Taxe carbone, le retour (mais en ménageant les industries polluantes, réclame de Rugy)

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François de Rugy l'a assuré, la taxe carbone reste un des meilleurs leviers au service de la transition énergétique. Mais quant à l'usage qui sera fait de ses recettes, ainsi que sur le taux appliqué aux entreprises les plus polluantes, la position du ministre de la Transition écologique a interpellé les participants aux Assises européennes de la transition énergétique qui se tenaient à Dunkerque du 22 au 24 janvier.
François de Rugy l'a assuré, la taxe carbone reste un des meilleurs leviers au service de la transition énergétique. Mais quant à l'usage qui sera fait de ses recettes, ainsi que sur le taux appliqué aux entreprises les plus polluantes, la position du ministre de la Transition écologique a interpellé les participants aux Assises européennes de la transition énergétique qui se tenaient à Dunkerque du 22 au 24 janvier. (Crédits : Gonzalo Fuentes)
La taxe carbone va rapporter à l'Etat 9 milliards d'euros en 2018 mais, pour les participants aux Assises européennes de la transition énergétique (à Dunkerque du 22 au 24 janvier), le compte n'y est pas. Car seule une petite part est affectée à la transition énergétique tandis qu'une partie importante des recettes revient au budget général de l'État. Or, l’affectation de cette taxe écologique exclusivement à la transition énergétique est LA condition de son acceptabilité par les Français. Malgré cela, non seulement le gouvernement a montré qu'il n'adhérait pas vraiment à ce changement de paradigme, mais encore il souhaite que la fiscalité ne décourage pas les industries les plus polluantes de rester en France. Un article de notre partenaire Euractiv.

La taxation du carbone est toujours le fer-de-lance de la réduction des émissions de CO2. Invité à la séance inaugurale des Assises européennes de la transition énergétique (à Dunkerque du 22 au 24 janvier), le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a remis sur la table la fiscalité écologique. Et plus précisément le sujet de la taxe carbone, mise aux arrêts fin 2018 pour endiguer le mouvement des "Gilets jaunes".

Adoptée en 2013, la Contribution Climat Énergie, ou "taxe carbone", fixe un prix à la tonne de C02 qui augmente d'une année sur l'autre. En augmentant le prix du carburant, la taxe carbone a concentré le ras-le-bol fiscal des "Gilets jaunes". Si la trajectoire de hausse pour 2019 a été mise en attente, son principe demeure une priorité pour le gouvernement, a rappelé François de Rugy lors de son passage à Dunkerque.

« Lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre la politique sur le climat, il y a un consensus. Nous ne sommes pas un pays où les climatosceptiques prospèrent », a rappelé le ministre de la Transition écologique.

Pour le successeur de Nicolas Hulot, la taxe carbone demeure « un des leviers les plus importants et efficaces pour le climat ». Raison pour laquelle la pause fiscale concédée par le gouvernement ne doit pas s'éterniser, a-t-il martelé.

La question de la trajectoire

« Oui, nous avons marqué une pause compte tenu des manifestations des "Gilets jaunes" », a-t-il souligné. Mais la question de la trajectoire doit être débattue. En 2018, la hausse de la taxe carbone a renchéri de 3 centimes le litre de carburant. À l'avenir, une trajectoire plus faible pourrait ainsi être envisagée, de l'ordre de 1 ou 2 centimes, selon le ministre. Le grand débat national lancé le 15 janvier par le gouvernement devra notamment se pencher sur la question de la fiscalité écologique.

« Mais on ne doit pas porter le débat sur la transition écologique comme si c'était un énième débat budgétaire », a de son côté mis en garde  Arnaud Leroy, président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

La question de l'affectation des recettes la taxe

Car, outre la trajectoire de la hausse, c'est la question de l'affectation des ressources générées par la taxe, dont seule une partie est dédiée à la transition énergétique, qui doit être revue en priorité, ont soulignés les élus locaux présents. «Certains nous demandent où va l'argent. Répondons sur l'utilisation des ressources », a reconnu le ministre. Aujourd'hui, seule une part des recettes de la taxe carbone est affectée à la transition énergétique au travers de l'aide à la conversion des véhicules par exemple, qui a mobilisé 600 millions d'euros l'année dernière.

