et en produisant mieux, grâce à des solutions efficientes et propres capables de remplacer celles d'hier, moins efficaces et surtout très polluantes. Quand je suis allé présenter ma démarche à des parlementaires suisses, ils m'ont répondu : « Nous avions peur que vous veniez nous parler de protection de l'environnement. » Tous ces produits, systèmes et technologies qui existent mais qui ne sont pas assez utilisées, je veux les rassembler dans un portfolio de 1 000 solutions, que j'apporterai aux décideurs politiques et industriels lors d'un troisième tour du monde, qui devrait s'étaler sur toute l'année 2019.

En quoi seriez-vous plus efficace que ne le serait une grande entreprise pour faire connaître ses propres solutions ?

Parce que nous ne représentons aucun intérêt commercial, ne sommes attachés à aucun lobby et que notre but n'est pas de promouvoir des entreprises mais des solutions. De plus, nous bénéficions d'un accès privilégié à de nombreux décideurs, aussi bien au sein des gouvernements que de grandes institutions comme la Commission européenne ou les Nations unies, avec lesquelles nous collaborons.

Comment sélectionnez-vous ces solutions ? D'où proviennent-elles et combien en avez-vous déjà identifiées ?

Nous disposons de plusieurs moyens pour les repérer. Certaines nous sont proposées par des entreprises qui nous connaissent, d'autres sont issues de rencontres sur des forums de l'innovation et de l'environnement, d'autres encore nous sont fournies par des investisseurs ou des partenaires comme Engie, BNP Paribas, Soprema ou Air Liquide pour citer les entreprises françaises. Celles-ci ont déjà des solutions en interne, qu'elles peuvent évidemment nous soumettre. Mais elles peuvent aussi être intéressées par investir dans d'autres solutions identifiées par la Fondation Solar Impulse. Notre objectif commun, c'est que ces solutions deviennent mainstream aussi bien dans l'industrie, les médias ou le monde politique.

Aujourd'hui, 35 personnes travaillent sur ce projet au sein de la Fondation, crédibilisées par un groupe d'une centaine d'experts indépendants mis à disposition par nos partenaires et de grandes institutions internationales.

Nous recevons des propositions en provenance de pays émergents, tels que l'Inde ou l'Amérique latine, mais également des Émirats arabes ou encore de Chine. Elles peuvent s'appliquer dans tous les pays et sur tous les continents. En Afrique, par exemple, elles peuvent créer de la richesse sociale et soutenir le développement local. En favorisant une utilisation efficiente des ressources, elles contribuent à éviter des guerres pour l'accès à ces ressources.

Quels sont vos critères de sélection ?

Les solutions retenues doivent répondre à la fois à des critères de faisabilité technologique, de rentabilité et d'impact positif pour la planète et la population.

Aujourd'hui, nous avons plus de 700 entreprises dans le pipeline, qui se sont inscrites comme membres de l'Alliance mondiale que nous avons créée, qui ont soumis leurs solutions sur la plateforme. Toutes proposent des produits, processus ou technologies répondant aux enjeux liés aux objectifs de développement durable (ODD) qui concernent l'eau, l'énergie, les villes, l'industrie ou l'agriculture. Nous faisons une présélection parmi ces solutions qui doivent déjà être au minimum au stade du prototype et se préparent à être commercialisées, puis chaque dossier est passé en revue par nos équipes pour leur donner l'opportunité d'améliorer ou de compléter les informations présentées. Le dossier revu est ensuite examiné par deux experts indépendants qui attribuent une note et un commentaire à chacun des trois critères. Le comité de sélection de l'Alliance statue finalement sur la labellisation ou non de la solution en fonction des notes et des commentaires attribués. En cas de refus de la solution, elle pourra se représenter ultérieurement en déposant à nouveau son dossier.

Évidemment, les solutions qui seront labellisées bénéficieront d'une force de frappe importante en termes de communication. Mais cela ne signifie pas que les autres sont mauvaises. Elles ne sont simplement peut-être pas encore matures ou suffisamment rentables aujourd'hui.

