Surtout tenir bon malgré les vents mauvais. La tempête que traverse l'électricien français n'aura pas raison de la grand-messe pro EPR programmée ce vendredi (21 janvier) dans la commune de Petit-Caux, berceau de la centrale nucléaire de Penly. Celle-là même où pourrait être construite la première paire des six nouveaux réacteurs voulus par Jean Bernard Lévy, le PDG d'EDF. Prévu depuis plusieurs semaines, le pow wow a été maintenu malgré l'annonce, entretemps, d'un nouveau report de la mise à feu de Flamanville et d'un problème de corrosion sur le système de sécurité de l'un des réacteurs de Penly, sans compter le coup porté aux finances d'EDF pour contenir la facture électrique.
Au menu de la réunion, un seul thème intitulé comme suit : « EPR 2, en faire une chance pour nos entreprises ». Pour en parler, un aréopage œcuménique. Seront présents les présidents centriste et LREM de la Région et du Département, le maire sans étiquette de la Ville, les patrons de gauche et de droite des quatre Intercos environnant la centrale et deux députés : l'un encarté chez En Marche, l'autre chez LFI. Tous au diapason. Car ici pas question de laisser voir le moindre dissensus. A l'exception des Verts pour qui il faut mettre un « stop au désastre », les élus du territoire savent faire bloc quand il s'agit de l'EPR. Une position assumée droit sans ses bottes par le président de la Région, Hervé Morin.