Sureté nucléaire : Greenpeace condamnée lourdement pour son intrusion à la centrale de Cattenom

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(Crédits : GREENPEACE)
Greenpeace France et neuf de ses militants ont été condamnés, mardi, pour s'être introduits le 12 octobre dernier dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), dont ils voulaient démontrer la vulnérabilité, a-t-on appris auprès de l'organisation écologiste et sur le site internet du Républicain lorrain.

Le parquet a requis mardi à Thionville des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l'encontre de huit militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) en octobre ainsi qu'un  responsable de l'ONG.

La procureure, Christelle Dumont, a également réclamé devant la tribunal correctionnel une amende de 50.000 euros à l'encontre de Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard.

"C'est une première dans l'histoire de Greenpeace France"

 Les activistes avaient franchi deux grillages pour s'approcher d'un bâtiment et avaient tiré des fusées d'artifice avant d'être interpellés par les gendarmes. Deux d'entre eux, déjà impliqués par le passé dans des actions similaires, ont été condamnés à deux mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Thionville.

L'organisation s'est insurgé sur son compte Twitter.

Les sept autres, dont Yannick Rousselet, chargé de campagne chez Greenpeace, qui n'avait pas pénétré sur le site mais qui était présent à l'extérieur et se voyait poursuivi pour complicité, sont condamnés à cinq mois de prison avec sursis.

Greenpeace France devra en outre verser 20.000 euros d'amende et 50.000 euros à EDF en réparation du préjudice moral. Le tribunal a ordonné une expertise pour le préjudice matériel. Les militants encouraient cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende pour "intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires".

Le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, qui représentait l'organisation à l'audience, a annoncé son intention de faire appel.

"Ces lourdes sanctions ne sont pas acceptables pour l'organisation, qui a joué son rôle de lanceur d"alerte", affirme-t-il dans un communiqué en dénonçant "l'irresponsabilité d'EDF en matière de sécurité nucléaire".

Sécurité nucléaire et terrorisme

Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, la chaine franco-allemande avait révèle, dans un documentaire diffusé en décembre 2017, les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l'industrie nucléaire, aujourd'hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces - et forcément coûteuses - face au risque terroriste.

Lire aussi : Terrorisme : nos centrales nucléaires sont-elles vulnérables ?

On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l'un des secrets les mieux gardés au monde.

Lire aussi : Sécurité nucléaire et terrorisme : le grand mensonge

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 02/03/2018 à 21:18 :
Quelle honte.

La justice protège le lobby du nucléaire qui nous tuera tous.

Des incidents, il y en a souvent, des accidents, il y en a,
des catastrophes, il y en a eu.

Nos dirigeants sont comme des enfants : incapables de raison.
a écrit le 01/03/2018 à 10:45 :
l'imbécile regarde le doigt.
La condamnation des militants de Greenpeace n'est pas d'une lourdeur excessive, mais ce n'est même pas le sujet.

La défense de la gendarmerie expliquant qu'ils avaient reconnus greenpeace ne tient pas une seconde en matière de sécurité. Comme toute organisation, GP peut être infiltrée et si des matières explosives sont entrées sur le site, des charges de destruction et des saboteurs entraînés auraient pu en faire partie.

Une fois les parois des piscines de refroidissement fissurées ou détruites, on se serait alors retrouvé dans un scénario à la Fukushima, en pire puisqu'à Fukushima il y avait une source d'eau inépuisable à proximité. Ce n'est pas le cas à Catenom, ni dans la quasi totalité des centrales qui dépendent de pompes à capacité limitée et d'un bassin réservoir qui n'est pas prévu pour remplir un tonneau qui se vide en permanence.

C'est un très sérieux problème de sécurité. Personne ne devrait pouvoir entrer sur le site et les grillages doivent être remplacés par des murs infranchissables avec des dispositifs de détection et d'avertissements.

Et l'on ne parle même pas ici de dégâts pouvant être produits depuis l'extérieur de l'enceinte en utilisant des moyens de destruction militaires plus élaborés disponibles sur les marchés noirs en europe de l'Est.