Parmi les solutions les plus étonnantes que nous avons récemment labellisées, je peux citer celle de Meva Energy qui utilise des déchets organiques solides pour la fabrication de gaz dans l'industrie, ou encore Antismog, un boîtier contenant un liquide hydrolysé à partir duquel le moteur de la voiture produit de l'hydrogène qui est ensuite réinjecté dans le moteur. Cette technologie permet de diminuer de 80 % les particules fines et de 20 % la consommation d'essence. Pour un taxi, elle peut être amortie en six mois.

Quelle est la rentabilité minimale que vous exigez des solutions retenues ?

C'est la première fois que la rentabilité de solutions environnementales sera labellisée. Toutes celles que nous sélectionnons doivent pouvoir être amorties grâce aux économies générées dans un délai compatible avec les standards de l'industrie concernée. Jusqu'à présent, beaucoup de solutions nécessitaient des subventions, nous voulons inverser la norme.

Parfois, les solutions choisies sont rentables dans le contexte existant, mais d'autres fois elles se heurtent à une réglementation défavorable. C'est là que nous intervenons auprès des gouvernements.

On observe des choses aberrantes. Ainsi, Covestro (un chimiste partenaire de la Fondation, issu d'une scission de l'allemand Bayer) a mis au point un procédé permettant de réduire de 30 % la consommation d'énergie pour fabriquer du chlore, qui est l'une des substances fabriquées en plus grande quantité dans le monde. Personne en Europe ne s'est intéressé à leur solution, alors que la Chine s'est donnée trois ans pour la généraliser sur son territoire. Cela montre bien à quel point tout dépend de la réglementation, qui reste encore trop souvent archaïque.

Vous qui avez des contacts avec le gouvernement français, pensez-vous la France capable d'amorcer sa sortie du nucléaire et d'opérer une véritable transition énergétique ?

Oui, absolument. Nous avons d'excellentes relations avec les autorités françaises, et nous avons noué des collaborations en particulier avec l'Ademe, la Ville de Paris, ou encore la Région Occitanie, et je vois leur ambition en matière de transition énergétique. Je suis également en contact régulier avec Emmanuel Macron et Nicolas Hulot. La France est devenue un leader dans le domaine.

Quant au nucléaire, il faut sortir du débat passionnel et s'intéresser à la réalité des coûts. Aujourd'hui, dans le sud de la France, le solaire revient quatre fois moins cher que le nucléaire. L'éolien également dans les zones adéquates. Il faut que cela se sache. Il n'y a pas de secteur à abattre, ce qu'il faut, c'est encourager tout le monde dans la diversification.

Quel est le principal obstacle que vous rencontrez dans votre démarche ?

L'inertie. Elle existe partout. Les grandes entreprises sont prisonnières de leurs habitudes, les petites manquent d'expérience sur le plan de la communication et du commercial. La plupart ont des solutions géniales, mais n'arrivent pas à les mettre suffisamment en valeur. Il faut parfois leur expliquer même la façon de se présenter ! Et c'est la même chose au niveau politique.

Ce que vous décrivez correspond aux principes prônés en France aussi bien par le Grenelle de l'environnement ou la loi pour la transition énergétique et la croissance verte, à des projets tels que le Green New Deal d'Obama en 2008. Tous ont voulu démontrer le potentiel de création d'emplois et de richesse de ces solutions bas carbone. Comment espérez-vous être plus efficace ?

En donnant 1.000 exemples très concrets. C'est parlant. C'est plus impactant que de se contenter de dire que « les énergies renouvelables créent de l'emploi ». Nous menons une action qui fédère l'ensemble des secteurs d'activité. En outre, on observe aujourd'hui une créativité folle autour de ces sujets et il y a beaucoup d'attente des décideurs pour avoir des solutions pratiques. Je suis allé en parler au sommet sur le climat de Vienne, le 15 mai, et serai au Global Climate Action Summit à San Francisco, en septembre, puis aux Nations unies, à New York.

Ne craignez-vous pas l'opposition de certains lobbies face à de nouvelles solutions qui pourraient menacer leur modèle ?

