Nucléaire : compétitivité en berne à l’échelle mondiale

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Le ralentissement des construction explique en partie la perte de compétences et les difficultés rencontrées sur le chantier de l'EPR.
Le ralentissement des construction explique en partie la perte de compétences et les difficultés rencontrées sur le chantier de l'EPR. (Crédits : Benoit Tessier)
Dans son rapport annuel publié ce 10 septembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique se montre pessimiste quant aux perspectives de développement de cette énergie, dont la part dans le mix énergétique mondial pourrait être divisée par deux d’ici à 2050 pour tomber sous les 3%.

Alors que le nouveau ministre français à la Transition écologique et solidaire François de Rugy incite à « sortir des guerres de religion » sur le nucléaire, voilà une étude qui devrait alimenter le débat en cours à l'occasion de l'élaboration de la prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Dans un rapport publié ce 10 septembre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), agence onusienne basée à Vienne peu suspecte d'opposition primaire à cette énergie, le nucléaire pourrait connaître une chute de plus de 10% du parc mondial de réacteurs d'ici à 2030.

En cause : une baisse de sa compétitivité face aux prix du gaz naturel et à l'impact des énergies renouvelables sur les prix de l'électricité. Sans compter, selon l'AIEA, des séquelles des catastrophes de Fukushima au Japon en 2011 qui ne se sont pas totalement estompées.

Des parcs diminués d'un tiers en Europe et aux États-Unis

L'agence rappelle que plusieurs pays, à commencer par l'Allemagne et la Suisse, ont entamé leur sortie de l'atome. Ce désamour génère un rythme de construction ralenti et une perte de compétences notamment invoquée par la filière française pour expliquer les difficultés rencontrées dans la construction de l'EPR. Le coût des normes de sécurité plus exigeantes qui ont suivi ces catastrophes concourt également à renchérir cette énergie.

« Un nombre considérable de réacteurs [devant] être désaffectés vers 2030 et ensuite », la capacité nucléaire du parc mondial pourrait s'avérer de 10% plus basse que les 392 gigawatts (GW) recensés fin 2017.

Selon l'hypothèse basse de l'AIEA, le parc nucléaire pourrait décroître de près d'un tiers en Europe et en Amérique du Nord d'ici à 2030.

Globalement, la place du nucléaire dans le mix énergétique mondial pourrait passer de chuter de 5,7% aujourd'hui (avec 455 réacteurs nucléaires en activité, soit une capacité installée record de 399,8 GW), à 2,8% en 2050.

Hypothèse optimiste à +30%

L'énergie nucléaire suscitant toujours un "fort intérêt" dans le monde en développement notamment en Asie, "où des pays comme la Chine et l'Inde nécessitent d'énormes quantités d'électricité", l'AIEA développe également une hypothèse nettement plus optimiste qui prévoit, elle, une hausse de 30% des capacités nucléaires mondiales d'ici 2030, à 511 GW.