Mais, sur des recettes estimées à 9 milliards d'euros en 2018, le compte n'y est pas et une partie importante des recettes revient de fait au budget général de l'État. « Les gens acceptent de payer pour les taxes dédiées », a rappelé Pierre-Jean Crastes, vice-président du Grand Genève. « Ils sont d'accord à condition qu'il n'y ait pas suspicion qu'une partie de la taxe serve à payer autre chose que la transition écologique, par exemple les exonérations de la taxe d'habitation », a-t-il expliqué.

Nécessaire transparence dans l'allocation des recettes

Pour la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, la transparence dans l'allocation des recettes de la taxe est un pilier central de l'acceptabilité de cette fiscalité verte. «  Il s'agit du premier élément nécessaire : la confiance, car on voit bien que cette taxe carbone ne sert pas majoritairement à financer la transition énergétique », a rappelé l'ancienne secrétaire d'État à l'Écologie.

L'autre point d'achoppement mis en évidence par la CNDP à l'issue d'un grand débat sur la  programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) en 2018, c'est le sentiment d'injustice fiscale éprouvé par les citoyens au sujet de la taxation écologique.

« La transition énergétique aujourd'hui est vécue comme une injustice sociale. Notamment avec la fiscalité du carburant qui vise les ruraux et semi-ruraux », a expliqué Chantal Jouanno. « Dans les conclusions en juin, le débat public avait déjà pointé le risque de jacquerie fiscale ».

Autre biais fiscal dénoncé par les citoyens consultés dans le cadre du grand débat sur la PPE, la faible taxation des « gros pollueurs » par rapport aux citoyens. En effet, la taxe carbone à la française prévoit une ribambelle d'exceptions allant de l'agriculture au transport aérien et maritime, en passant par les industries les plus polluantes déjà taxées dans le cadre du marché européen du carbone, où le prix du CO2 est bien moindre.

Eviter une fiscalité trop forte pour les industries polluantes

Pour le ministre, l'inclusion de certains secteurs dans le champ de la taxe française peut être mise sur la table. Mais en gardant à l'esprit l'enjeu de compétitivité des industries polluantes. Une fiscalité trop forte des activités pourrait en effet pousser à une délocalisation vers des pays où la production sera bien plus émettrices en CO2, a mis en garde François de Rugy, citant notamment l'exemple de la sidérurgie et de la concurrence chinoise.

Du côté des élus locaux, les intentions du gouvernement sur la taxe carbone interrogent. « Il faut qu'une partie de la fiscalité écologique soit affectée aux projets locaux  », a rappelé  Anne Walryck présidente de Bordeaux Métropole. « Mais sur l'affectation des taxes, j'ai senti une ouverture », affirme-t-elle.

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Par Cécile Barbière, Euractiv.fr

(Article publié le mercredi 23 janv. 2019)

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a écrit le 26/01/2019 à 11:17 :
Le seul problème avec cette taxe était que le produit partait dans d'autres dépenses.Il suffit de tout mettre sur la transition écologique et les français ne seront plus hostiles a une nouvelle taxe ,meme augmentée.
a écrit le 26/01/2019 à 9:03 :
Nos dirigeants devraient sortir leur comprenette du sac à dos. Comment faire admettre aux "français d'en bas" comme ils disent qu'ils doivent payer plus de taxes pour aller gagner leur vie ou aux retraités qui ont cotisés pendant toute leur activité et favoriser ceux qui se trouvent plus haut ,en ne taxant pas le carburant des avions ou des navires de croisières qui polluent beaucoup plus ,afin qu'ils puissent passer leurs vacances au soleil des tropiques ou de la neige de l'arctique et l'antarctique. Tous ces BOBOS parisiens deviennent les ennemis des sangs dents comme ils disent.
a écrit le 25/01/2019 à 14:35 :
pourquoi
renoncer a l interdiction d utilisation du Glyphosate en 2021(' une promesse du candidat) ? un ministère sans résultat .. a quoi sert il ? pour l apanage des élus au détriment de la santé ! !
a écrit le 25/01/2019 à 14:21 :
3.5 Milliards € ont servi à compenser le manque à gagner de la suppression de l'ISF.

4 Milliard € ont servi a compenser le manque à gagner de la flat taxe.

Le reste a servi à aider les constructeurs de bagnole a vendre des modèles neufs et se refaire des marges bénéficiaires (en échange d'une hypothétique recherche sur les VE).

