Le siège d'EDF perquisitionné par l'Autorité des marchés financiers

Des soupçons planent sur les informations communiquées par l'entreprise au gendarme des marchés entre 2013 et aujourd'hui. Selon une source syndicale, cette perquisition est "d'une première" pour EDF.

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Selon la source proche du dossier, les enquêteurs ont demandé des pièces concernant le programme de rénovation des centrales nucléaires françaises et le projet d'Hinkley Point, en Angleterre.
Selon la source proche du dossier, les enquêteurs ont demandé "des pièces" concernant le programme de rénovation des centrales nucléaires françaises et le projet d'Hinkley Point, en Angleterre. (Crédits : REUTERS/Gonzalo Fuentes)

Le siège parisien d'EDF a été perquisitionné jeudi par l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui s'interroge sur les informations financières communiquées au marché par l'électricien depuis 2013, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du journal Le Monde.

"Trois personnes de l'AMF se sont présentées chez EDF ce matin et ont donc démarré un processus d'enquête portant sur l'information financière qu'EDF a donnée au marché depuis 2013", a indiqué une source proche du dossier à l'AFP. "Des membres de l'AMF se sont présentées au siège", a ajouté une source syndicale, selon laquelle il s'agit d'"une première" pour EDF.

La présidence d'Henri Proglio concernée

Selon la source proche du dossier, les enquêteurs ont demandé "des pièces, des informations, des dates, des compte-rendus", concernant principalement le programme de rénovation des centrales nucléaires françaises ("grand carénage") et le projet controversé de construction d'une centrale nucléaire à Hinkley Point, en Angleterre.

Ils ont présenté un mandat mentionnant la période examinée, à savoir "2013 à aujourd'hui", a-t-elle poursuivi. Cette période couvre "donc la présidence actuelle et la précédente", celles du Pdg actuel Jean-Bernard Lévy et de son prédécesseur Henri Proglio.

Les infractions boursières liées à l'information financière peuvent être de plusieurs natures: par exemple mauvaise communication ou fausse information, cette dernière constituant le cas le plus grave. Les "griefs" qui seront éventuellement retenus sont notifiés à l'issue de l'enquête et peuvent déboucher sur une procédure de sanction.

Interrogés par l'AFP, EDF et l'AMF n'ont pas souhaité faire de commentaire.

(Avec AFP)

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Commentaire 1
à écrit le 22/07/2016 à 8:50
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Il est déjà tout de même déjà scandaleux, en ce qui concerne ces histoires de cuves de réacteur nucléaires non testées et vendues avec de fausses attestations, que cela soit passé comme une lettre à la poste sans que personne n'agisse. On compren...

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