L'establishment n'aime pas greenpeace parce que les intrusions pourraient les obliger à des investissement que EDF, au bord de la faillite ne souhaite pas réaliser. Et l'état n'a pas les moyens de renforcer la surveillance des centrales.
Réponse de le 01/03/2018 à 12:54 :
Encore une fois, le procès ici n'est pas celui de la gendarmerie mais celui de Greenpeace, qui a commis sciemment un délit passible de 5 ans de prison (excusez du peu). Qui a mis inutilement en danger ses militants et le personnel présent sur cette centrale.

Quant au reste, ce sont vos accusations qui ne tiennent pas la route :

Comme les images de GP le montrent, les gendarmes étaient sur place quasi immédiatement. Ils ont ainsi réussi l'interpellation dans les règles de tout ce petit monde en des temps ridiculement courts.

Au besoin, rien ne les auraient empêché de faire usage de la force (ils sont équipés et entrainés pour). Or effectuer un sabotage efficace n'a absolument rien de simple et de facile. Le faire sous le feu des forces de l'ordre l'est encore moins.
Réponse de le 01/03/2018 à 13:03 :
"L'establishment n'aime pas greenpeace parce que les intrusions pourraient les obliger à des investissement que EDF, au bord de la faillite ne souhaite pas réaliser. Et l'état n'a pas les moyens de renforcer la surveillance des centrales."

Vous baratinez complètement :

Le rapport de la cours des comptes de 2012 montre p70 que les dépenses actuelles de sécurisation des sites et des convois d'EDF s'élèvent à environ 150M€ par an (y compris les remboursements à la Gendarmerie Nationale pour ses frais).

Autrement dit, c'est franchement minime par rapport aux coûts d'exploitation du parc. Ces coûts pourraient être multipliés par dix que ça se verrait à peine sur la facture finale.
Réponse de le 02/03/2018 à 15:34 :
Vous avez ces galopins font ce que font tous les galopins pour éviter de prendre trop cher, ils appellent la gendarmerie 2 minutes avant l'action pour pouvoir se plaindre après si ça se passe mal. très courageux.
a écrit le 01/03/2018 à 7:24 :
L'on peux alerte sur le danger nucleaire, mais ils est interdire de forcer les zones de sécurité ... Je suis assez heureux que la justice prennent des sanctions contre s'est gents, ( financiere et emprisonnement ) . Nous ne devons accepter que certain reste au dessus des lois....
a écrit le 28/02/2018 à 17:58 :
Enfin! J'espère que la Justice mettra fin aux comportements de ceux qui enfreignent délibérément la Loi. Notons au surplus que l'on ne saurait user du vocable lanceurs d'alerte pour des individus qui violent la propriété privée, s'exhibent devant des médias, créent à dessein de situations dangereuses pour eux, mais aussi pour des tiers, mettant au surplus en cause les réactions de ceux qui sont chargés de faire respecter l'Ordre, et qui pourraient se contenter de parler ou d'écrire.... Greenpeace a franchi la ligne rouge depuis le fameux bras d'honneur de Mamère à l'Assemblée.
a écrit le 28/02/2018 à 17:26 :
Bravo !
J'espère que la Cour d'Appel sera encore plus sévère !
a écrit le 28/02/2018 à 16:42 :
Pauvre justice, on condamne des lanceurs d'alerte à qui on devrait plutôt décerner une prime (comme les hackers éthiques)
et on relaxe des logeurs d'extrémistes , les deux totalement dangereux pour notre Société, à éliminer d'urgence.
Pauvre France.
a écrit le 28/02/2018 à 14:33 :
"condamnés lourdement" mais bien mois lourdement que les jeunes qui sont montés sur le toit d'une mosquée en construction à Poitiers pour demander l'arrêt de l'immigration en France.... Mais l'information a dû vous échapper 😁
Réponse de le 28/02/2018 à 17:50 :
bonne remarque ! le : deux poids , deux mesures a encore de beaux jours devant lui ; GP a la chance dans son action d'avoir des gens professionnels en face de lui , qui ne tirent pas à tort et à travers et c'est plutôt rassurant pour nos centrales nucléaires
a écrit le 28/02/2018 à 14:20 :
S'ils parlent de sécurité face à une'attaque terroristeje pense qu'ils se trompent de lieu. Il y a des sites bien plus dangereux et bien moins sécurisés qui feraient d'excellentes cibles...
a écrit le 28/02/2018 à 13:51 :
Bcp d'entre-nous vouent une confiance aveugle à l'Etat quand il s'agit de sécurité nucléaire. Or celle-ci est défaillante et perfectible, en attestent les différents rapports publiés par les agences de sûreté nucléaire et comme le résume très bien velkavatar. C'est exactement le but de Greenpeace, qui faut-il le rappeler, n'a pas vocation elle à gagner de l'argent par ses actions mais à souligner les failles de quelque chose dont on (l'Etat, EDF, Areva) nous dit que c'est infaillible. De nombreuses centrales sont vieilles et les incidents se sont multipliés ces dernières années, incidents qui parfois tentent d'être passés sous silence - la pression de l'opinion étant telle aujourd'hui qu'il devient rare de ne pas être au courant. Mais si l'opinion est aujourd'hui consciente des risques réels liés au nucléaire, ce n'est certainement pas grâce à la transparence de l'Etat et de l'ensemble des acteurs du nucléaire.. Donc merci Greenpeace et j'ajouterai un brin polémique : dommage qu'il n'y ait pas eu d'actions en ce sens concernant le ferroviaire où la vétusté du réseau et l'inaction de l'Etat pourtant garant de la sécurité, ont été dramatiquement mis à jour avec l'accident de Brétigny sur Orge.. Il ne faudrait surtout pas en arriver là avec nos centrales.
Réponse de le 28/02/2018 à 14:31 :
La question ici n'est pas la confiance en l'Etat, mais celle en Greenpeace, qui se prévaut d'un rôle de "lanceur d'alerte" pour enfreindre la loi.

