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ClimatEnergie & Environnement

Les bénéfices de TotalEnergies s’envolent : 73 millions de dollars par jour au troisième trimestre

Photo de Coline Vazquez

Coline Vazquez

Publié le 27 octobre 2022 à 07:49 - Mis à jour le 27 octobre 2022 à 07:54

Une station-service totalenergies a bugnicourt

Au deuxième trimestre 2022, TotalEnergies avait déjà réalisé 5,7 milliards de dollars de bénéfice net.

PASCAL ROSSIGNOL

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le groupe pétrolier a annoncé, ce jeudi, avoir réalisé 6,6 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre 2022, contre 5,7 milliards au deuxième trimestre. Ce qui porte le total à 17,3 milliards de dollars de bénéfices sur les neuf premiers mois de l'année. Une performance supérieure à celle de l'ensemble de l'année 2021, qui s'explique par l'envolée des prix du pétrole et du gaz, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL).

De quoi remettre un jeton dans le jukebox. Alors que le débat sur les superprofits des entreprises fait rage et que TotalEnergies a été secoué par un mouvement social dans ses raffineries pour des hausses de salaire, le groupe a annoncé, ce jeudi, avoir enregistré une hausse de 43% du bénéfice net au troisième trimestre à 6,6 milliards de dollars par rapport au troisième trimestre de 2021. C'est plus encore que le résultat  dégagé au deuxième trimestre qui s'élevait à 5,7 milliards. Au total, le groupe a déjà engrangé en neuf mois 17,3 milliards de dollars de bénéfices, plus que sur la totalité de l'année dernière (16 milliards).

La performance du troisième trimestre est stratosphérique. En moyenne chaque jour, le groupe présidé par Patrick Pouyanné, a dégagé un bénéfice net de 73,3 millions de dollars. Ce bénéfice a été réalisé en dépit d'une nouvelle provision de 3,1 milliards de dollars liée aux risques sur la Russie, après des provisions aux deux premiers trimestres. Sans ces éléments exceptionnels, le résultat net ajusté atteint 9,9 milliards de dollars sur le trimestre, supérieur aux attentes d'un consensus d'analystes de Factset qui prévoyaient 9,6 milliards.

Bénéfice record du secteur du gaz et des renouvelables

Les très bons résultats affichés de ce troisième trimestre 2022 s'expliquent d'ailleurs par les prix du pétrole et du gaz, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL) qui se sont envolés alors que l'Europe cherchait à remplir ses réserves pour l'hiver. Le groupe a, en effet, souligné, ce jeudi, un bénéfice d'exploitation « record » de 3,6 milliards de dollars, en hausse de 1,1 milliard par rapport au deuxième trimestre du secteur du gaz et des renouvelables. « Dans un contexte marqué par un prix du Brent à 100 dollars le baril en moyenne et des prix du gaz exacerbés par l'agression militaire de l'Ukraine par la Russie, TotalEnergies a su tirer parti de son modèle intégré, notamment dans le gaz naturel liquéfié (GNL), pour générer des résultats en ligne avec les trimestres précédents », a indiqué le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, dans ce communiqué.

Débat sur les superprofits

De quoi alimenter, de nouveau, le débat sur les superprofits. Le 21 septembre dernier, Patrick Pouyanné, avait indiqué qu'« en 2022, TotalEnergies devrait payer 30 milliards de dollars d'impôts et taxes à la production dans le monde », contre 6 milliards en 2020 et 16 milliards en 2021. Il avait également précisé que le groupe devrait payer cette année des impôts sur les bénéfices, alors que le groupe n'avait pas payé l'an dernier d'impôts sur les sociétés en France en raison d'un résultat fiscal déficitaire cette année-là sur ses activités françaises.

Patrick Pouyanné avait également créé la polémique, le 18 octobre sur Twitter dans un message justifiant l'augmentation de sa rémunération de 52%. « Je suis fatigué de cette accusation de "m'être augmenté de 52%" - voici la vraie évolution de ma rémunération depuis 2017 - elle est constante sauf 2020 car j'ai volontairement amputé mon salaire et ma part variable a normalement baissé avec les résultats de Totalenergies l », avait-il déclaré. En effet, l'augmentation de 52% est visible si l'on se contente d'une comparaison sur un an, mais apparaît comme une remise à niveau par rapport à ses niveaux de salaires antérieurs si l'on regarde l'évolution de son salaire sur les 5 années précédentes. (Avec AFP)

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ZOOM - Shell enregistre un bénéfice net de 6,7 milliards de dollars au troisième trimestre, quasi divisé par trois par rapport au trimestre précédent

Comme TotalEnergies, Shell peut se targuer d'afficher des résultats en hausse. Le géant des hydrocarbures a annoncé, ce jeudi, un bénéfice net part du groupe de 6,7 milliards de dollars au troisième trimestre. Le chiffre d'affaires atteint 98,8 milliards de dollars entre juillet et septembre, en hausse de 60% sur un an. Et comme le groupe pétrolier français, Shell bénéficie de la flambée des cours des hydrocarbures depuis le début de l'invasion russe en Ukraine.

Toutefois, ce bénéfice net a été divisé quasi par trois en comparaison avec le trimestre précédent. Le groupe britannique avait prévenu que les résultats dans sa division gazière seraient en "nette baisse", invoquant la "saisonnalité" mais aussi un marché "volatil et disloqué". Le groupe avait prévenu également que sa marge de raffinage, ainsi que la marge dans sa branche chimie, seraient plus faibles au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents. L'année passée, au troisième trimestre, le groupe avait déjà subi une perte de 447 millions de dollars à cause d'une charge comptable massive sur l'évaluation de dérivés.

Ces résultats comprennent une charge comptable de 1 milliard de dollars due à l'ajustement de valeur de dérivés sur les matières premières, ainsi qu'une dépréciation de 400 millions de dollars.

"Nous générons des résultats solides à une période de volatilité persistante sur les marchés mondiaux de l'énergie. Nous continuons à renforcer le portefeuille d'activités de Shell à travers des investissements disciplinés pour transformer l'entreprise en vue d'un avenir à bas carbone", a néanmoins commenté le directeur général Ben van Beurden. "En parallèle nous travaillons étroitement avec les gouvernements et leurs clients pour faire face à leurs besoins d'énergie de court et long terme", ajoute-t-il, cité dans le communiqué. Shell a également annoncé un nouveau programme de rachat d'actions de 4 milliards de dollars, qui doit être achevé d'ici la fin de l'année.

(Avec AFP)

Coline Vazquez

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