Pas étonnant que ça se termine en gilets jaunes.
a écrit le 25/01/2019 à 13:48 :
Décidément les acolytes de Mr Hulot n’ont rien compris et persistent. L’argument « Les gens acceptent de payer pour les taxes dédiées », est la vision fantasque d’une intelligentsia parisienne qui vit dans sa bulle. La grande majorité des français NE VEULENT PLUS d’augmentation des taxes quelles qu’elles soient.. Comme le dit Chantal Jouanno . « La transition énergétique aujourd'hui est vécue comme une injustice sociale. Notamment avec la fiscalité du carburant qui vise les ruraux et semi-ruraux.
Si on veut financer la transition, sans mettre à contribution le citoyen, il existe une possibilité.
Mettre à contribution ceux qui spéculent sur le marché du carbone mondial et là, il y a du grain à moudre.
Au sujet du marché carbone, rappelons que les différents marchés du carbone - il y en a 17 en tout - découlent des mécanismes de flexibilité prévus par le protocole de Kyoto. Ces mesures étaient essentiellement destinées à réduire l’impact des engagements pris par les pays industrialisés en faveur du climat.
Le marché du carbone fonctionne de la façon suivante : l’industrie X et l’industrie Y se voient attribuer sans frais, par le gouvernement, des permis d’émission de GES pour l’année. Ceux-ci correspondent à une estimation du nombre de tonnes d’équivalent carbone (MT CO2e) devant être produit en un an, par type d’industrie, nombre qui est censé être diminué graduellement d’une année à l’autre. Supposons que l’industrie X a réussi à réduire ses émissions sous le niveau permis (en modifiant ses procédés ou en raison d’une baisse de production), elle pourra vendre l’excédent à l’entreprise Y, qui elle souhaite dépasser le niveau permis. C’est l’offre et la demande qui fixe le prix.
Citons aussi le mécanisme de développement propre (MDP), qui permet l’achat de crédits de compensation issus de projets visant la réduction des GES dans les pays du Sud.
Le parti pris de nos gouvernements pour la bourse du carbone n’a pas de quoi surprendre. L’idée de laisser un système calqué sur le modèle financier réguler les émissions de carbone est alléchante, car cela revient, pour les pouvoirs publics, à s’en délester tout en donnant à l’électorat l’impression d’agir pour contrer les changements climatiques.
Problème, le marché du carbone est mal réglementé et facile à frauder, puisque les instances chargées d’en assurer le fonctionnement se basent sur les données fournies par l’industrie pour estimer le nombre de tonnes d’équivalent carbone (MT CO2e) produites ou économisées par un projet donné. Etonnant non !!!
Non seulement inefficace pour réduire la production de GES, le marché du carbone est aussi nuisible de plusieurs manières. Il entraîne une ruée sans précédent sur les terres et les ressources du Sud par la finance internationale, qui voit dans les crédits de compensation une occasion d’affaire à saisir. Cette financiarisation de l’atmosphère, se fait au détriment des populations locales, qui non seulement n’en bénéficient pas, mais se voient privées de leurs moyens de subsistance et parfois chassé manu militari des territoires qu’elles occupaient depuis des générations. Le documentaire « La ruée vers le carbone, réalisé par Amy Miller, est d’ailleurs éloquent à ce sujet. https://www.youtube.com/watch?v=yA7U441PsJU
a écrit le 25/01/2019 à 12:42 :
"Une fiscalité trop forte des activités pourrait en effet pousser à une délocalisation"
tout le monde doit payer pareillement, industrie et particuliers, par "justice fiscale", ah oui, nous on en démange pas aussi facilement, j'ai saisi.
S'ils déménagent, ça augmentera le bilan CO2 du pays où ils iront, et diminuera le notre, on pourra alors dire qu'on a réussi à moins en générer du CO2 (on doit arriver à 0 tonne/an, non ?).
Ces industries, comparé au CO2 des particuliers (hors transports, professionnels eux), ça fait quel % quantité de CO2 ? Majoritaire mais c'est de l'emploi donc est "incontournable", voire "intouchable" ? Comment les inciter à faire des efforts pour améliorer leurs procédés ? C'est vain, fichu ? Le CO2 France augmente (légèrement).....
La TICGN, taxe carbone sur le gaz, est à 20% du prix du kWh (2018) sur ma facture (Antar*, ai quitté GDF), sera à 50% en 2022 (mathématiquement, d'après la trajectoire, mais ai pas les chiffres officiels futuristes), et 100% en 2027 (?). Je chauffais (gaz) à 18°C, je teste 17° cet hiver voir de combien de m3 la conso (donc le CO2) va baisser, un petit geste pour l'écologie.
a écrit le 25/01/2019 à 9:32 :
" Lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre la politique sur le climat, il y a un consensus. Nous ne sommes pas un pays où les climatosceptiques prospèrent », a rappelé le ministre de la Transition écologique." forcément, ils n'ont pas la parole. Tout est trusté par les soi-disant écolos comme ce sinistre de Bugy. Pourtant, il devrait ouvrir un peu ses petits yeux et ses petites oreilles parce que des climatosceptiques il y en a ailleurs et de très compétents. À part les taxes, il n'a que cela à la bouche, comme d'autres d'ailleurs.
a écrit le 25/01/2019 à 8:05 :
1° harmoniser la fiscalité avec l'Allemagne. 2° taxer l'ensemble de l'énergie pour associer travail et énergie. 3° agir progressivement jusqu'à un point d'équilibre. 4° rétablir l'équité par une allocation universelle. Voir la note n°6 du CAE.
a écrit le 25/01/2019 à 4:08 :
On importe en moyenne pour 56 milliards par an d'énergies fossiles alors que nous produisons localement notre propre électricité, hydrogène et dérivés, biométhane, solaire, éolien etc. Il y a donc tout intérêt à taxer les énergies polluantes fossiles importées et transférer cet argent sur notre énergie locale et les entreprises et emplois qui vont avec. Quand on produit du biogaz et du solaire çà profite par exemple aux agriculteurs. Quand on fait un réseau de chaleur solaire thermique, çà profite aux immeubles en précarité énergétique. On dirait que les gilets jaunes roulent pour Poutine et Gazprom car ils veulent que l'on continue à gaspiller des énergies fossiles polluantes achetées à l'étranger, c'est absurde. Et seule un taxation progressive avec en contrepartie des aides comme c'est largement le cas actuellement, conduit tout le monde à changer ses mauvaises habitudes. Jusqu'à présent on ne faisait rien et on constate notre bien trop forte dépendance aux énergies fossiles puisqu'à la moindre hausse beaucoup sont en difficulté. Il faut donc impérativement quitter les énergies fossiles, d'autant que ce ne sera que la part "combustible" et que l'on consomme beaucoup d'énergies fossiles sous forme pétrochimique dont on est loin de se passer. Un gilet jaune c'est du pétrole importé. Mieux vaut un gilet en laine des Pyrénées, c'est local et profite à un berger français !
a écrit le 24/01/2019 à 19:30 :
Arreter l'artificialisation des terres comme le voulait Hulot au lieu de taxer les pauvres!
a écrit le 24/01/2019 à 19:13 :
En FR on sort une TAXE, par la porte,
elle revient, par la fenètre, ou la lucarne, ou par le trou de serrure, ou par la plus petite
grille de ventilation.