C'est un peu comme si, au procès d'un braqueur de banque qui affirme contribuer aussi bien que le fisc à la réduction des inégalités de fortune, on détournait notre attention du braqueur pour critiquer le fisc !

Ensuite Greenpeace n'est certes pas une organisation à but lucratif, mais certains de ses militants sont salariés à temps plein. Et quand bien même ils seraient tous bénévoles, cela ne les empêche pas de vouloir faire prospérer leur petit business politico-associatif. Pas forcément par appât du gain mais par orgueil, idéologie ou je ne sais quoi.

Ensuite je ne vois pas bien de quels "rapports publiés par les agences de sûreté nucléaire" vous parlez, alors que la sécurité des centrales est un domaine confidentiel de la seule compétence de l'Etat. Je dirais donc bien que vous baratinez.

"incidents qui parfois tentent d'être passés sous silence"

Ah bon ? Qu'est-ce que vous en savez ? Cette affirmation est vraiment basée sur des faits, ou est plus le reflet de ce que vous avez envie de croire ?

"Mais si l'opinion est aujourd'hui consciente des risques réels liés au nucléaire, ce n'est certainement pas grâce à la transparence de l'Etat et de l'ensemble des acteurs du nucléaire."

Industrie du nucléaire qui est soumise (par la loi TSN de 200) au devoir de transparence le plus étendu de toutes les industries françaises : Elle doit déclarer d'elle-même tout écart au référentiel (et on constate qu'elle le fait), chaque centrale est inspectée en moyenne tous les 15 jours (dont des inspections inopinées) et ses coûts sont détaillés tous les x années par les commissions parlementaires que les écolos se débrouillent pour obtenir.
Réponse de le 02/03/2018 à 21:31 :
Votre analyse est partisane :

Vous dites que "Greenpeace se prévaut d'un rôle de "lanceur d'alerte" pour enfreindre la loi", mais c'est mal comprendre les enjeux.