Aujourd'hui, les vieux lobbies sont en perte de vitesse. Ils sont remplacés par de nouvelles tendances, soutenues par de nouveaux investissements. Nous souhaitons inciter les entreprises anciennes à se diversifier et aider le monde politique à atteindre les objectifs qu'il se fixe.

Les choses changent très rapidement. Regardez le marché de la voiture électrique. Désormais, ce type de véhicule n'est plus réservé à une riche clientèle capable de s'offrir une Tesla. On trouve des modèles comme la Hyundai Ioniq au même prix que des véhicules à motorisation thermique. Une entreprise comme Engie entre dans une logique industrielle totalement nouvelle. BNP Paribas a cessé de financer l'industrie du charbon... C'est ce mouvement que je veux aider à accélérer, non pas en luttant contre l'économie, mais, au contraire, en employant le langage industriel, financier et économique que parlent les dirigeants. Aujourd'hui, on pousse l'innovation par des bourses, des subventions, via des startups, des incubateurs, etc. Je veux montrer qu'on doit aussi la stimuler à travers une exigence législative. C'est tout le but de notre démarche. Mon objectif n'est pas de me battre contre ce qui existe déjà, mais de soutenir ce qui va permettre de faire changer les choses plus rapidement.

Propos recueillis par Dominique Pialot

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Commentaires
a écrit le 08/06/2018 à 19:17 :
" car la Vérité c'est que le monde doit changer "
1974: Révélation d'Arès (28/2)

Le monde ne changera pas si le changement est uniquement matériel.
L'homme étant "Image et Ressemblance" du Créateur (Genèse1),
il est nécessaire qu'il inclut sa part divine dans ses réalisations.

Malgré tous les efforts de ceux qui veulent que le monde change, il devient de pire en pire, car les actions restent en dehors du flux de la Création divine.
a écrit le 04/06/2018 à 13:02 :
Une initiative intéressante, avec une approche résolument positive

Même s’il existe déjà des technologies simples comme les panneaux photovoltaïques, dont le problème n’est pas dans la performance technologique mais dans la baisse des coûts, donc déjà dans le développement industriel d’un marché de masse, peu importe, car les innovations complémentaires en termes de stockage, de smartgrid et de VE sont indispensables pour que l’ensemble progresse.
Je présume que la réussite du projet Solar Impulse repose non seulement sur le rendement des modules PV, mais aussi des batteries, les performances des moteurs et de l’aérodynamiques de l’avion.
Ce qui démontre que la mise en œuvre de technologies innovantes doit à un moment donné s’inscrire dans une démarche globale, avec une complémentarité des innovations et de leur mise en œuvre. Sans compter que la mise en commun peut démultiplier les effets, l’émulation par l’intelligence collective.

En plus de la une complémentarité des technologies, je ne sais pourquoi cela fait penser à de la grammaire à la notion de complétif, l’objectif étant de constituer des phrases complètes.

Alors que nous somme dans des sociétés alternant à la fois conservatisme et evolutions/ruptures rapides, entrainant des déséquilibres parfois jusqu'à l’absurdité et aux excès. En raison du manque (fréquent) de cohérence de l’ensemble, d’autant que les entreprises peuvent être très spécialisées, ne serais que pour des raisons de rentabilité. Le fait de proposer, face à un problème environnemental très vaste, un ensemble cohérent de solutions, parait être une excellente idée.
En tous cas, tout ce qui permet de sortir de cette espèce de démonstration par l'absurde qui consiste à nous priver par nous mêmes de l’environnement qui nous est indispensable à la survie, est le bienvenu.
a écrit le 03/06/2018 à 16:52 :
Il suffirait d'une seule solution qui consisterait à appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique, avec une allocation universelle pour respecter l'équité. Bertrand Piccard devrait être en mesure de le comprendre. Comment faire pour qu'il s'intéresse à cette proposition? Qui aurait une idée pour cela? Cette note n°6 envisage de répartir les charges sociales sur les entreprises et sur le revenu des ménages. La mesure est simple à appliquer, il suffit de convaincre l'opinion publique.
a écrit le 03/06/2018 à 8:09 :
SOLAR IMPULSE "piloté" par PICARD : les avancées technologiques ont elles profité à l'ENSEMBLE" de la communauté pour développer les solutions écologiques
La réponse est NON car les sociétés partenaires gardent la propriété intellectuelle
En résumé de la communication centrée sur des grandes entreprises majoritairement SUISSE qui apporte peu à la communauté internationale
a écrit le 01/06/2018 à 18:59 :
1)la base serait de «  réduire » les déchets et limiter la déforestation .

