Embarquer les citoyens, principal défi face au changement climatique
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thermomètre, climat, température
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« Pour le climat, changeons nos comportements ». Le thème du sixième Forum international de la météo et du climat, dont La Tribune est partenaire, et qui se tient à Paris du 25 au 28 mai, a pris une signification nouvelle ces derniers mois. En effet, comme cela a beaucoup été commenté depuis l'éclatement de la crise des « Gilets jaunes », déclenchée par la hausse annoncée du prix des carburants en partie due à la taxe carbone, l'adhésion du consommateur est une condition sine qua non de l'efficacité de certaines politiques publiques. En l'espèce, un manque de pédagogie, de transparence de l'utilisation des revenus et de justice sociale a été incriminé pour expliquer la réaction épidermique suscitée par cette perspective.
Dans le même temps, les mouvements citoyens (marches pour le climat, grèves scolaires, recours en justice de « l'affaire du siècle », etc.) se sont multipliés. À tel point que de nombreuses listes françaises candidates aux européennes du 26 mai ont mis du vert dans leur programme.
Pour modifier leurs comportements, les consommateurs ou usagers ont d'abord besoin que les entreprises ou les services publics leur proposent des innovations technologiques ou organisationnelles. Sur ce point, force est de constater que les solutions se multiplient, notamment en matière de mobilité, d'efficacité énergétique et de circuits courts. Encore faut-il que ces solutions soient accessibles économiquement, ce qui peut passer dans un premier temps par des aides, comme celles soutenant l'achat de véhicules électriques ou de chaudières à haute performance.
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Un minimum de logique économique nécessiterait parfois de corriger ce qui résulte du seul marché. Il est ainsi difficilement concevable que le train soit quasi systématiquement plus onéreux que l'avion, y compris sur de courtes distances, lorsque cela génère des aberrations environnementales. D'autres incohérences perdurent encore souvent. Ainsi, le plastique à usage unique (pailles, touillettes...) sera probablement interdit à moyen terme, suite à la transposition de directives européennes. Mais, en attendant, et pour ne citer qu'un exemple parmi d'autres, le choix de repas le plus économique reste la formule déjeuner assortie d'une débauche d'emballages et d'ustensiles en plastique vendue dans les boulangeries.
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