Les énergies renouvelables bientôt toutes compétitives selon une étude

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Dans l'éolien, des projets sont déjà régulièrement mis en service avec un coût de 4 dollars le MWh.
Dans l'éolien, des projets sont déjà régulièrement mis en service avec un coût de 4 dollars le MWh. (Crédits : Innogy)
"Toutes les technologies renouvelables seront compétitives par rapport aux énergies fossiles en 2020", estime l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) dans un nouvelle étude sur les coûts des énergies vertes.

Les coûts de l'éolien et du solaire vont encore baisser fortement ces prochaines années au point que ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon), mais les autres énergies vertes progressent également rapidement, selon une étude publiée samedi.

Des coûts moyens inférieurs aux énergies fossiles

Les coûts moyens des renouvelables devraient atteindre entre 3 et 10 dollars le mégawattheure (MWh) en fonction des technologies (éolien, solaire, géothermie, biomasse, etc.), quand les énergies fossiles affichent des coûts entre 5 et 17 dollars le MWh, note l'étude. Ils varient en fonction des pays, selon les gisements en énergie ou les réglementations.

Déjà l'an dernier, les coûts moyens des nouveaux projets de parcs d'éolien terrestre et de centrales solaires ont fluctué entre 6 et 10 dollars le MWh, avec plusieurs records en dessous de cette moyenne. Cela a été le cas aux Emirats arabes unis, au Chili, au Mexique et au Pérou dans le solaire. Dans l'éolien, des projets sont déjà régulièrement mis en service avec un coût de 4 dollars le MWh.

Amélioration des technologies

Les baisses de coûts sont tirées par l'amélioration constante des technologies mais aussi une concurrence qui s'accentue avec de nombreuses entreprises qui développent des projets d'énergies renouvelables, remarque l'étude.

"Se tourner vers les renouvelables (...) n'est plus simplement une décision faite au nom de l'environnement mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente", selon Adnan Z. Amin, directeur général de l'Irena, cité dans le communiqué.

Les "meilleurs" projets éoliens terrestre et solaire pourraient ainsi produire une électricité à un coût de 3 dollars par MWh, voire moins dans les deux prochaines années.

Et cette baisse des coûts s'observe aussi pour les autres énergies renouvelables, note l'Irena. L'an dernier, des projets dans la géothermie, la biomasse ou l'hydroélectricité se sont développés avec des coûts autour de 7 dollars le MWh.

Le solaire à concentration et l'éolien en mer font également des progrès et certains projets qui seront mis en service d'ici 2020 et 2022 coûteront entre 6 et 10 dollars le MWh, prévoit l'Irena. "Cette nouvelle dynamique témoigne d'un changement significatif de modèle énergétique", selon M. Amin.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/01/2018 à 9:47 :
Bonne nouvelle mais à quand l'auto consommation électrique svp ?

Ce serait bienb que la tribune suive ce progressisme économique et nous montre qui sont ceux qui lui mettent, une nouvelle fois, des bâtons dans les roues.

Merci.
Réponse de le 16/01/2018 à 14:53 :
L'auto-consommation est deja possible et depuis 15 ans.
a écrit le 14/01/2018 à 22:57 :
Je vous conseille de lire le document de l'ADEME sur le coût des énergies renouvelables.
Vous y trouverez entre autres le mode de calcul de ce prix de revient qui n'est pas aussi mirifique que cela car l'énergie produite est intermittente et malheureusement quand il y a du vent quelque part en Europe il y en a partout, par exemple les pics de production en Espagne sont les mêmes que ceux que l'on observe en Allemagne
Réponse de le 16/01/2018 à 14:52 :
Oui oui et le nuke non plus n'est pas en phase avec la consommation, c'est pour cela que nous exportons notre electricité de nuit vers l'Allemagne et la Suisse à prix bradé et nous importons de l'electricité de pointe à prix fort, plus quelque station de pompage-turbinage construite pour stocker l'excedent nuke.
Donc rien de nouveau.
a écrit le 14/01/2018 à 20:10 :
La vrai révolution arrivera avec des batteries très bon marché
Depuis 10 ans ça ne progresse pas trop on le voit dans les téléphones
Il faut de l énergie l hiver ou le solaire est presque à zéro
Le froid arrive souvent de l est et on se retrouve sans vent
La solution est simple charbon gaz et nucléaire des autres comme les allemands