l’idée du siècle : pour moi ...😂

«  pour les Mac Donald s : inventer un papier emballage des hamburgers en papier mangeable et non issu du papier »

c’est écologiquement -biologique : l’emballage mangeable devrait contenir des «  pro biotiques  bon pour les intestins » et «  bruleurs de graisses naturels »
et remplacer le sucre blanc par le sucre végétal...
une vrai révolution dans le «  fast-food »
et tout ça made in France , bien sur ...
a écrit le 01/06/2018 à 18:37 :
Une des solutions les plus efficientes consiste à mettre en service le STSMC et mieux encore le STSMi, qui bien mieux que les barrages du type construit entre Dinard et Saint-Malo pour soutirer à très peu de frais à la Lune son immense potentiel énergétique (son cinétique). Ce que l'usine marémotrice de la Rance réalise à très petite échelle pour un prix exhorbitant. Sa puissance est de 240 mégawatts (quand elle n'est pas trop ensablée), soit à peu près le quart de la puissance d'un réacteur nucléaire, alors que le STSMC et le STSMi seront de par leur conception capables de centaines voire de milliers de térawatts totalement écologiques. Jean Marc Ayrault avait délégué à Dephine Batho?Ministre en charge de l'Energie et de l'écologie le soin de s'en préoccuper, mais celle-ci n'avait pas même daigner accuser réception ! De même Philippe Martin, Nicolas Hulot et Ségolène Royale. Il est vrai que je ne suis pas sorti des grandes écoles d'ingénieurs, et donc a priori pas "crédible", ce que l'on m'avait déjà reproché quand j'ai formulé l'hypothèse du NDB12PP en 1990 (plus exactement de ce qui a fini par s'appeler le "syndrome NDB12PP" en 2003). Seul le professeur Alain Parmentier m'avait répondu. Il m'avait fait savoir qu'il avait transmis l'information à Matra, qui n'en a rien fait.
Bertrand Piccard en est BIENconscient "Le principal obstacle à abattre est l'inertie. Elle existe partout. Les grandes entreprises sont prisonnières de leurs habitudes, les petites manquent d'expérience sur le plan de la communication et du commercial. La plupart ont des solutions géniales, mais n'arrivent pas à les mettre suffisamment en valeur. Il faut parfois leur expliquer même la façon de se présenter ! Et c'est la même chose au niveau politique". Lui au moins devrait pouvoir consacrer quelques minutes à l'étude de ce procédé : j'en suis aussi sûr que je pouvais l'être de l'hypothèse que j'avais formulé en 1990 concernant l'existence probable du dit syndrome neurologique pour sauver la vie de mon père. Avec le STSMC et le STSMi il s'agit de sauver la planète. BP peut me contacter via mon mail. Ce n'est pas encore aussi urgent que dans le cas de mon père, qui était tout près de mourir lorsque j'ai dû intervenir pour le sortir du coma, mais sait-on jamais !
a écrit le 01/06/2018 à 10:23 :
Tiens encore un qui crois qu'il a la solution miracle aux problemes du monde .Le seul l'unique probleme celui qui les chapeautte tous n'est pas abordé.Petit rappel !1700 ---0,63milliards d'humains --- 1900 , 1.7milliards ---2000 ,6.1 milliards---2011---7 milliard ---2017 , 7,55milliards !444 % d'augmentation en seulement 117 ans qui dit mieux :La proliferation humaine depasse celle des rats .Projections demographiques les plus optimistes !2050 ,11milliards de prévu et 2100 ,15 milliards de prévus !On a deja de trés gros problemes à 7.5 milliards mais sur qu'avec l'écologie à 15 milliards on aura plus de probleme !De qui se moque t on !Personne ne veut parler de ça et c'est ça et rien d'autre qui va amener l'humanité dans le mur !D'autant que la pauvreté ne peut qu'augmenter puisque les taux de natalité sont plus important dans les pays pauvres mais existe aussi chez nous !Que veulent les pauvres si se n'est consommer comme nous !Si on sort les pauvres de la pauvreté en leur donnant de l'argent ils consommeront et la catastrophe serra encore bien pire !Continuez donc à disserter sur l'ecologie le reveil serra trés douloureux et nos petits enfants en 2010 serront designer les coupables qui n'ont pas voulus voir le vrais probleme de l'humanité ......
a écrit le 01/06/2018 à 10:22 :
""Aujourd'hui, les vieux lobbies sont en perte de vitesse.""

