EDF prévoit 4.000 suppressions de postes sans licenciements

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EDF prévoit de supprimer près de 6% de ses effectifs.
EDF prévoit de supprimer près de 6% de ses effectifs. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
D'après les syndicats, le producteur d'électricité travaillerait sur un plan de suppression de 4.000 postes en trois ans, soit près de 6% de ses effectifs. Le groupe a promis qu'il n'y aura pas de licenciement.

EDF prévoit de supprimer au moins 4.000 postes sur trois ans sans licenciement, soit 5,8% des effectifs d'EDF SA, ont indiqué vendredi à l'AFP des sources syndicales.

Ces réductions d'effectifs, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par l'électricien. Interrogé, EDF n'a pas fait de commentaire. Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4.000 à 5.000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4.100" suppressions.

Un plan plus important qu'annoncé

Elles doivent être abordées jeudi prochain lors d'un comité central d'entreprise d'EDF SA (environ 68.000 salariés selon les syndicats) et se feront par le biais des non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1.500 à 2.000 postes" d'ici à 2018. Pour le jour du CCE jeudi, un appel à la grève est déjà lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces réductions d'effectifs.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/01/2016 à 9:50 :
L état a spolié EDF et ses actionnaires (lui même a 85% enfin nous les contribuables car l état c est nous)

1. Obligation de construire un EPR pour aider Areva, alors que cet EPR ne sert a rien car la production nucléaire est suffisante : perte 3bn€ (budget initiale)
2. Obligation d acheter cette centrale en prenant tous les risques financiers en cas de dépassement de budget alors que l EPR finlandais est un échec (10bn€) de coût. L EPR français a fait de même donc 7bn€ de perdu en plus
3. Obligation de fermer les centrales après 40-60 ans alors qu aux us ils acceptent 60-80ans voir plus. 1/3 de durée de vie en moins pour 58 réacteurs, a 4bn€, soit 80bn€ de perdu
4. Non suivi de la loi sur l augmentation des tarifs (changement de méthode défavorable a EDF) perte de 15% du chiffres d affaire soit 2bn€ par an
5. Retard ou non remboursement des aides décidées par l état pour les producteurs d électricité verte. Plusieurs milliard

Soit en tout 100 milliards d euros sur 5 ans
Bref 5 fois la capitalisation boursière d EDF