Mais même cette projection est en recul de 45 GW par rapport à ce que prévoyait l'agence il y a un an, et plus encore par rapport à 2016, lorsque l'agence anticipait une puissance nucléaire installée de 600 GW en 2030.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2018 à 16:55 :
Comment peut-on dire que l'on a pas confiance dans l'industrie nucléaire, vu les niveaux de sécurité necessaire au fonctionnement d'un réacteur nucléaire du parc electro-nucléaire français. Depuis longtemps on tente de prouver que le futur EPR de Flamanville n'est pas fonctionnel, qu'il aboutira à un désastre ecologique et technologique et que l'on doit lancer l'avenir du nucléaire dans cette voie. Le nucléaire et son industrie doivent continuer à avancer, à developper la sureté au bon fonctionnement des réacteurs nucléaires de 2eme génération comme le futur de 3eme génération l'EPR. Le nucléaire a un avenir et la sureté qui coûte extremement chère continuera à être assuré au sein du parc electro-nucléaire français même si politiquement on veut réduire sa capacité en GWatt à 50% de fourniture d'electricité d'origine nucléaire. L'EPR de Taishan à bien démarré et semble fonctionnel depuis 6 moins donc je ne voie pas en quoi celui de Flamanville serait défectueux et inutilisable au fonctionnement en fin 2019. Je ne crois plus les pseudos scientifique qui font du catastrophisme permanent sur le fonctionnement de l'EPR. Je suis sur que l'EPR fonctionnera normalement à son démarrage et que la sécurité du réacteur sera optimale. Il ne peut y en être autrement pour le nucléaire français, malgré tous les torrents et les flots d'encre ecris dans des articles qui avait une consonnance antinucléaire. Je pense que le nucléaire lui continuera sa route vers toujours plus de sureté, de sécurité et de technologie majeur pour la contrôee commande, pour les materiaux de la cuve du réacteur et pour le cycle de retraitement du combustible.
Les articles négatifs ne cesseront peut-être pas mais au moins on aura une
technologie qui certes à depasser largement la budget, qui demarre 7 ans après son demarrage prévu en 2012. Oui l'avenir du nucléaire passe par l'EPR de Flamanville, par une durée de vie accrue des réacteurs actuels ( de 40 ans à 60 ans peut être) et par toujours plus de sureté des réacteurs et du cycle de retraitement du combustible.
a écrit le 11/09/2018 à 21:06 :
Lisez le roman policier "L'empreinte du Dragon" de Jean Tuan (C.L.C. Edition) sorti le 10 septembre 2018. Vous découvrirez comment la France a cédé sa technologie nucléaire à la Chine en échange de la vente de trois centrales... c'est une fiction mais la réalité la dépasse ! A ne pas manquer...
a écrit le 11/09/2018 à 19:45 :
Le cout du kwh solaire est deux fois inférieur à celui du nucléaire.
Réponse de le 15/09/2018 à 16:03 :
C’est faux. Le coût d’un kwh produit par du solaire n’est pas la bonne base d’en calcul. D’une part, il faut calculer le prix d’un kwh produit de manière régulière y compris la nuit. De fait, il faut donc inclure le prix de l’énergie de remplacement et cela pour 80% du temps au moins. C’est donc le prix de cette énergie qui importe et pas le prix du panneau solaire, c’est ça la logique à prendre en compte.
D’autre part, si l’énergie de remplacement est du gaz, en fait on ne parle plus de renouvelables mais bien d’energie Carbonée.
Ou est le gain?
a écrit le 11/09/2018 à 13:04 :
Rien de nouveau, question de compétitivité et de transfert technologique vers les pays en forte croissance, donc en demande de puissance électrique. Et des restrictions de bon sens qui réduisent d’autant les débouchés potentiels, en confinant la technologie aux pays les plus stables politiquement et militairement parlant. Car les deux paraissent liés et il faut éviter tout risquer de prolifération. Ce qui a fonctionné pendant un temps, avec de grandes puissances politiques bien balisées, parfois par des équilibres, parfois par la surenchère et la dissuasion, présente beaucoup plus de risque avec des pays fanatisés, donc instables. Tout le monde semble d’accord sur le fait de devoir restreindre l’accès au nucléaire, ce pour une période indéterminée. Mais il faut aussi que les pays développés montrent l’exemple et travaillent dans la concertation et sous contrôle mutuel.
En attendant de trouver une solution miracle pour rendre la technologie non dangereuse, on pourra toujours se garder un pré-carré pour maintenir le niveau et surtout travailler sur d’autres solutions moins coûteuses.
a écrit le 11/09/2018 à 11:30 :
Le plus grand paradoxe dans le monde , c'est la Russie qui possède d'immenses champs gazier et tire son électricité d'un grand parc atomique entretenu par les revenus de cette énergie vendus au monde entier .
Réponse de le 11/09/2018 à 12:43 :
oui, elle profite des betas pro enr qui brulent toujours plus de gaz, à son profit, pour fournir de l'électricité à sa population... est ce qu'on peut lui reprocher ?
Réponse de le 11/09/2018 à 15:13 :
D'après vous il est normal de brûler du gaz pour faire tourner des centrales nucléaires . Alors que ce pays possède des gisements de gaz pour plus de dix mil ans . Quoi que ? doit - on chercher une logique d"un pays qui semble ne plus en avoir après la guerre froide .
Réponse de le 12/09/2018 à 17:57 :
Faux archi faux.
L'électricité russe est d'origine nucléaire pour 18%, et du gaz pour 49% (et du charbon pour 15%).
Le nuc civile n'est pas un enjeu essentiel en Russie, on peut d'ailleurs s'émerveiller que ce pays souvent paria ne mise pas tout sur le gaz et le charbon, bravo les Russes (pour une fois !)
a écrit le 11/09/2018 à 9:48 :
Cette annonce est tout a fait conforme a l'évolution de notre système économique et écologique.Une industrie qui subit la concurrence des énergies nouvelles largement subventionnées par l'état et qui dispose de moyens de production qui ne sont plus utilisés a plein temps et dont les normes de sécurité sont en permanence remisent en cause,ne peut rester compétitive.Dans le même temps on nous dit que pour le climat la maison brûle et cette technique ne produisant pas de gaz a effet de serre est délaissée pour des installations de production d'énergie nouvelles qui implique d'énormes investissements subventionnés par de l'argent public et nécessitent des centrales thermiques qui fonctionnent au gaz, au fuel ou au charbon qui produisent des gaz a effet de serre.Où est le bon sens??
a écrit le 11/09/2018 à 9:46 :
solaire/éolien vont pouvoir fournir un parc automobile censé devenir 100% électrique, des data centers toujours plus nombreux et énergivores, l'air conditionné nécessaire du fait du réchauffement, et tous les autres postes de consommation ?
il faudra recouvrir tout le territoire des pays avec éoliennes et panneaux solaires, non ?
Réponse de le 11/09/2018 à 11:07 :
Comprends vos questionnements légitimes, mais j'étais au Portugal cet été et le pays n'était pas recouvert...