Le nom change,
et alors ! on s'en fout : elles vont toutes au budget général gaspil,l de La Cigale FR
Réponse de le 25/01/2019 à 4:13 :
La taxe carbone est une excellente taxe donc il n'y a pas lieu de la supprimer. Elle n'existait pas et faisait que nous dépendions toujours plus des énergies fossiles importées qui coûtent de plus en plus cher. Il y a donc un moment où il faut obliger les français à changer leurs mauvaises habitudes en contrepartie d'aides aux plus pauvres, ce qui est largement le cas. C'est comme le tabac ou l'alcool, ne mettez aucune contrainte et vous verrez les cancers augmenter tout comme les alcooliques. En Suède il y a une taxe carbone à plus de 100 euros et les suédois ont largement progressé avec une moindre dépendance que nous aux énergies fossiles.
Réponse de le 25/01/2019 à 9:40 :
@Polytech "Il y a donc un moment où il faut obliger les français à changer leurs mauvaises habitudes " vous oubliez un peu vite que "les mauvaises habitudes" ont été le fruit de réflexion, à une certaine époque pas si lointaine, de politiques qui ont poussez les français à s'équiper en diesel parce que moins gourmand en carburant. Quant au cancer il a des gens qui en meurent sans avoir jamais bu ou fumé de leur vie. Et les suédois, personnellement, je m'en fous.
a écrit le 24/01/2019 à 17:18 :
IL N'a toujours pas compris les gilets jaunes ne veulent pas de ce droit de poluer pour les riches
Réponse de le 24/01/2019 à 18:56 :
Et alors, vous pourrez voter bientôt pour votre parti gilets jaunes et on va vite voir que vous ne representez pas grand chose.
a écrit le 24/01/2019 à 16:43 :
Si ils veulent a tout prix faire une taxe carbone, ils n'ont qu'a changer de nom la "TVA" et arrêtez de nous prendre le moue!
a écrit le 24/01/2019 à 16:39 :
Si ils veulent a tout prix faire une taxe carbone, il n'ont qu'a changer de nom la TVA et arrêter de nous prendre le moue!
a écrit le 24/01/2019 à 16:10 :
Si c'est pour financer des machins inutilement budgétivores comme l'ADEME, non, aucune fiscalité carbone n'est acceptable. Il faudrait d'ailleurs penser à supprimer celle qui existe déjà. On nous dit que la Suède a un niveau de taxation carbone plus élevé que le nôtre, certes, mais là elle s'est substituée à d'autres taxes et elle ne s'y est pas surajoutée.
De fait l'accise sur les différents carburants est plus élevée en France qu'en Suède, si les carburants y sont quasiment au même prix, c'est que la Suède a un taux de TVA à 25% au lieu de 20% en France, car elle a fait le choix de la TVA sociale (ce qui a l'énorme avantage de rendre les produits suédois plus compétitifs à l'export car les cotisations sociales sur les salaires sont plus faibles et de faire participer les importations au financement de la protection sociale). La question en France devrait donc être au contraire la baisse de la taxation de l'énergie et la disparition de la taxe carbone.
Réponse de le 25/01/2019 à 4:29 :
Si il ne devait pas y avoir de taxe carbone en France çà nuirait entre multiples autres au développement des réseaux de chaleur à énergie locale, au solaire thermique, au biogaz, au biométhane, à l'hydrogène et méthanation etc alors qu'ils sont largement profitables pour les entreprises, emplois, personnes etc La Suède est moins dépendante que nous en énergies importées grâce à cette taxe : https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/images/3/3a/Taux_de_d%C3%A9pendance_%C3%A9nerg%C3%A9tique_%E2%80%94_tous_produits%2C_2006_et_2016_%28en_%25_des_importations_nettes_dans_la_consommation_int%C3%A9rieure_brute_et_les_soutes%2C_donn%C3%A9es_en_tonnes-%C3%A9quivalent_p%C3%A9trole%29_FP18.png
