Le pétrole en forte baisse, le marché suspendu à la décision de la Russie

Vendredi "va probablement marquer l'une des plus importantes journées en presque 60 ans d'histoire de l'Opep", ont souligné les analystes de JBC Energy, avec un marché suspendu à la réponse de la Russie, à propos de la proposition de l'Opep d'accroître les coupes de production de 1,5 million de barils par jour.

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À New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 2,55% à 44,73 dollars.
À New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 2,55% à 44,73 dollars. (Crédits : Reuters)

Les prix du pétrole baissaient fortement, ce vendredi en cours d'échanges européens, dans un marché suspendu à la réponse de la Russie à la proposition de l'Opep d'accroître les coupes de production de 1,5 million de barils par jour.

Vers 10h05 GMT (11h05 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 48,64 dollars à Londres, en baisse de 2,70% par rapport à la clôture de jeudi.

À New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 2,55% à 44,73 dollars.

Vendredi "va probablement marquer l'une des plus importantes journées en presque 60 ans d'histoire de l'Opep", ont souligné les analystes de JBC Energy, avec un marché suspendu à la réponse des Russes, qui pourrait avoir des répercussions importantes sur les prix.

Les réticences de Moscou

Jeudi soir, le cartel a décidé de proposer à Moscou et à ses neuf autres partenaires une coupe supplémentaire commune de 1,5 million de barils par jour jusqu'à fin 2020, afin de ne pas laisser l'épidémie de coronavirus ruiner les efforts consentis depuis 2017 pour maintenir à flot les cours du brut.

Lire aussi : Le pétrole durement affecté par l'épidémie de coronavirus

Moscou a toutefois "l'habitude de traîner les pieds en ce qui concerne les engagements en matière de réduction du pétrole et a fait part de sa réticence à s'embarquer dans des baisses plus importantes", a souligné Stephen Brennock, analyste pour PVM.

Deuxième producteur mondial de brut derrière les États-Unis et devant l'Arabie saoudite, Moscou a en effet basé ses prévisions budgétaires sur un baril à 42,4 dollars et répète se satisfaire du niveau actuel des prix.

Pour les majors russes, tout baril retiré du marché implique une baisse des rentrées financières et le risque de céder des parts de marché aux États-Unis qui inondent la planète de leur pétrole de schiste.

Lire aussi : Aux États-Unis, la fièvre du pétrole de schiste est retombée

Pour tenter de convaincre ses alliés, l'Opep a décidé jeudi de leur demander de ne prendre à leur charge qu'un tiers de l'ensemble des nouvelles coupes, soit 500.000 barils par jour.

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Commentaires 6
à écrit le 07/03/2020 à 10:29
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J'ai peur d'une folie inflationniste après le coronamachintruc.

à écrit le 07/03/2020 à 10:08
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Ça baisse fortement, marrant, à la pompe on ne voit jamais rien.

à écrit le 06/03/2020 à 13:42
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Notons comment en France toutes les taxes ajoutées par notre gouvernement soit disant libéral nous empêchent de profiter à la pompe de cette chute du cours du brut. LE "nouveau monde" empeste l'ancien.

le 06/03/2020 à 16:56
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Ben oui, il faudrait même monter les taxes pour que le prix à la pompe reste stable, histoire d'éviter la pollution. Cela a du bon pour le réchauffement climatique cette crise

le 07/03/2020 à 10:06
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@ Multipseudos: Chut stp, dis le moins fort sinon ils vont t'écouter...

le 09/03/2020 à 10:08
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@ MULTIPSEUDOS: tu sais je te subis moins en ce moment et c'est vachement mieux, continue comme ça stp plutôt que de reprendre tes habitudes pourries et tes commentaires grotesques, merci.

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