Après quand je vois des projets autour du solaire avec par exemple l'intégration dans des fenêtres, je ne vois pas de raison, à terme, de le généraliser...les surfaces de toit sont aussi immenses.
Et puis il y a la bio masse, la géothermie, les marées ( je dois en oublier) et ne suis pas en mesure d'imaginer les progrès et découvertes scientifiques. Ca donne le vertige quand on compare l'efficacité de nos meilleurs panneaux solaires comparés avec ce que fait une plante...on va faire mieux c'est certain.

D'ailleurs moi je ne suis pas un anti nucléaire féroce, juste les procédés actuels ne me semblent pas pertinents à moyen et long terme. Y a d'ailleurs d'autres techno nucléaires connus (thorium ou sels fondus par exemple) qu'on ne développe pas pour conforter les filières industrielles existantes et nos militaires (qui doivent avoir pourtant de quoi faire péter la planète 12 fois déjà...)
Pas de rationalité à mettre tous ces oeufs dans le même panier.
Réponse de le 11/09/2018 à 13:39 :
@ nico :
Pour la biomasse, le potentiel n'est pas suffisant, et c'est beaucoup trop cher.
Pour la géothermie, on en fait là où c'est possible mais le potentiel n'est pas suffisant.
Pour les marées, c'est beaucoup trop cher (et intermittent).

On parle ici d'un problème d'approvisionnement à l'horizon 2030, soit dans douze ans.

