Elisabeth Borne fixe trois chantiers prioritaires au nouveau PDG d’EDF
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Remettre l'appareil de production en état de marche, mieux maîtriser les projets nucléaires en cours et redresser, dans la durée, la trajectoire financière du groupe. Voilà les trois grands chantiers qu'a listé Elisabeth Borne pour Luc Rémont, le nouveau PDG d'EDF. Dans une lettre adressée le 9 décembre dernier et qu'a pu consulter Les Echos, la Première ministre lui détaille ses attentes.
Le parc nucléaire d'EDF a, en effet, connu une crise sans précédent en 2022, avec une disponibilité historiquement basse en raison d'un problème de corrosion qui affecte les réacteurs les plus récents et de lourdes opérations de maintenance impliquant des arrêts de tranches de plusieurs mois.
La missive a aussi été écrite quelques jours avant que l'électricien n'annonce un nouveau retard de six mois dans la mise en service de l'EPR de Flamanville. Son raccordement au réseau est désormais repoussé à la mi-2024.
L'ex numéro 2 de Schneider Electric devra rendre plusieurs copies. La première est attendue dès ce mois de janvier. Luc Rémont devra présenter des objectifs « ambitieux et quantifiés d'augmentation de la performance industrielle du parc ». La deuxième doit être retournée au premier semestre 2023. Le PDG devra présenter au conseil d'administration un diagnostic des causes de la faible disponibilité du nucléaire.
Elisabeth Borne demande par ailleurs à Luc Rémont de cibler les ambitions à l'international du groupe « en adéquation avec les capacités financières et industrielles de l'entreprise ». Pour rappel, la dette de l'électricien devrait culminer à plus de 60 milliards d'euros sur l'exercice 2022. Il pourrait donc être contraint de réduire la voilure à l'export. La cheffe du gouvernement demande également au dirigeant de prioriser ses investissements afin de redresser les finances du groupe.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

« Dans le même temps, l'entreprise doit répondre aux enjeux de la planification écologique », a précisé l'entourage d'Elisabeth Borne à EDF.
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En revanche, concernant « l'avenir de la structure du groupe EDF, Elisabeth Borne botte en touche » observent Les Echos. La Première ministre confirme cependant l'abandon du projet « Hercule », qui avait provoqué la fronde des syndicats.
Luc Rémont a six mois pour répondre: il devra proposer « une nouvelle feuille de route stratégique, opérationnelle et financière pour l'avenir d'EDF, au premier semestre 2023. »
(Avec AFP)
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