La vocation de Greenpeace n'est pas d'enfreindre la loi, et de chercher des prétextes pour le faire, mais bien de lancer des alertes (et même plus que ça). Et pour lancer efficacement des alertes, les militants de Greenpeace sont parfois obligés d'enfreindre la loi, certainement pas pour le plaisir.

Ces gens tentent de vous protéger et vous leurs crachez dessus, bien au chaud derrière votre clavier. Je pense que pendant la deuxième guerre mondiale, vous vous seriez félicité que des résistants soient abattus en défendant votre liberté.
a écrit le 28/02/2018 à 13:34 :
bonjour . avez- vous eu la chance de visiter une centrale nucleaire ? moi oui .quand je lis qu'elles ne sont pas sures !!!!! vous racontez n'importe quoi .profitez des journees portes ouvertes pour faire votre propre opinion . alors la vous pourrez critiquer . quand GP qui se targue de pouvoir renter dans ces centrales .!!!!!! a la centrale du Tricastin ils sont rentres dans les grandes tours qui ne fonctionnent plus depuis plusieurs annees . leur façon de refroidir a change pour etre moins onereux . alors quelle demonstration sur du materiel qui ne represente aucun danger . et je sais de quoi je parle !!!
a écrit le 28/02/2018 à 13:00 :
Sûreté d’exploitation : responsabilité d’EDF
Sécurité d’accès au site : responsabilité de l’Etat
L’article, et Greenpeace, mélangent tout.
a écrit le 28/02/2018 à 12:24 :
Faudrait il aussi inculper les médias ou les organes de contrôle, qui relatent tous les incidents et les bourdes des gestionnaires depuis des décennies ? Ce ne sont pas les exemples qui manquent et ils sont connus de tous.

C’est un problème insoluble et probablement insolvable.
Partant du principe qu’il faut déjà identifier et reconnaitre les problèmes avant de pouvoir les résoudre, à ce rythme et avec ces méthodes, il est peu probable que l’on trouve des solutions.

On parle souvent de sécurité, mais par définition une centrale nucléaire présente un danger en soi. Probablement que les opérateurs n’arriveront jamais à garantir la sécurité à 100 %, ni à en assumer le risque financier, puisqu’il s’agit de centaines de milliards d’Euros et dans le pire des cas de la vie de milliers de personnes.
Personne ne veut porter cette responsabilité et à défaut il est souvent plus facile de nier la réalité et de trouver des prétextes. Dans ce cas de designer des boucs émissaires, ne serais que pour s’exonérer. Ce qui en soi est aussi le symptôme d’une forme d’irresponsabilité...

Merci aux lanceurs d’alerte, au moins ils méritent l’ISO9001.
Réponse de le 28/02/2018 à 13:06 :
Comparer les médias avec les « lanceurs d’alerte » de GP est aussi honnête intellectuellement que de comparer le fisc avec les braqueurs de banque...
a écrit le 28/02/2018 à 11:22 :
Tout a fait normal que Greenpeace soit condamné pour "intrusion dans une centrale nucléaire" qui n'est ni un lieu de vacances, ni une ZAD, mais une enceinte protégé par l'état. Greenpeace n'est pas à sa première incartade contre l'état français et contre le nucléaire en France mais je pense que Greenpeace commet une grave erreur en pensant que l'état français va céder du point de vue du nucléaire française et sur la sécurité des centrales françaises, sur la sureté des réacteurs et sur le futur des centrales en France. Greenpeace n'est pas le bonne interlocuteur et ne le sera jamais. L'état français doit penser la sécurité et la sureté des centrales nucléaires en France et combattre toutes les intrusions sur site nucléaire. Un site de centrale nucléaire doit être sécurisé, protégé. De la même façon que pour Bure dans la Meuse, la France doit assurer le nucléaire future, continuer à séparer les déchets nucléaires les plus dangereux et les plus radioactifs, retraiter les combustibles nucléaires et sans cesse améliorer la sureté des centrales nucléaires françaises. A l'EPR et au futur du nucléaire en France.
Réponse de le 28/02/2018 à 13:09 :
Il ne s'agit pas de ceder sur la securite, il s'agit de demontrer qu'elle est mauvaise pour l'ameliorer ! Pour VOTRE bien !
Revoyez donc le film de l'intrusion avant de debiter des aneries.
Réponse de le 28/02/2018 à 13:34 :
@ Steph :

