Gazoduc Nord Stream 2 : Berlin irrité par les menaces de sanctions américaines
AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Nord Stream 2 devait permettre de doubler les livraisons directes de gaz russe en Europe occidentale.
Reuters
AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Nord Stream 2 devait permettre de doubler les livraisons directes de gaz russe en Europe occidentale.
Reuters
Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères, a déclaré ce lundi avoir exprimé son « mécontentement » à son homologue américain après de nouvelles menaces à l'encontre du port de Sassnitz, pour sa participation dans le projet de gazoduc Nord Stream 2.
Lors d'une conférence de presse à Berlin, le ministre a été interrogé sur une lettre envoyée la semaine dernière par trois sénateurs américains, évoquant la « destruction financière » de ce port de l'île allemande de Rügen, en mer Baltique, si l'Allemagne n'abandonnait pas immédiatement le pipeline, qui doit acheminer le gaz russe vers l'Europe.
Toujours durant cette même conférence de presse commune avec son homologue sud-coréenne Kang Kyung-wha, Heiko
Maas a ajouté vouloir évoquer le sujet avec Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, à l'occasion de son voyage à Moscou mardi.
L'Allemagne, principale bénéficiaire de ce projet, voit dans le gazoduc russe une source d'énergie stable. Mais les Etats-Unis et certains pays européens - tels que la Pologne ou les pays Baltes - craignent qu'il permette au gaz russe de contourner l'Ukraine, pays avec lequel Moscou est en conflit ouvert.
A la mi-juillet, Mike Pompeo avait ouvert la voie à des mesures plus sévères pour empêcher la mise en service du gazoduc. Il avait déclaré s'attendre à ce que « ceux qui y participeront soient soumis à un examen pour d'éventuelles sanctions ».
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs promulgué fin décembre une loi sanctionnant les entreprises associées à la construction de Nord Stream 2, estimant que cet ouvrage allait accroître la dépendance des Européens au gaz russe et renforcer ainsi l'influence de Moscou.
AFP