Pétrole: en Asie, les places boursières anticipent une nouvelle baisse

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La semaine dernière, le scénario d'un accord entre la Russie et l'Opep pour réduire leur niveau de production avait permis un léger redressement des prix. Mais l'éclaircie aura été de courte durée.
Les analystes tablent désormais sur de mauvaises nouvelles du département américain de l'Energie. Ce dernier doit annoncer, ce mercredi, les chiffres hebdomadaires des réserves de brut et de produits pétroliers, ainsi que la production nationale et l'activité des raffineries.
Une nouvelle hausse des réserves américaines d'or noir, de nature à aggraver la situation de surabondance de l'offre, est en effet attendue. Avec une nouvelle baisse des prix en perspective.
Dans les échanges électroniques en Asie, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars cédait 18 cents à 29,70 dollars, vers 03H40 GMT ce mercredi.
Le baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne du brut, pour livraison en avril, reculait quant à lui de 14 cents, à 32,58 dollars.
Lundi à la clôture, le WTI pour livraison en mars a perdu 1,74 dollar à 29,88 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a perdu 1,52 dollar pour terminer la journée à 32,72 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).
Le baril sous les 30 dollars ravive les inquiétudes des marchés. A Tokyo, l'indice phare Nikkei perdait 3,14% (-556,51 points) à mi-séance, à 17.194,17 points, oubliant l'optimisme qui avait suivi l'adoption surprise par la Banque du Japon (BoJ) de taux négatifs pour dynamiser l'activité économique. Il avait déjà cédé du terrain mardi, après deux jours de franc rebond.
La Bourse de Hong Kong plongeait, quant à elle, de plus de 3%, après avoir déjà reculé en début de semaine du fait d'indicateurs chinois décevants. La Bourse de Shanghai, soutenue la veille par l'injection par la banque centrale chinoise de milliards de yuans sur le marché, battait aussi en retraite. Idem à Sydney, Séoul et plus encore à Singapour, Manille et Kuala Lumpur.
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Sans surprise, les valeurs liées aux matières premières voient leurs titres continuer de chuter en Bourse. A Hong Kong, le groupe public pétrolier chinois CNOOC lâchait ainsi 5,7% et PetroChina 5%. A Sydney, le géant minier BHP Billiton abandonnait 4,2%, à Tokyo les sidérurgistes JFE Holdings et Nippon Steel & Sumitomo Metal (NSSM) dévissaient chacun de plus de 7%.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

(Avec AFP)
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