Avec Macron président de la république française, Merkel qui en est à son quatrième Mandat, Juncker et toute sa clique, Lagarde à la tête du FMI et-c... N'est-ce pas quand même manquer singulièrement de recul ?
a écrit le 01/06/2018 à 9:12 :
Suite. Je précise que cette note n°12 envisage d'augmenter le prix de l'énergie, ce qui est favorable au climat, de réduire le cout du travail, ce qui est favorable à l'économie, et de faire les deux en même temps et à niveau constant.
Réponse de le 01/06/2018 à 14:07 :
Suite. Il s'agit de la note n°6 page 12. Comment faire pour que Piccard s'intéresse à mon commentaire?
a écrit le 01/06/2018 à 8:50 :
Mouais, sensation de deja vu ... J'attends de voir des resultats concrets de cette fondation.
Car multiplier les conferences, reunions et les cocktails et donc les bonnes intentions n'a jamais fait avancer le monde, a part les carrieres de certaines personnes.
a écrit le 01/06/2018 à 8:43 :
"La multiplicité des problèmes évoqués déprime la population et crée un sentiment d'impuissance"

Exact et il est difficile de lutter contre ce sentiment d'impuissance des gens. Depuis que internet est arrivé les citoyens du monde voient comment ils sont écrasés par la capacité destructrice des possédants, c'est arrivé tellement vite et tellement fort que nous sommes K.O.

"La lucidité est une blessure proche du soleil" R. CHAR

"Aujourd'hui, les vieux lobbies sont en perte de vitesse."

Là par contre c'est particulièrement optimiste quand on voit comme le cours du pétrole est soutenu totalement artificiellement, quand on voit comme les énergies renouvelables sont freinées au plus haut sommet de l'Etat, quand on voit que BAYER rachète MONSANTO s'endettant dorénavant de 65 milliards d'euros, quand on voit qu'il y a plus de 30000 lobbies représentée à l'assemblée européenne et-c...

Non les lobbies commencent enfin à être un petit peu montrés du doigt mais c'est tout ils sont encore particulièrement bien en place.

"Parlementaires français et européens sous pression: Quand les lobbies (dé)font les lois" https://www.monde-diplomatique.fr/2007/03/BENILDE/14557
Réponse de le 01/06/2018 à 13:51 :
Bien sûr que les énergies "renouvellables" doivent être freinées, car leurs composants sont produits en masse en Chine avec du charbon, ces mêmes composants sont non recyclables (sauf si on considère que les faire fondre par des enfants dans des décharges à ciel ouvert en Afrique c'est "recycler") et leur extraction initiale dans l'environnement est réalisée dans des conditions destructrices (cf le lithium par exemple).
Réponse de le 01/06/2018 à 14:13 :
Et bien il suffit de les fabriquer dans des conditions normales d'exploitation, que l'on ne me dise pas que l'on est pas foutu de faire des éoliennes avec des produits non polluants...

Mais bon si vous ne rouliez pas pour un lobby énergétique on prendrait votre objection plus au sérieux.

Toujours le même problème avec les gars que l'on ne connait pas que l'on ne li jamais mais qui adorent venir vous interpeler par contre... -_-

Pourquoi restez vous campé au sein de la pensée binaire si ce n'est pour vos seuls intérêts, seule et unique justification à la pensée bête svp ?
a écrit le 01/06/2018 à 7:56 :
Il serait plus simple de chercher à appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique, page 12. Mais qui connaît cette note? Discutons en!

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