Pour l instant c’est du rêve d ecolo !!
Réponse de le 14/01/2018 à 21:36 :
La batterie, c'est aussi ce qui limite le développement des voitures électriques.
Réponse de le 15/01/2018 à 0:25 :
Il faut en effet améliorer la technique de stockage (peu importe comment... ), mais il serait dommage de créer deux parcs de batteries, sachant que la bagnole est un excellent support de batteries à roulettes... on la débranche le matin en sortant de chez soi, on la branche au bureau, et vice versa... maintenable facilement, puisque déjà déplaçable par nature...
Réponse de le 15/01/2018 à 7:05 :
Tant que la fabrication des batteries reposera sur l'usage de ressources naturelles peu abondantes (p ex : le lithium) sur le prix desquelles l'industrie des batteries exerce donc une forte pression haussière, la batterie pas chère ne pourra exister. C'est d'ailleurs ça qui fait que le renouvelable... n'est pas si renouvelable que ça...
Réponse de le 16/01/2018 à 23:01 :
L’hydrogène est un bon vecteur énergétique.

Il me souvient qu'il existe en Espagne des unités d'hydrolyse de l'eau qui transforment l’électricité éolienne en H2 aux heures creuses et des piles à combustible la retransforment en électricité en cas de demande.

L'Hydrogène est facile à stocker et trés propre (seul ennui ca peut exploser). En plus on peut l'utiliser directement dans des piles à combustibles (véhicules, camions, etc etc).
a écrit le 14/01/2018 à 19:21 :
Je doute de la véracité de cet article.
Comparer le nucléaire avec le solaire ou l'éolien, une ineptie.
Faudrait couvrir en panneaux solaire toute la France pour nos besoins. Et que fera t'ont les jours sans vent et sans soleil. On veut nous faire croire n'importe quoi. Comme avec la voiture électrique...
Réponse de le 14/01/2018 à 21:41 :
En effet, même si on peut sortir de l'éolien ou du solaire pas cher, il n'en demeure pas moins que ce sont des énergies intermittentes. Sans un réseau électrique très surdimensionné pour écouler les pics de production d'éolien ou de solaire, et des capacités de stockage (hydrogénation, batteries, barrages STEP,...) elles sont peu utilisables. Et c'est ça qui fait exploser les prix.
Réponse de le 15/01/2018 à 0:27 :
Bongo ! Vous opposez justement deux éléments qui sont liés. L'intermittence du solaire/éolien ou autres, forcément compensé par quelque chose qui va devoir stocker. Ca tombe bien, c'est le concept même de la voiture électrique...
Réponse de le 16/01/2018 à 14:56 :
Pour avoir 100% de solaire, il faudrait couvrir 1 departement francais de panneaux soit 1% du territoire, cessez de mentir. Et comme on a deja 15% d'hydro, que le potentiel de l'eolien est à peine entame et qu'on en a encire dans le biogaz, la biomasse, la micro-hydro, l'energie des mers, il suffirait de couvrir une partie de nos toits pour etre autonome.
L'ineptie ici c'est vous.
a écrit le 14/01/2018 à 12:11 :
Comparer les coûts d'une énergie intermittente (renouvelable) avec le coût d'une énergie toujours disponible (nucléaire ou fossile) alors que les stockage de l'électricité n'est pas aujourd'hui techniquement disponible à grande échelle est un non sens., ou plutôt une manipulation ou une arnaque intellectuelle... La nuit, le coût du kWh solaire pourrait être prix à l'infini si on tient à faire un calcul économique : alors pour la moyenne sur l'année, vous voyez ...
Réponse de le 14/01/2018 à 13:44 :
La France vient de connaitre 72 heures avec une production solaire et éolienne quasi nulle.

Résultat, la France a utilisé ses centrales au gaz naturel, gaz naturel que la france doit importer.

Entre 2014 et 2016, la consommation de gaz a augmenté de 17% en France et de 14% en Allemagne.
a écrit le 14/01/2018 à 7:36 :
Oui, lire 4 cents et non pas 4 dollars.

Mais 4 cents le kWh (pas le 4 cents le MWh)
a écrit le 14/01/2018 à 2:02 :
Les renouvelables plus compétitives que les fossiles ou le nucléaire même ancien et armorti : Tableau 2

https://www.lazard.com/perspective/levelized-cost-of-energy-2017/ . « Prix des Energies renouvelables (EnR) avec stockage aux Etats-Unis : 36$ (30€) par MWh pour les batteries solaires, et 21$ (17€) par MWh pour le stockage éolien »

https://www.greenunivers.com/2018/01/enr-stockage-prix-records-colorado-a-baisse-174247/
a écrit le 14/01/2018 à 1:48 :
Le DIW à Berlin (Institut allemand pour la recherche économique) l'un des principaux instituts de recherche économique d'Allemagne

Dans son étude récente conclue :

http://www.diw.de/sixcms/detail.php?id=diw_01.c.570211.en

"Les résultats de nos modélisations soulignent que l'énergie nucléaire n'est pas nécessaire pour atteindre les objectifs futurs de protection du climat. Compte tenu du coût élevé de l'énergie nucléaire et des coûts dégressifs des énergies renouvelables et du stockage, en termes purement économiques l'énergie nucléaire sera entièrement éliminée au cours des deux ou trois prochaines décennies."

