EDF rechigne à fermer la centrale de Fessenheim

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Promise par François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012, la fermeture de la centrale de Fessenheim est fixée à l'horizon 2018.
Promise par François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012, la fermeture de la centrale de Fessenheim est fixée à l'horizon 2018. (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
Les dirigeants d'EDF refusent pour l'heure d'enclencher le processus de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, selon le quotidien Le Monde. La raison : l'argent.

Le bras de fer entre l'Etat et EDF se poursuit, en Alsace. En dépit des demandes répétées de la ministre de l'Énergie Ségolène Royal, le premier électricien de France va refuser de déposer avant la fin du mois la demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter le site, première étape incontournable dans le processus de fermeture de Fessenheim, selon des sources concordantes citées par le quotidien Le Monde. Les représentants du personnel devraient être informés de la décision à l'occasion d'une réunion du comité centrale d'entreprise, prévue jeudi 16 juin.

Pour les dirigeants de l'entreprise, détenue à 85% par l'Etat, la fermeture ne peut être enclenchée sans accord financier préalable. Alors que l'Etat a formulé mi-mai une offre de 100 millions d'euros d'indemnité, somme jugée dérisoire voire insultante par EDF, l'entreprise espère recevoir au moins 2 à 3 milliards.

Fermeture à l'horizon 2018

"Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF, accomplit ainsi un geste symboliquement fort. Sur un sujet très sensible, très politique, il entame un véritable bras de fer avec sa ministre de tutelle, Ségolène Royal, et plus globalement avec le gouvernement Valls, qui l'a nommé à l'automne 2014", juge Le Monde.

Promise par François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012, la fermeture de la centrale de Fessenheim est fixée à l'horizon 2018, malgré les récentes annonces de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse et de Ségolène Royal, affirmant que la fin de l'exploitation du site pouvait intervenir dès 2016.

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a écrit le 15/06/2016 à 18:03 :
Ce n'est pas une option. Elle est située en zone inondable et les calculs de crue effectués lors de sa conception avaient été basés sur des données statistiques qui ne sont plus valables du fait de l'altération du climat.
Il y a aura bien dans les décennies à venir une crue du Rhin plus forte que les précédentes qui entrainera un arrêt en catastrophe. Il y a eu dans les années précédentes des épisodes catastrophiques en amont de Fessenheim, et l'eau... ça descend les cours d'eau.

La question est de savoir si l'on préfère gérer un arrêt couteux mais sûr maintenant ou un arrêt ruineux et catastrophique trop tard.

Sachant que pour aller jusqu'à trop tard il faudra de toute manière ramener des centaines de millions d'euros de remise aux normes "post fukushima".

La question se pose pour toutes les centrales, leur point faible est la nécessité impérieuse d'un approvisionnement en eau (mais pas trop) sous peine de surchauffe. Chaque centrale évapore plus d'un m3/sec par réacteur. Un épisode climatique violent peut provoquer un fukushima, et la probabilité augmente avec le dérèglement climatique et la vétusté des installations.

La question financière n'est surement pas le paramètre technique le plus pertinent pour décider de l'arrêt des centrales françaises.
a écrit le 15/06/2016 à 14:50 :
Vas-y tiens bon Levy, ne te laisse pas avoir par ces arracheurs de dents. Il n'y a aucune raison de fermer la centrale (sauf si l'ASN dit qu'elle n'est plus aux normes) à part politique. Et lorsque les politiques se mèlent d'économie, ca fini presque toujours par une gabgie.
a écrit le 15/06/2016 à 14:09 :
Il faut déjà que l'EPR tourne (un jour ?), on aura alors trop d'énergie en ligne, mais ça n'empêche pas d'y penser avant.
J'avais lu que cette centrale était une copropriété avec les Suisses, parmi d'autres. Ils devront tous être dédommagés, pour défaut de rendement financier (le démantèlement, c'est EDF qui paiera).
La ministre prévoit la même somme pour les 57 réacteurs restant ? Ils ne sont pas prêts d'être remplacés par des énergies renouvelables, y aura juste de quoi acheter trois éoliennes. :-)
a écrit le 15/06/2016 à 13:35 :
ce n'est pas a un personnage fusse t'il president
de decider de la fermeture d'une entreprise
surtout si le monsieur en question refuse part allieur tout dialogue social
voir ignore les scrutins des Français
il a ete nomme pour representer le peuple Français
et pas pour s'occtroyer des pouvoir personnel
et pire etre soumis aux desir de bruxelles et Merkel
voir de certaine dictature comme l'arabie saoudite
a écrit le 15/06/2016 à 13:17 :
EDF a parfaitement compris que l'actuel exécutif n'a plus aucune prise sur les évènements, et qu'il lui suffit maintenant de jouer la montre pour que cet arrêt prématuré et inconsidéré soit annulé.

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