Réponse de le 25/01/2019 à 12:48 :
En alimentaire, la TVA est de 12% en Suède (était de 15% en 2010), 25% sur les carburants (gazole (de qualité, pas de choix) à 1,31-1,37€/L en juin 2017, c'était vers 1,24 chez nous quand revenu). L'essence plus chère que le gazole (moins qu'avant) contrairement à ce que dit Mr LeMaire comme quoi nous sommes une exception mondiale (prétexte pour augmenter fortement), non, partout pareil sauf Suisse.
a écrit le 24/01/2019 à 14:52 :
Finalement l'écologie se résume à toujours plus de taxes. N'y a t-il pas un autre moyen de faire la transition écologique sans taxer lourdement ? Allez nos énarques faites travailler vos méninges et trouver nous des idées sans créer de nouvelles taxes ou en augmenter d'autres. Avec votre niveau d’étude et votre intelligence cela ne devrait pas être trop difficile.
Réponse de le 24/01/2019 à 16:16 :
"l'écologie se résume à toujours plus de taxes" En avez vous douté ? Depuis la candidature de René Dumont en 1974 c'est leur seul leitmotiv.
"Allez nos énarques faites travailler vos méninges et trouver nous des idées sans créer de nouvelles taxes ou en augmenter d'autres". N'y comptez pas trop, c'est tout ce qu'ils savent faire. Pour trouver des solutions techniques réalistes comptez plutôt sur nos ingénieurs.
"Avec votre niveau d’étude et votre intelligence cela ne devrait pas être trop difficile. " Je crains fortement qu'en la matière vous vous fassiez des illusions.
Réponse de le 24/01/2019 à 17:26 :
Un énarque ne peut penser que taxe il est incapable de penser autrement
Réponse de le 25/01/2019 à 4:44 :
@ tbrlub : les gens fonctionnent souvent avec la carotte et le bâton. Les gilets jaunes ne demandent-ils pas des augmentations de salaires et bien plus encore sans proposer en même temps où trouver l'argent sinon cibler l'ISF qui ne rapporterait que 3,5 milliards d'euros soit bien moins que ce qu'ils ont obtenu (10 milliards) et réclament ? Qui a été attiré par la détaxe sur le diesel alors que tout le monde savait depuis les crises du pétrole qu'il fallait se passer des énergies fossiles ? Qui se laisse attirer vers des prix bas et achète chinois puis s'étonne ensuite qu'il n'y a plus d'emplois en France ? Il ne faut pas se laisser attirer par des détaxations fiscales sur le seul principe de la baisse de prix mais voir si cà va dans le bon sens. Pas plus qu'à l'inverse penser qu'une taxe est systématiquement mauvaise. Ce n'est certainement pas la taxe carbone qui est mauvaise, elle oblige au contraire à éviter d'importer pour 56 milliards d'euros d'énergies fossiles et de transférer cet argent dans nos productions locales d'énergie. Elle favorise par exemple le biogaz qui profite aux agriculteurs, les réseaux de chaleur qui profitent aux gens des villes en précarité énergétique, à tous ceux qui produisent des procédés et énergies locales non polluantes etc. type solaire thermique et hybride, géothermie, hydrogène, méthanation etc Il ne faut pas croire que Poutine va toujours vendre son gaz et pétrole à bas prix et ne demande rien en contrepartie. Sa méthode c'est de rendre dépendant via Gazprom, alors avec les gilets jaunes il a trouvé des complices bien naïfs en énergie. .
a écrit le 24/01/2019 à 14:49 :
pourquoi des taxes ??? des solutions simples sans taxe J"ai fait le teste sur 4 voies limitee a 110 consommation 4,3 l sur autoroutes 130 conso 5,4 ,,,,, ,,,suaf a faire plaisir aux lobbys des autoroutes qui on peut etre aide à imposer le 80 pour récuperer des clients
a écrit le 24/01/2019 à 14:32 :
Monsieur de Rugy, vous venez de marquer un but contre votre camp !

