Toujours plus de décès liés à la pollution de l’air

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La mauvaise qualité de l'air est responsable de 7 millions de morts anticipées en 2017.
La mauvaise qualité de l'air est responsable de 7 millions de morts anticipées en 2017. (Crédits : Reuters)
Selon le bilan annuel publié ce mercredi 2 mai par l’OMS, les particules fines seraient responsables du décès anticipé de 7 millions de personnes dans le monde. L’organisation salue les initiatives des leaders politiques de tous niveaux, et notamment des maires, pour lutter contre ce fléau.

Voilà de quoi rasséréner Anne Hidalgo. Face aux impacts sanitaires de plus en plus dramatiques de la pollution de l'air, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui publie ce mercredi 2 mai son bilan le plus complet jamais réalisé sur le sujet, rend grâce aux leaders politiques qui prennent le sujet au sérieux et décident d'agir. L'initiative de la Californie, rejointe par 16 autres États américains et la capitale fédérale, qui portent plainte ce même jour contre l'administration Trump, en est une autre illustration. Comme l'a annoncé son gouverneur Jerry Brown dans un communiqué,

« La Californie mène une coalition de 18 États pour poursuivre l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) afin de préserver les normes automobiles nationales d'émissions (polluantes) dans l'air ».

Son patron, le climato-sceptique revendiqué Scott Pruitt, entend en effet revenir sur les CAFE (Corporate average fuel economy), ces normes instaurées par l'administration Obama pour une entrée en vigueur en 2022 et déjà atteintes par l'industrie automobile. Cette plainte représente 140 millions d'Américains et 43% du marché automobile.

Neuf États membres dont la France mis en cause par Bruxelles

C'est une évolution inverse qui est à l'œuvre dans l'Union européenne, avec une Commission qui commence à taper du poing sur la table face aux États ne respectant pas les critères de qualité de l'air. C'est ainsi que la France, parmi neuf États membres, a été convoquée à Bruxelles fin janvier par le commissaire en charge de l'Environnement, Karmenu Vella, et menacée d'être renvoyée devant la Cour de justice de l'Union européenne. D'autres pays ont décidé d'agir sur la pollution aux particules fines PM2,5, (au diamètre inférieur à 2,5 micromètres), dont l'OMS recommande la limite annuelle à 10 µg/m³, et PM10 (au diamètre inférieur à 10 micromètres), pour lesquelles elle fixe le plafond à 20 μg/m3. C'est le cas notamment de la Chine, qui a récemment interdit le chauffage au charbon et se convertit à toute vitesse à la voiture électrique, ou encore de Mexico, qui, à l'instar de Paris, a décidé de bannir les véhicules diesel de ses rues à l'horizon 2025.

Pire que le sida, la tuberculose, le diabète et les accidents de la route réunis

Mais pour l'heure, la tendance n'est pas à l'amélioration. Avec 4.300 villes étudiées dans 108 pays, soit 1.000 de plus que lors de la précédente édition, l'étude rendue publique ce 2 mai est la plus complète jamais publiée sur le sujet par l'OMS. Elle fait état de 7 millions de morts prématurées dans le monde, contre 6,5 millions en 2016. En cause, essentiellement, la pollution de l'air extérieur (qui a fait 4,2 millions de victimes en 2017 contre 3 millions en 2016), alors que les décès liés à la pollution de l'air intérieur régressaient légèrement (de 4,3 à 3,8 millions). C'est plus que les décès cumulés dus au sida, à la tuberculose, au diabète et aux accidents de la route. Globalement, 90% de la population mondiale respire un air contenant « de hauts niveaux de polluants. » Plusieurs mégalopoles affichent des seuils cinq fois supérieurs à ceux indiqués par l'OMS, notamment New Delhi, Pékin, Shanghai et Mexico.

Cancer du poumon, accident vasculaire cérébral, infarctus, maladies pulmonaires chroniques sont les principales causes de ces décès, qui frappent en premier lieu les plus fragiles. Les jeunes enfants et les femmes, qui continuent de cuisiner et de se chauffer à l'aide d'équipements très polluants fonctionnant au bois ou au charbon, sont les plus touchés. L'Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental sont les régions du monde le plus affectées.

Quant à l'Afrique, avec seulement huit pays qui mesurent leurs taux de pollution, elle souffre d'un manque patent de données qui ne permet pas d'évaluer correctement l'ampleur du phénomène.

Afin de sensibiliser au-delà des seuls pays développés les plus équipés en mesures mais les moins touchés, l'OMS organise du 30 octobre au 1er novembre prochain à Genève la première conférence mondiale dédiée à la pollution de l'air et à la santé.

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Commentaires
a écrit le 05/05/2018 à 11:35 :
La pollution automobile compte pour 26% de la pollution en général et pour plus de 50% dans les villes. Il y a des dizaines de milliers de morts causés par la pollution en France,chaque année.Tout est dit . Cela donne raison à Hidalgo avec sa proposition des transports gratuits à Paris et dans l'idéal dans toute l'IDF(comme le dit Pécresse) et l'interdiction de la voiture thermique à Paris en 2030.Si on applique cette mesure,la diminution de la pollution serait spectaculaire avec diminution ds maladies pulmonaires et cardiaques et donc des hospitalisations,provoquées par la pollution.Le gain, en diminution des dépenses pour la sécu ,serait énorme et compenserait largement le coût des transports totalement "gratuits".
a écrit le 03/05/2018 à 13:15 :
"Les jeunes enfants et les femmes, qui continuent de cuisiner et de se chauffer à l'aide d'équipements très polluants fonctionnant au bois ou au charbon, sont les plus touchés."
Tout est dit, le diesel, surtout dépollué dans des véhicules modernes, compte pour du beurre dans tout ça.
a écrit le 03/05/2018 à 11:04 :
Simple, il faut taxer l'ensemble des industries et équipements polluants ou potentiellement dangereux au profit de la sécurité sociale française voire européenne qui supporte le cout pour les soins des maladies induites par ces polluants, cette mesure peut être immédiate à charge pour le marché de se réguler. Pour mémoire quelque 110000 tonnes de pesticides pour la France.
a écrit le 03/05/2018 à 8:53 :
"Cancer du poumon" ?

Mais non vous savez bien selon les autorités françaises et surtout les hystériques anti tabagisme, dont on se demande comment ils peuvent avoir autant d'échos médiatique, que 9 cancers du poumon sur 10 viennent de la consommation de tabac !

La pollution n'est rien voyons...
a écrit le 03/05/2018 à 8:46 :
Le climato sceptique Scott « Prout » a dû être choisi comme une contrepèterie de Trump pour sa nouvelle fonction de responsable de l’environnement.
a écrit le 03/05/2018 à 8:12 :
l'homme s'auto-exterminera et c'est tant mieux pour la planète !
Reste a souhaiter qu'il ne détruise cpas tout avant de disparaitre !

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