On ne peut pas se permettre de parier sur le progrès scientifique pour nous sauver, il faut investir maintenant et dans des solutions qui ont déjà fait leurs preuves.
Réponse de le 12/09/2018 à 18:02 :
@Nico
Nous n'avons pas tous nos "œufs" dans le même panier.
(Source Wiki) En France 68% énergie primaire provient des fossiles (pétrole gaz charbon), 19% nucléaire, 13% ENR (bio masse, déchet, hydraulique).
LA production électricité n'est qu'une partie de la politique énergétique, le vrai sujet, ce sont les énergies fossiles qui polluent.
a écrit le 11/09/2018 à 9:31 :
seule option viable a therme, les centrales au thorium.........les chinois et les américains y travaillent.....nous les champions du 'nucleaire non........
bcp moins chères, risque divisé par dix, et le combustible dure la vie de la centrale
Réponse de le 11/09/2018 à 10:13 :
Faux, faux, archi faux. Le thorium est une technologie au stade de la recherche, le dernier réacteur expérimentale date des années 80, il n'y a pas de projet d'industrialisation en cours. LEs chinois en parlent bcp, mais rien n'est fait.
Certains verrous technologiques ne sont pas levés, surtout la résistance à long terme d'une installation basée sur du sel... Le sel, cela corrode...
Pas de solution miracle avec le Thorium.
a écrit le 11/09/2018 à 9:07 :
"Entre souveraineté et exemplarité énergétiques" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/07/BEAUGE/57675

"La construction de nouveaux réacteurs (sur les sites existants) n’est pas exclue, mais elle devra être financée sans aides de l’État, celles-ci étant réservées aux énergies renouvelables"

Ça calme...
a écrit le 11/09/2018 à 8:32 :
Rien d etonnant qu une techno qui a quasiment pas evoluee depuis les annees 70 ait des pb de competitivité (sans compter qu en France on a perdu le savoir faire. 2 EPR construits et 2 fois explosion du budget/delai). Le probleme c est qu en France on va rester dans une techno condamne en partie pour eviter a Areva de faire faillite, en partie par poids de la techno structure et en partie grace a EELV (eh oui, les verts sont contre l atome donc si vous detestez Duflot/Place et les autres arrivistes vous regardez l atome de facon favorable)
Réponse de le 11/09/2018 à 13:31 :
Les problèmes de compétitivité du nucléaire n'existent que dans la réalité alternative des ses opposants.

Dans la vraie vie, les ENR intermittentes sont subventionnées afin de pousser vers la sortie les autres énergies. Et dans ces conditions, on s'étonne que ces autres énergies aient tendance à sortir !

Cessez de subventionner les ENR intermittentes, mettez un prix à la tonne de CO2 qui corresponde à ce que cette pollution coûte réellement à la communauté, bref mettez en place les conditions d'une concurrence libre et non faussée, et on verra assez vite le résultat.
a écrit le 11/09/2018 à 3:14 :
Le World Nuclear Industry Status Report (WNISR) confirme lui aussi que le nucléaire n'est plus compétitif face aux renouvelables estimant que "solaire et éolien sont maintenant les sources d'énergie les moins chères reliées au réseau". Ce qui nuit vraiment au nucléaire, disent les experts, c'est l'économie : "Les ventes aux enchères ont donné lieu à des prix bas records pour l'éolien terrestre (<20 $US/MWh), l'éolien en mer (<45 $US/MWh) et le solaire (<25 $US/MWh), ce qui se compare au " prix de levée " du projet Hinkley Point C au Royaume-Uni (120 $US/MWh)".

Selon le document, "les investissements dans de nouvelles centrales nucléaires ne sont motivés que par le soutien public et par les États dotés d'armes nucléaires". Par ailleurs "le soutien aux projets d'énergie nucléaire est accordé par les pays qui sont prêts à offrir un soutien public, et il est souvent facilité par la recherche de rentes et la corruption". En raison notamment de leur grande taille (entre 1 GW et 1,6 GW), les centrales nucléaires constituent une solution non viable pour de nombreux pays africains en développement, dont les réseaux électriques sont généralement petits et ne sont pas équipés pour intégrer de grandes capacités.

La nouvelle capacité de production d'énergie nucléaire n'a augmenté que de 1 % en 2017, tandis que la part de l'énergie éolienne et solaire a augmenté de 17 % et 35 % respectivement.

Le rapport souligne également l'impact du réchauffement climatique sur l'énergie nucléaire, car le refroidissement des réacteurs nécessite de grandes quantités d'eau et les gouvernements, en particulier en Europe, introduisent des restrictions opérationnelles pour éviter le réchauffement excessif des rivières.