Si vous abandonnez les mesures vis à vis de l'industrie alors vous remettez les citoyens dans la rue de nouveau. C'est mécanique.

Vous auriez du profiter de votre passage à Dunkerque pour lever le nez.

Il faut promouvoir le recyclage du CO2 à chaud, tant que sa conversion en méthane ne coute pas encore trop d'énergie.

Et pareil pour dépolluer au collecteur d'échappement des véhicules diésel. Vous ferez d'une pierre deux coups ( voire 3 coups )

Qu'attendez-vous pour mettre sur pied un Commissariat à la dépollution de l'atmosphère ? Voilà un projet qui placerait la France sur les rails d'un vrai plan.

Si vous ne vous sentez pas, demandez à Hulot s'il veut s'y coller une seconde fois.
a écrit le 24/01/2019 à 14:15 :
Pourquoi des taxes ,,,alors que des mesures SIMPLES peuvent etre tres efficace
ex j'e fais de longs parcours sur une 4 voies limitee à 110 consommation 4,3 l
puis sur autoroutes à 130 consommation 5,4 , le 110 est facile a mettre en œuvre SANS NOUVELLES TAXES surtout quand on à pas le courage politique de taxer les gros polueurs A c'est vrai j'oublie que les lobbys autoroutes sont present à l'Elysee peut etre meme avaient ils preconise le 80 km pour avoir de nouveaux clients
a écrit le 24/01/2019 à 14:01 :
Plutôt que de perdre du temps à essayer de rendre des gens incompétents compétents, parce que ne pas prendre une seconde à regarder le parcours de de rugy que ce n'est qu'une girouette sans densité, sans texture et sans goût relève du manque flagrant de capacité d'analyse, on ne va pas parler de la fameuse "petite malhonnêteté du journaliste décrite par Nietzsche hein, il vaut beaucoup mieux aller chercher des gens directement compétents.

A savoir un rêve en oligarchie, une révolution en soi.
a écrit le 24/01/2019 à 13:59 :
Il faut abandonner cette idée de taxe carbone car elle ne sera jamais comprise. Par contre les mécanismes de bonus malus s'appliquant aux prix des équipements plus ou moins consommateurs de carbone (voitures, chaudières...) sont beaucoup plus compréhensibles.
Réponse de le 24/01/2019 à 19:37 :
@Théophile oui mais on a déjà l'exemple du bonus malus sur l'automobile qui a favorisé la diesélisation du parc et continue à la favoriser alors que maintenant les particules fines du diesel sont stigmatisées. et quid alors du nucléaire qui n'émet pas de carbone est ce que la pollution se limite au seul carbone je n'en suis pas sûr!

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