GP ne démontre en réalité rien. Ils ont pu passer un grillage (ce dont tout le monde se doutait bien que c’était possible), ils n’avaient pas d’armes donc ils n’ont pas été abattus, et ils ont été arrêtés en l’espace de dix minutes dans le respect des règles d’interpellation.

Ils n’ont pas démontré que les piscines étaient en danger. Ils n’en savent rien, pas plus que les auteurs de cet article.
Réponse de le 28/02/2018 à 14:04 :
Les centrales ne sont pas bien protégées, c'est ce que réussi à démontrer l'intrusion de Greenpeace qui avait d'ailleurs ciblé ce site pour cette raison. Et non seulement elles ne sont pas bien protégées mais il y a une vraie culture du secret dont certains aspects doivent certes être préservés (ex : la technologie et bien qu'elle soit vendable.. cf Alsthom vs GE), mais il en va pas de même lorsque notre sécurité à nous citoyens entre en jeu et où l'Etat devrait, sur ce point, se montrer tout à fait transparent et irréprochable. Mais si personne ne fait de reproches à l'Etat, ce dernier restera dans l'inaction. Ce n'est pas là un procès du nucléaire, mais la dénonciation de failles existantes pouvant mettre nos vies en danger.
Réponse de le 28/02/2018 à 14:37 :
@ dimitric :

A moins que vous travailliez au ministère de l'intérieur/défense, que vous ayez une longue expérience de l'antiterrorisme et une connaissance détaillée des modalités de protection de nos centrales, vous ne savez pas de quoi vous parlez. C'est un fait.

Et c'est tout autant un fait que GP comme Arte n'en savent pas plus que vous. Ils affirment de choses dont rien ne garantie la véracité.

Vous comme eux n'êtes pas en train de dire la vérité, vous dites ce que vous avez très fort envie de croire.

Enfin, que l'Etat soit inactif en l'absence de réaction publique est juste un procès d'intention gratuit. La sécurité de nos centrales est assurée par des fonctionnaires qui ont quand même un minimum le sens du devoir.
Réponse de le 02/03/2018 à 21:35 :
Enceinte protégée tant bien que mal par l'état, mais dont la gestion est confiée à une société qui sous-traite notamment la construction d'enceintes en béton, sur lequel les sous-traitants font des économies puisqu'il faut tirer les prix.

Puis le béton s'effrite et l'état n'y peut rien puisque c'est la politique (privatisation + réduction des coûts) qui a conduit à cette situation.
a écrit le 28/02/2018 à 11:05 :
Il était temps que la loi soit appliquée. La sûreté nucléaire française dépend de l'armée. Il est donc tout à fait légitime que les moyens employés soient tenu secret. Si il y avait des failles abyssales, il y a longtemps que les centrales auraient été attaquées. Il ne faut pas confondre saboteurs et lanceurs d'alerte.
a écrit le 28/02/2018 à 10:15 :
Au final, ces délinquants vont écoper de deux mois de prison ferme max, alors que la loi prévoit 5 ans. Pourtant ils ont commis sciemment exactement le délit pour lequel cette loi avait été prévu.

Ces militants, qui se prennent pour des lanceurs d'alerte, vont donc se sentir renforcés par cette peine minime, suffisante pour jouer les martyrs politiques mais pas suffisante pour être réellement dissuasive.
Réponse de le 28/02/2018 à 11:29 :
quels delinquant ? il faut montrer que nos centrales sont des passoires, quand le sage montre la lune, l idiot regarde le doigt. tout comme nous devrions en tant que citoyen pouvoir penetrer partout ou l on ne sait pas ce qui se passe, la sécurité de l etat, le secret militaire etc sont des outils pratiques pour faire sans tambouille dans le dos de la société
Réponse de le 28/02/2018 à 12:57 :
@ Thibaud

Un délinquant est quelqu’un qui par définition commet un délit. Cela décrit donc parfaitement bien ces militants de GP qui viennent d’être condamnés.

