La culture de tabac se relance en Auvergne
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La culture du tabac dans le Puy-de-Dôme représente aujourd'hui 30 hectares.
Stéphanie Seguin
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La culture du tabac dans le Puy-de-Dôme représente aujourd'hui 30 hectares.
Stéphanie Seguin
En 2019, la dernière usine de transformation de tabac en France cessait son activité à Sarlat-la-Canéda, en Dordogne, menaçant toute la filière et notamment les producteurs de tabac hexagonaux. Une fermeture qui a coïncidé avec une baisse significative de la production nationale, de 4.230 tonnes en 2020 à 3.670 en 2024, selon FranceAgriMer.
Des chiffres qui vont de pair avec la baisse de consommation du tabac observée à l'échelle nationale : selon les résultats du Baromètre 2024 de Santé Publique France et de l’enquête ESPAD 2024, « un changement profond de société » serait à l’œuvre puisqu'en l'espace de dix ans, le nombre de fumeurs quotidiens de 18 à 75 ans a diminué de 4 millions.
En Auvergne, après quelques années de battement et d’ajustement, les planteurs se sont organisés et adaptés. Afin de trouver un nouvel élan, la coopérative Périgord Tabac, à laquelle les producteurs auvergnats étaient affiliés, a fusionné en 2024 avec celle de Tabac Adour-Garonne. Désormais, la dynamique est relancée. Le territoire cherche de nouveaux agriculteurs. Objectif : doubler la surface de culture actuelle.
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Le Puy-de-Dôme compte aujourd’hui une trentaine de producteurs pour environ 30 hectares de culture de tabac. Pour soutenir cette expansion, la CUMA (Coopérative d’utilisation des matériels agricoles) tabacole de Thuret loue tout le matériel nécessaire, du semis à la récolte. Les producteurs mutualisent également leurs outils et la coopérative propose des aides pour s’équiper.