Pourquoi les actionnaire n attaquent ils pas l état ?
a écrit le 17/01/2016 à 9:41 :
comment faire , dans une société , en pleine expansion ( !),
pour arriver à se passer de
4000 personnes ? il y en a combien en trop ????
a écrit le 16/01/2016 à 14:42 :
III/ Total, dû à sa construction spécifique, a une pratique certaine dans la création de "spin-off" ces segments grandis en interne puis détachés pour être mis en bourse. Ainsi Sanofi ou Arkéma sont des créatures de Total. Le pétrolier cependant est peu sollicité dans cette activité, l'axe emploi a pris le pas sur l'axe création. Ce sont donc des faux emplois qui ont fleuri ou ont été maintenu dans le groupe et dans tout l'aval pour embaucher les amis des amis. Désormais il convient de retrouver la technique créative pour résorber le trop plein d'employés. L'importance du défi impose que différentes structures soient créées tout en restant proches du groupe et disposant comme appui du savoir faire de toutes les grandes entreprises. Ainsi toute la gamme des techniques et collaborations doit être mise en oeuvre. Il s'agit d'organiser 10 branches pouvant progressivement mais rapidement occuper chacune bien plus de 12 000 emplois destinées à devenir des sociétés indépendantes. La base de départ sera fournie par l'achat à des "private equity" de sociétés réalisant 500 millions au moins de chiffre, elles bénéficieront alors d'un "built-up" forcé, un empilage d'actifs plus petits permettant d'intégrer les personnels de Total concernés dans de nouvelles activités qui pourront sembler disparates. Ces segments seront vendus à première demande s'il y avait un acheteur dans toute forme de combinaison financière possible. Au reste, la demande est forte pour ce type de portage créatif. Ne perdons pas de temps à camoufler ce qui ne doit pas l'être.
a écrit le 16/01/2016 à 13:43 :
II/ Le constat est rude mais il est un devoir responsable de l'exposer. Initier une réponse en amont est un apport solide permettant d'éviter une crise grave. Nous disposons de 3 géants et l'énergie ainsi qu'une batterie de champions sous-jacents qui tiennent pour leurs activités en grande partie de ces 3. Il convient de permettre le réaménagement de l'ensemble par celui des sociétés de tête. Pour différentes raisons complexes, Engie est dans un segment ouvert tandis que Edf et Total sont dans des segments fermés. Chacun des 3 ayant cependant la même problématique de personnel et de rentabilité. Au surplus il s'agit de recaser les métiers Areva. Pour ce faire Total et Edf devraient fusionner pour pouvoir assumer Areva en commun en replaçant ainsi un bloc solide dans un segment ouvert. L'appui à Engie se fera par un chiffre d'affaire à céder de 40 milliards et 10 000 personnes permettant un mix favorable au preneur qui organisera mieux ses métiers par à son tour des cessions secondaires. Le nouveau groupe Total retrouverait alors un chiffre d'environ 290 milliards pour 288 K en personnel si l'on considère Areva pour 40 K. Son objectif devrait être de rediriger 160 K employés vers de nouveaux métiers en 6 ans de manière à fonctionner idéalement avec un personnel de 130 K. Pour ce faire il dispose du non-remplacement des départs en retraite concernant environ 43 000 personnes sur la période. Reste alors à trouver une solution pour près de 120 000 emplois. Il s'agit pourtant de rediriger et non de licencier.
a écrit le 16/01/2016 à 12:58 :
I/ Edf devrait supprimer 80 000 emplois ... pour se trouver en mesure de compétition avec les autres entreprises européennes du secteur. Protégées par les frontières, les entreprises monopolistes devront s'adapter maintenant que la concurrence est ouverte. Les abus et faux emplois ne seront plus possibles sauf à disparaître. Que se passerait-il si un Apple créait une application proposant la gestion de la maison avec la fourniture au meilleur prix de l'énergie ? L'américain achèterait au plus bas et certainement pas à Edf, il validerait des solutions alternatives diverses. Durant les 11 dernières années les entreprises françaises du secteur, déjà en surplus de personnel, n'ont que faiblement réduit les effectif tandis que d'autres avançaient à vive allure, le résultat est un écart désormais considérable. Tout cela a été un temps caché par la hausse opportune des prix du pétrole, ce n'est plus le cas. Edf a réduit ses effectifs de 161 à 148 000 soit 13 000 personnes pour un chiffre d'affaire qui a doublé, Engie -Suez+Gdf- de 44 000 à 153 k pour une progression du chiffre d'affaire de 30% environ, Total n'a perdu que 10% de ses effectifs à 100 k pour 40% d'évolution. Engie et Edf devront réduire fortement leur personnel de 80 000 chacun tandis que Total devra le diviser par 2. Ce challenge dont on ne semble pas prendre conscience ne se satisfait pas du non-remplacement de la quasi totalité des départs à la retraite - 4000 l'an- comme semble adopter le petit schéma évoqué par la société Edf. Il faudrait plus de 20 ans pour aboutir théoriquement mais bien avant l'entreprise sera morte. L'excuse politique n'est plus de mise non plus. Avant les élections on ne veut pas de remous mais après, même si Marine Le Pen était élue, personne ne voudra débuter par un choc social de cette ampleur. Il est donc urgent d'avancer les solutions.
a écrit le 16/01/2016 à 12:19 :
Il n'y a vraiment pas de quoi ameuter les foules. 4000 emplois en moins dans une grande entreprise en 3 ans c'est juste une trajectoire de productivité plus que normale. C'est la trajectoire de FT-Orange depuis de nombreuses années...
a écrit le 16/01/2016 à 8:00 :
edf s'endette pour payer ses actionnaires dont l'état au lieu d'emprunter il ferait mieux de rembourser une dette colossale, et rémunérer ses actionnaires sous forme de dividende comme en décembre dernier
EDF doit faire face aussi à des avantages sociaux (CE) important pour ne pas dire démesurer par rapport aux autres entreprises, il est temps de revenir à des niveaux conventionnels plus raisonné
EDF est un outil politique, on lui fait racheter AREVA sans véritablement s'interroger sur l'interet stratégique pour edf à long terme, c'est le choix de politique "socialiste" à l'agonie n'ayant aucune stratégie industrielle gérant à court terme
a écrit le 16/01/2016 à 7:34 :
Les dépenses sociales hors norme de ce groupe public sont les symptômes d'une dérive française...les mêmes agents camarades sévissent à la SNCF, Areva ou la SNCL. Ils leurs importent peu que les usagers, ailleurs ce sont des clients..., payent leurs incroyables dérives. Au boulot EDF !! Comme nous !! Retroussez vos manches, passez aux 35 heures (je me marre...) et mettez vous au travail. Pour ma part je ne suis plus prêt à financer vos trains de vie hors normes !!!
Réponse de le 16/01/2016 à 22:20 :
pourquoi tu parles des 35heures ? Au lieu de critiquer renseigne toi car à EDF on travaille 35 h
a écrit le 15/01/2016 à 21:23 :
Les différents gouvernements se sont totalement désengage d'une politique industrielle sur le long terme et ont opté pour une visions à cours terme ne dépassant pas les 5 ans de leur mandat