Et les centrales ne sont des passoires que d’après l’avis de GP, qui n’a aucune compétence dans ce domaine, qui n’a que des infos très limitées et dont l’avis ne vaut donc rien.
Réponse de le 28/02/2018 à 13:12 :
J'espere bien qu'ils vont se sentir renforcés, et je participerai meme a une collecte pour payer la condamnation si ca peut mettre a jour tous les cadavres que le nuke a dans ses placards : failles de securite, sous-entretien, non-redondance de securites.
Réponse de le 28/02/2018 à 13:37 :
@ Steph :

Donc au fond vous vous foutez de la loi, de la réalité et des méthodes :

Vous êtes juste prêt à soutenir n’importe qui du moment qu’il vous dit ce que vous avez envie de croire.
a écrit le 28/02/2018 à 10:02 :
"la chaine franco-allemande avait révèle, dans un documentaire diffusé en décembre 2017, les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires"

Parce que vous prenez comme parole d'évangile le reportage d'Arte (qui n'en est pas à une ineptie près) ??

"Une investigation glaçante sur l'un des secrets les mieux gardés au monde."

Oui, un des secrets les mieux gardés au monde dont on mentionne les détails tous les six mois dans la presse au fur et à mesure des intrusions illégale de Greenpeace.
a écrit le 28/02/2018 à 9:57 :
La loi a prévu 5 ans de prison pour très exactement ce délit. Malgré tout, Greenpeace commet ce délit en toute connaissance de cause, et est surprise d'être condamnée ! Non mais on marche sur la tête !

Et pourquoi le parquet ne requiert que 6 mois de prison ? A quoi ça sert de voter 5 ans alors ?
a écrit le 28/02/2018 à 9:36 :
Il y a deux sujets en un : Que la sécurité nucléaire face au terrorisme présente "des failles abyssales" comme le dit l'article est une chose, mais cette accusation, qui reste à démontrer, et à substantiver, ne saurait justifier au regard de la Loi le comportement irresponsable de Greenpace qui est fondamentalement provocateur en l'espèce et qui n'apporte rien par ses actions au débat.
a écrit le 28/02/2018 à 9:29 :
Ces militants œuvrent dans l'intérêt collectif et sont condamnés... et ceux qui vont mettre en service l'E.P.R. de Flamanville alors qu'ils savent que le couvercle n'est pas aux normes et que les soudures de la cuve sont défaillantes ?!
Réponse de le 28/02/2018 à 10:10 :
Ces militants pensent œuvrer dans l'intérêt collectif mais ce n'est pas ce qu'ils font en réalité :

En réalité, ils mettent les médias dans la situation de parler d'un sujet qui devrait rester secret (par qui les centrales sont protégées, comment, combien sont-ils, comment sont-ils entrainés, etc). En réalité, ils mettent ces centrales en danger, et tout ça pour une "démonstration" qui n'a aucune valeur :

Tout le monde se doute bien qu'une clôture n'est pas infranchissable, c'est l'accumulation de ces barrières qui assure la protection. Mais ces militants n'essaient pas d'aller au delà, ils n'essaient pas de rentrer dans les bâtiments. Or ça n'est pas parce que vous réussissez à mettre le pied dans le jardin que les bijoux sont en danger dans le coffre à l'intérieur de la maison. C'est ridicule !

Au final, la représentation nationale a prévu une peine de prison ferme et une amende pour ce délit, et il est normal que ces militants soient lourdement condamnés. Personne n'est au-dessus des lois, à commencer par les hurluberlus de Greenpeace.
a écrit le 28/02/2018 à 8:59 :
"Sureté nucléaire : Greenpeace condamnée "

Excellent, parfaitement caractéristique de notre fonctionnement oligarchique.

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