Le pétrole durement affecté par l'épidémie de coronavirus

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Photo d'illustration. L'épidémie de pneumonie virale affiche un bilan dépassant désormais 100 morts en Chine, avec plus de 4.500 personnes contaminées au total.
Photo d'illustration. L'épidémie de pneumonie virale affiche un bilan dépassant désormais 100 morts en Chine, avec plus de 4.500 personnes contaminées au total. (Crédits : Reuters)
Les cours du Brent, au plus bas depuis octobre dernier, sont repassés sous la barre des 60 dollars le baril.

Les prix du pétrole étaient toujours orientés à la baisse, ce mardi en cours de séance européenne, pénalisés par le risque que font peser les mesures prises pour endiguer l'épidémie de coronavirus sur l'économie mondiale.

Vers 10h35 GMT (11h35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 58,86 dollars à Londres, en baisse de 0,78% par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance perdait 0,28% à 52,98 dollars.

Les deux indices de référence européen et américain restent sur cinq séances consécutives de baisse et ont touché lundi leurs plus bas depuis le mois d'octobre.

Ils accusent une baisse supérieure à 15% depuis leur pic du 8 janvier, atteint juste après les tirs de missiles iraniens contre deux bases irakiennes abritant des soldats américains.

"Plus l'épidémie se propage, plus l'impact économique potentiel et l'impact sur la consommation de pétrole sont importants", a estimé Craig Erlam, de Oanda.

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D'autres secteurs potentiellement affectés

L'épidémie de pneumonie virale affiche un bilan dépassant désormais 100 morts en Chine, avec plus de 4.500 personnes contaminées au total.

La quasi-totalité de la province du Hubei - soit environ 56 millions d'habitants - est coupée du monde depuis jeudi par un cordon sanitaire draconien.

Lire aussi : Coronavirus : Pékin suspend les voyages organisés en Chine et à l'étranger

Tous les secteurs économiques pourraient être affectés: les entreprises de Shanghai ont par exemple reçu l'ordre de ne pas reprendre leur activité avant le 9 février, à l'exception des supermarchés et pharmacies.

L'épidémie "a relégué au second plan les perturbations de l'offre libyenne" d'or noir qui auraient pu contribuer à relever les cours du brut, a complété Al Stanton, de RBC.

La production de pétrole a chuté de 75% en Libye en raison du blocage des terminaux pétroliers depuis le 18 janvier, passant de plus de 1,2 million à un peu plus de 320.000 barils par jour, a annoncé samedi la Compagnie nationale de pétrole (NOC).

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Commentaires
a écrit le 29/01/2020 à 15:12 :
Equation logique : Présence du 2019-n-coronavirus= Aucun deplacement à Wuhan=chine bloquée= pas besoin de pétrole= prix du petrole qui monte sur les marchés ! Foutu coronavirus ! L'economie mondiale, la globalisation a encore et toujours besoin de pétrole pour echanger, pour les échanges commerciaux. Oui le monde du XXIeme siècle dépend encore beaucoup du pétrole ! La croissance economique aussi depend des cours du marché du pétrole brut !
a écrit le 28/01/2020 à 16:52 :
"en baisse de 0,78% par rapport à la clôture de lundi." ah oui, c'est très durement affecté, à 7,8% ça serait incommensurable, les financiers sont dans l'epsilon, le millième qui frétille. On verra l'effet de cette baisse formidable dans 1-2 mois, à la pompe. :-)
Ça va bien remonter un jour, qu'ils se rassurent, il est incontournable, le pétrole.
a écrit le 28/01/2020 à 13:02 :
N'ayons pas de soucis, il ya aura bientôt d'autres tirs de missiles ou attentats et hop le pétrole remontera.
C'est pas beau la vie !!

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