Les experts avertissent que le "malaise" concernant l'avenir incertain de l'industrie reste "profond et déconcertant". Voir : https://www.worldnuclearreport.org/Nuclear-Power-Strategic-Asset-Liability-or-Increasingly-Irrelevant.html
Réponse de le 11/09/2018 à 13:34 :
Alors pourquoi est-on encore obligé de subventionner solaire et éolien ?

Où est le P2G, dont on nous dit qu'il est au point, pour prendre le relais des énergies pilotables durant les périodes sans vent et sans soleil ?

Dans la réalité, les ENR intermittentes coûtent des centaines de milliards d'euros à l'Europe en subventions, et incitent à augmenter notre recours au gaz en énergie de backup.
a écrit le 10/09/2018 à 23:53 :
Les ENR sont devenues compétitives. Le prix de l'électricité produite est de 2 à 3 fois moins cher que celui des futurs réacteurs de Hinckley ou de Flamanville.Et le prix continuera à diminuer.
Il y a des pays où les ENR se sont développées dans subventions et dans les autres pays les subventiions diminuent.
En ce qui concerne le stockage,,des solutions se développent rapidement et cela réglera le problème de l'intermittence des ENR.
Réponse de le 11/09/2018 à 9:16 :
Compétitive...Sotckage...Je lis cela très souvent mais il faudrait développer. Pour mémoire nous ne sommes même pas capable d'alimenter actuellement Ouessant avec de l'hydrolien couplé à des batteries et un compteur permettant de caler la consommation chauffage sur la mi-marée. Quant au prix???
Réponse de le 11/09/2018 à 10:17 :
"En ce qui concerne le stockage,,des solutions se développent rapidement et cela réglera le problème de l'intermittence des ENR. "
Pouvez vous donnez quelques éléments concrets ?
A ce stade, seul les STEP sont envisagés (vous savez ce que c'est j'espère ?) pour "stocker" l'électricité de manière industrielle et puissante.
Il n'exsite aucune solution financièrement et techniquement viable à l'échelle d'un pays. C'est pour cela que les ENR ne sont pas compétitives, car elles ne savent pas produire par une nuit d'hiver sans vent (sauf les barrages et usine maéromtrices, mais en France, cela ne couvre que 10/15% de la demande)
Vous pouvez nous raconter autant de balivernes, mais les ENR ne peuvent pas couvrir les besoins, à voir si il faut à côté des centrales à Charbon (Allemagne), à gaz , ou nucléaire.
a écrit le 10/09/2018 à 23:30 :
Trois raisons pour lesquelles le nucléaire est en berne d’après ce rapport :

1) les prix bas du gaz. Ça ne durera pas, et il faudrait que ça ne dure pas pour le bien de la planète.

2) les prix bas à cause des ENR. Entendons-nous bien : les ENR intermittentes mettent les marchés en état de surcapacité, sans qu’on puisse fermer des capacités non-intermittentes pour autant. Autrement dit : on subventionne les ENR pour des raisons politiques, et ça fait baisser les cours sans pour autant faire baisser les coûts. Bref, ça n’est pas durable.