"En parts variables selon les régions, le mix énergétique optimal réside dans l'énergie solaire, éolienne et hydroélectrique, plus la bioénergie, associées aux technologies de stockage, de même que le couplage des secteurs de l'électricité, de la chaleur et des transports"
Réponse de le 14/01/2018 à 8:44 :
Je ne sais pas si les allemands, avec leur Energiewende qui a échoué dans tous ses objectifs (part des fossiles stable, émissions de CO2 en hausse) malgré des sommes investies totalement folles (3 à 400 milliards d’euros), soient ceux qu’il faille écouter.
Réponse de le 14/01/2018 à 14:49 :
Quand je lis le mot « modélisation », je commence à douter. Aujourd’hui on modélise tout et n’importe quoi. Certain veulent modéliser tous les phénomènes naturels, à partir de multiples paramètres bien souvent mal connus ou pas suffisamment représentatifs. Pierre-Gilles de Gennes, en tant que théoricien proche de l'expérience, était surtout un homme "papier-crayon" bien qu'il fût attiré par l'expérimentation. Il n'était certes pas un spécialiste des simulations numériques sur ordinateur. Ils les avaient pourtant fréquemment pratiquées en tant qu'utilisateur des résultats obtenus par des numériciens spécialistes dans son (ses) domaine(s) de recherche qui étaient aussi nombreux que variés.
De manière générale, il n'était, sauf en de rares exceptions, guère impressionné par les performances des simulations numériques et, connaissant leur fragilité, il s'inquiétait surtout de leur application aux questions environnementales.
Voici ce que PGG a écrit, à ce sujet, dans "Les objets fragiles" (1)
"Les problèmes d'environnement sont souvent gérés par des spécialistes des "simulations", c'est à dire des gens dont la compétence est davantage dans l'ordinateur que dans les données scientifiques. A partir d'un gros ordinateur, on produit des prédictions qui paraissent respectables, même si les données sont insuffisantes. Voilà l'une des grandes plaies de notre époque. Le malheur, c'est que beaucoup de gens croient encore que l'ordinateur dit vrai et prédit l'inévitable (le même type de croyance a existé au XIXème siècle à l'égard du texte imprimé). Le simulateur informaticien est crédible puisque sa machine possède une puissance et une rapidité de calcul dont aucun cerveau humain ne serait capable. Le pouvoir ronflant des chiffres plus le pouvoir de l'image : de quoi entretenir dans l'opinion une mentalité magique pré rationnelle."
a écrit le 13/01/2018 à 21:46 :
Lire 4 cents et pas 4 dollars le MWh.
En France on paie le KWh 9 centsEuro, soit 90 Euros le MWh
Si les échos ne savent même plus copier sans se tromper, ou kon va?
a écrit le 13/01/2018 à 21:15 :
Le terme "renouvelable" au sujet de ces techniques de production d'énergie est inapproprié, il s'agit d'énergie aléatoire.
a écrit le 13/01/2018 à 16:50 :
IRENA encore une organisation internationale alimentée par des fonds gouvernementaux.
Quelques milliers de fonctionnaires qui ne vont certainement pas tuer la poule aux œufs d’or que représentent les énergies renouvelables, en balançant des informations défavorables à la pérennité de leur emploi. Un peu comme pour le GIEC et le climat .Pour nourrir ces gens-là on nous ponctionne, entre autre des taxes dites écologiques ou CO2, sans avoir la certitude si cela servira en matière de réaction au changement climatique. Misère....
Réponse de le 13/01/2018 à 22:41 :
Cout sortie d'alternateur ou livré client ? Parcque qui dot renouvelable dit cout accru de transport. Quid de la gestion des pics de prod si 100 pour 100 renouvelable? La moitié des Âlpes noyées par des Step ? En moyenne le renouvelable cest 20 pour 100 de prod , 80 pour 100 d'inutilisé : une france 100 pour 100 renouvelable demanderait 3× plus de Gw que nos centrales nucléaires...
a écrit le 13/01/2018 à 16:35 :
ca vas dans le sens, tous nous avons a y gagnier pour notre avenir et notre independance energetique???

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