Gaz : la Norvège, premier pays fournisseur de l'Europe à la place de la Russie, s'oppose au plafonnement des prix
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La hongrie veut reduire de 25% la consommation de gaz des services publics
BERNADETT SZABO
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La hongrie veut reduire de 25% la consommation de gaz des services publics
BERNADETT SZABO
La Norvège nage à contre-courant des pays européens. Alors que la plupart sont favorables à un plafonnement du prix des importations de gaz dans l'Union européenne, Oslo prend la position opposée.
Jonas Gahr Støre s'est exprimé dans un communiqué à l'issue d'un entretien téléphonique - le deuxième en quelques jours - avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
La Norvège, qui a largement tiré parti de la flambée des cours, exacerbée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, s'était jusqu'à présent montrée discrète sur la question d'un plafonnement. Soulignant l'importance du prix comme mécanisme d'ajustement de l'offre et de la demande, Oslo renvoie la balle aux groupes pétroliers et rappellent que les clients européens ont eux-mêmes insisté dans le passé pour des contrats au comptant (aux prix variables) plutôt que des contrats à long terme donnant plus de visibilité. « Un prix maximum ne changera rien au problème fondamental, à savoir qu'il y a trop peu de gaz en Europe », estime Jonas Gahr Støre.
Conséquence de la guerre en Ukraine, la Norvège a récemment supplanté la Russie au rang de premier fournisseur de gaz vers l'Europe grâce à une hausse de 8% de ses propres livraisons et, surtout, à la chute des livraisons russes.
Envolée des prix et hausse de la production contribuent à remplir les caisses de l'État norvégien. Ses revenus pétro-gaziers pourraient ainsi atteindre 1.500 milliards de couronnes (150 milliards d'euros) en 2022 - et 1.900 milliards l'an prochain -, pulvérisant le record établi l'an dernier (830 milliards), d'après les calculs de la banque Nordea Markets.
« La plus importante contribution que la Norvège puisse apporter dans la situation actuelle est de maintenir une production élevée de gaz à l'avenir », martèle le ministre norvégien du Pétrole et de l'Énergie, Terje Aasland.
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Mais des critiques se font jour à l'intérieur et hors des frontières, certains craignant que le pays ne passe pour un « profiteur de guerre ». « Alors que la guerre et la crise de pouvoir qui s'ensuit s'éternise, les sommes qui circulent vers le nord se révèlent embarrassantes », jugeait la semaine dernière l'hebdomadaire britannique The Economist.
Les ambassades de Norvège dans plusieurs pays européens sont aujourd'hui inquiètes des retombées que cette situation pourrait avoir sur l'image du royaume nordique, assurait ce lundi le journal norvégien Dagens Naeringsliv.
Selon Jonas Gahr Støre, la question d'un plafonnement des prix n'avait pas été abordée lors de son précédent entretien avec Ursula von der Leyen mercredi 7 septembre. Les Européens se sont mis d'accord sur cette éventualité lors d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Énergie organisé deux jours après.
Au milieu des mesures d'urgence évoquées pour enrayer la flambée des factures de gaz et d'électricité, certains ministres ont évoqué un plafonnement du prix des importations de gaz dans l'UE. Si la Commission européenne a proposé de plafonner le prix du gaz en provenance de Russie, plusieurs États comme l'Italie relèvent que celui-ci ne représente plus que 9% des importations européennes et préconisent un plafonnement complet des prix du gaz acheté par l'UE.
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Elle-même défavorable à cette idée qui pourrait pousser les fournisseurs de gaz naturel liquéfié (GNL) à aller voir ailleurs, la Commission doit rendre cette semaine son projet de texte législatif contenant toutes les mesures d'urgence sur l'énergie.
(Avec AFP)
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