3) la politique, à cause de laquelle certains pays européens ferment des capacités de production sans raison rationnelle valable. Ça ne durera pas parce qu’ils ne pourront pas éternellement se payer ce luxe.
Réponse de le 11/09/2018 à 3:52 :
@ Bachoubouzouc : Le constat du Wolrd Nuclear Status Report 2018 est encore plus développé et précis que celui de l'Agence internationale de l'énergie atomique. 1 et 2) Les renouvelables remportent les appels d'offres sans subventions face au gaz et au charbon et une remontée du prix du gaz ne peut que favoriser l'hydrogène-méthanation en plus des renouvelables. Donc une remontée des prix du gaz ne résoudra pas les problèmes du nucléaire face aux renouvelables dont les prix sont moins chers du fait entre autres de bien plus grandes séries et d'une bien plus grande diffusion mondiale comme d'intégrations. Les experts du nucléaire s'accordent à voir le nucléaire régresser de plus en plus car il n'est plus compétitif ni adapté face à la transition énergétique 4.0 en cours au plan mondial. Le nucléaire recule partout alors qu'il n'y a pas partout des excès de production de renouvelables sur les réseaux 3) La Californie passe à au moins 60% d'énergies renouvelables en 2030, l'Australie à 50% d'ici 2025 sur la tendance actuelle et 100% au début des années 2030, l'Allemagne peut passer à 65% d'électricité renouvelables d'ici 2030 dont 40% d'éolien selon une étude de l'Université de Fribourg; La France peut passer à 50% d'énergies renouevelables d'ici 2030 selon RTE. Comment pouvez-vous prétendre que les pays vont manquer de capacités de production alors que pour l'Europe le réseau Entso-e est en train d'économiser d'ici 12 ans plus de 500 TWh par an d'énergie soit plus que la consommation annuelle française. Ne soyez pas plus royaliste que les experts ou opérateurs du nucléaire eux-mêmes qui ont dans leur grande majorité pris conscience de la situation critique du nucléaire et s'orientent vers d'autres voies hormis Rosatom qui comme le souligne le WNSR fonctionne grâce à la corruption, détient 60% du marché mondial mais avec l'Etat russe qui le soutient prend des risques inconsidérés de financements à des pays qui n'ont ni un réseau ou des besoins adaptés au nucléaire, ni les moyens de faire face à la compétitivité des renouvelables et de pouvoir rembourser des prêts sur 35 ans et plus encore sans parler de la dépendance énergétique et technique à Rosatom.
Réponse de le 11/09/2018 à 13:22 :
@ Polytech

1 et 2) Comme vous le dites, ces renouvelables remportent des appels d'offre, qui ont été créés pour eux. Jamais ils ne sont en réelle compétition face aux énergies pilotables. Ils en sont d'ailleurs incapables puisqu'ils ne rendent pas le même service. Bref, vous bluffez (comme dans le reste de votre commentaire fleuve volontairement imbuvable, d'ailleurs).

3) C'est super les prévisions. Ce qui l'est moins, c'est qu'on ne les tient jamais. La France ne tient pas ses objectifs, l'Allemagne non plus. Pourquoi continuer d'investir dans des énergies intermittentes qui ne respectent jamais leurs promesses ?

A l'inverse, pour le nucléaire, on sait à quoi s'en tenir. On connait ses coûts, détaillés dans de nombreux rapports, on connait ses limites, on sait de quoi la technologie est capable ou pas capable.

Résultat, le nucléaire a le soutient des scientifiques et industriels qui savent de quoi ils parlent, et l'opposition d'idéologues et de gens totalement étrangers au sujet.

Quand une technologie est réellement dangereuse (par exemple l'isolation à l'amiante), on a des témoignages de médecins, de salariés et des études scientifiques pour le prouver. Tandis qu'avec les antinucléaires, on est dans l'enfumage perpétuel.
a écrit le 10/09/2018 à 21:45 :
il est temps d'avoir du courage et de changer de paradigme.
Il y a un héritage à gérer et un futur à construire.
a écrit le 10/09/2018 à 21:01 :
Pour info:

Rendement éolienne 20%:

Les 80% restants :Gaz

Bonsoir
Réponse de le 11/09/2018 à 4:06 :
@ Janego : rendement du nucléaire en France 33% Taux de disponibilité souvent 62% = rendement 20% donc 80% restant gaz/charbon ? Merci d'approfondir le sujet de l'énergie avant de publier n'importe quoi sur l'éolien.
Réponse de le 11/09/2018 à 8:36 :
Il me semble que les meilleurs turbines (accollee a une centrale charbon/gaz ou nucleaire sans change rien) ont un rendement de 20 %. donc si l eolien fait aussi bien alors que c est une techno assez recente, c est tres bien. Il faut quand meme etre bouché pour penser qu une techno des annees 70 qui n a pas connu d evolution majeure depuis va etre la solution.
Réponse de le 11/09/2018 à 14:09 :
Je pense que Janego parle de facteur de charge et non de rendement. L'éternel problème de l’intermittence de l'éolien....
Réponse de le 12/09/2018 à 17:50 :
On mélange tout là....
Une éolienne a un rendement de 35% c'est à dire que si le vent a une puissance de 100 kW il sort 35 kW.
Maintenant, clairement, si on "perd" 65% du vent, il n'y a pas mort d'homme.
Le hic c'est que l'éolienne ne produit rien quand pas de vent, donc 35%*0=0.
Le nucléaire (et d'ailleurs toute machine transformant de la chaleur en courant électrique ou en puissance mécanique) a un rendement de 30/40% (le mieux ce sont les gros moteurs des bateaux je crois).
Et le nucléaire fonctionne 80% du temps (et les 20% d'arrêt sont généralement pilotés, on choisit les périodes de maintenance).

In fine, quelque soit le rendement, même avec une éolienne qui aurait un rendement de100%, bah cela ne produit pas quand il n'y a pas de vent.
Se battre sur les rendements pour justifier ou pas des ENR, c'est une blague.
Et il est clair qu'en l'absence de vent, et de nucléaire, la compensation ne peut se faire que par du gaz (ou du charbon, du fuel, bref, que des trucs qui polluent.
a écrit le 10/09/2018 à 18:56 :
C'est une bonne chose que les parcs de centrales atomiques diminues , même disparaissent , ce serait beaucoup mieux . On le sait maintenant il est possible de vivre qu'avec les panneaux solaires et des éoliennes . Mais les gouvernements se couperaient ainsi d'une manne importante de rentrées d'argent , alors je vous laisse le soin de conclure inévitablement .
Réponse de le 10/09/2018 à 19:29 :
Je crois que vous n'avez pas tous les éléments en main. La manne c'est les éoliennes et le solaire , demandez son avis à votre maire et la raison pour laquelle il installe des éoliennes:"c'est trop d'argent pour équilibrer mon budget je ne peux pas faire autrement". A votre avis combien rapporte de TVA la CSPE? Presque 2% soit à peu près autant que l'augmentation que proposait le candidat Fillon lors des dernières élections, en plus ces deux % sont inéfficaces car ils cassent la croissance.Tout le monde disait alors que c'était scandaleux, et vous l'avez quand même avalée.
Réponse de le 11/09/2018 à 10:21 :
Votre remarque illsutre la méconaissance complète de la réalité économique des ENR. Les ENR sont SUBVENTIONNEES en France, très largement, grâce à des taxes sur l'électricité nucléaire.
En gros, 7 Md€/an.
Donc si l'Etat ne pensait qu'à son portefeuille, il stoppe demain tous les soutiens aux ENR et construit 20 EPR.
Réponse de le 11/09/2018 à 17:08 :
"On le sait maintenant il est possible de vivre qu'avec les panneaux solaires et des éoliennes."

Non, on ne le sait pas. Personne n'y est jamais arrivé, sauf installation isolée particulièrement coûteuse et avec de gros sacrifices sur la consommation.

Un mix utilisant des centrales nucléaires est certes dangereux, il l'est juste moins que quasiment tous les autres (voir l'avis de l’académie de médecine).

Le nucléaire rapporte à la collectivité du chiffre d'affaire lié aux exportations, des dividendes, des impôts, des montants très supérieurs aux quelques recapitalisations réalisées dernièrement, suite à une politique industrielle hasardeuse.

Tandis que le solaire et l'éolien n'est qu'une industrie soutenue à bouts de bras par des subventions absolument astronomiques (de l'ordre de 140 milliards d'euros pour ce qui a déjà été signé), pour laquelle quasiment tout est importé depuis l'étranger. Dès qu'on coupe le robinet des subventions, cette industrie s'effondre du jour au lendemain.

Cette hystérie collective autour du solaire et de l'éolien nous a assez coûté. Il faut qu'elle s'arrête, pour le bien de la planète (car elle retarde les mesures réellement efficaces pour la sauver), comme pour celui de la France.

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