Préserver la biodiversité : les leçons du climat
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Gorilles
Rollingnews IE / REX / SIPA
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« Ce qui est en jeu est la possibilité même d'avoir une Terre habitable », a déclaré Emmanuel Macron sur le perron de l'Élysée lundi 6 mai en fin de journée, avant d'évoquer des mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire, le recours massif aux pesticides, l'artificialisation des sols... ainsi que le recyclage du plastique ou encore un agrandissement des aires naturelles protégées. Il est même allé jusqu'à qualifier le projet d'extraction minière très controversé de Montagne d'Or en Guyane d'incompatible en l'état « avec une ambition écologique et en matière de biodiversité ». Cette déclaration, dans la foulée de sa rencontre avec les scientifiques de l'IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), tranche avec son silence sur le sujet lors de son allocution du 25 avril.
C'est qu'il aurait été difficile de ne pas réagir au rapport rendu public plus tôt dans la journée par cette initiative du Programme des Nations unies pour l'environnement. Près de 1.800 pages de travaux de 145 experts issus de 50 pays sur les changements survenus depuis cinquante ans concluent que le taux d'extinction des espèces animales et végétales est sans précédent et s'amplifie. La survie d'un million d'espèces terrestres et maritimes est menacée à horizon de quelques décennies, et l'extinction de masse qui se profile, exclusivement causée par les activités humaines, se produit à un rythme des dizaines, voire des centaines de fois plus rapide que le rythme naturel.