Des choix concrets et viables doivent être faits et rapidement
Renouvellement du parc nucleaire? Relance des centrales thermiques?
Réponse de le 15/01/2016 à 21:58 :
"Les différents gouvernements se sont totalement désengage d'une politique industrielle sur le long terme"
Mais pour ce cas, c'est la conséquence Lauvergeon.
EDF devant débourser pour le rachat partiel d'Areva.
Autre problème qui se pointe, la baisse des hydrocarbures va faire de l'ombre au cout du nucléaire, fini les supers avantages des salariés d'EDF,
Il faut économiser pour limiter la hausse du nucléaire imposée par des normes de sécurité toujours plus pointues.
Les renouvelables abaissent aussi leur cout.
Pour ce cas, le court terme est justifié, sans quoi le nucléaire ne sera bientôt plus viable par rapport aux autres énergies et EDF coulera vraiment!
a écrit le 15/01/2016 à 18:07 :
Au lieu de licencier,pourquoi ne pas regarder de plus près les avantages exorbitants du CE de EdF????
Réponse de le 15/01/2016 à 21:19 :
Au lieu de jalouser ,si ces avantages vous fony tant saliver , pourquoi ne pas avoir bosser un peu plus pour vous y faire une place ?
Ah c'est plus difficile que faire des comme,taires hors sujet
Réponse de le 16/01/2016 à 11:22 :
EDF verse des coupons a ses actionnaires,c'est une société profitable grace a son savoir faire,et en plus nus avons l'électricité la moins chère d'europe.pourquoi vouloir tout chambouler??
a écrit le 15/01/2016 à 18:07 :
Au lieu de licencier,pourquoi ne pas regarder de plus près les avantages exorbitants du CE de EdF????
Réponse de le 15/01/2016 à 19:24 :
Comme le Ce de la sncf de la poste de la ratp , de air France , et les avantages fiscaux des journalistes , du cumuls des mandats des hommes politiques et j en passe
Réponse de le 15/01/2016 à 22:28 :
Quand il est question d'EDF, il y toujours le commentaire intelligent d'un pilier de bistro...
a écrit le 15/01/2016 à 17:58 :
Bon pour la baisse de la courbe du chômage ce n'est pas gagné. On peut rajouter le cas de G.E, le fabricant de vanne, Vallourec, l'usine Koyo-Bearings, fabricant de roulements à aiguilles et tous les départs naturels qui ne sont pas remplacés.
a écrit le 15/01/2016 à 17:45 :
Pertes d'emplois a EDF GE SAUR j'en passe, alors comment notre sublimissime supérieur va faire pour inverser la courbe du chômage. Là est la question?...
Réponse de le 15/01/2016 à 18:57 :
Là est la question. Le chomage est en fait du temps de travail libéré par les gains de productivité que l'énergie non procure. C'est l'énergie qui doit rémunérer ce chomage; il s'agirait alors d'une contribution de l'énergie.
Réponse de le 15/01/2016 à 19:57 :
Admettons qu'il y est ce que vous demandez. L'élite de la médiocrité, de l'extrême gauche à l'extrême droite, syndicats, associations, qui nous gouverne, qui pense à notre place, qui nous spolie de nos droits élémentaires, est capable de gaspiller, dilapider cette manne financière en mois de 24 heures pour leurs propres intérêts.

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