L'enjeu permanent de la sûreté des centrales nucléaires

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Francis Sorin.
Francis Sorin. (Crédits : DR)
L'opinion publique a du mal à admettre que le nucléaire est la source d'énergie qui cause le moins de victimes. Ce qui ne signifie par qu'un accident n'est pas possible. C'est précisément un tel scénario que les experts en sûreté nucléaire prennent pour hypothèse de travail dans leur démarche. Par Francis Sorin, membre honoraire du Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire et conseiller à la Société Française d'Énergie Nucléaire.

La controverse sur la fermeture de la centrale de Fessenheim ravive dans l'opinion une interrogation légitime : nos centrales nucléaires sont-elles sûres ?

Une première réponse s'impose, en forme de constat : en France, depuis 50 ans qu'elles fonctionnent, les centrales nucléaires n'ont fait aucune victime. Les rares accidents « nucléaires » à déplorer, intervenus dans une installation d'essais et dans une mine d'uranium, ont malheureusement entraîné plusieurs décès mais sont restés d'une ampleur limitée. Élargi au plan mondial - et en tenant compte des accidents de Tchernobyl et de Fukushima -, le bilan montre que l'électronucléaire a fait moins de morts en cinquante ans que n'en font les autres grandes sources électrogènes (charbon, pétrole, gaz) en une seule année d'exploitation. L'Académie de Médecine française a établi que de toutes les grandes sources d'électricité, c'est le nucléaire qui a « le plus faible impact sur la santé par kWh produit ».

Un champ inépuisable de prophéties alarmistes

L'opinion française a de toute évidence bien du mal à intégrer ces constats. Le nucléaire demeure chez nous un champ inépuisable de prophéties alarmistes désignant chaque centrale comme le lieu d'un accident inéluctable. Un bref aperçu sur la situation de la sûreté nucléaire en France doit conduire à des appréciations moins angoissées.

Soulignons d'abord que le bon niveau acquis dans ce domaine ne conduit pas pour autant à écarter toute possibilité d'accident grave se produisant sur une centrale. Bien au contraire, cette hypothèse est au cœur même de la démarche des spécialistes de sûreté. Elle se décline à travers trois présupposés essentiels guidant le travail des ingénieurs : tout dispositif de sûreté doit être doublé ou triplé ; la défaillance simultanée de tous les systèmes de sauvegarde doit être envisagée ; tous les réacteurs doivent voir leurs principaux équipements rénovés ou remplacés au fil du temps. S'ajoutent à ces protections de base les architectures de confinement des installations ainsi que les mesures de gestion de crise mises en œuvre par les autorités.

Un accident grave est très improbable

Cet ensemble de mesures, que les personnels du parc nucléaire ont vocation d'appliquer selon les bonnes règles et attitudes de la « culture de sûreté » fournit une autre réponse, plus concrète, à notre question initiale : si l'hypothèse d'un accident grave affectant une centrale n'est pas à écarter, un tel accident est très improbable et tout indique qu'au cas où il surviendrait, ses conséquences resteraient limitées. Cette estimation est corroborée par la longue expérience mondiale d'exploitation des réacteurs à eau sous pression (le type de ceux qui équipent notre parc). Le seul accident majeur intervenu sur ce type de réacteur, à Three Mile Island en 1979, a entraîné une fusion du cœur mais n'a donné lieu qu'à des rejets limités de radioactivité et n'a guère eu de conséquences dommageables sur les populations riveraines ou sur l'environnement.

L'enjeu de la sûreté est de garantir cette innocuité en toute circonstance. Et de fait, la plupart des innovations sont introduites dans les réacteurs en service quelle que soit leur ancienneté (filtres à sable, recombineurs d'hydrogène...). Les innovations portées par l'EPR et les ajustements post-Fukushima concourent également à ces progrès, l'objectif étant d'écarter même en cas d'accident majeur toute possibilité de contamination à long terme d'un territoire.

Les ingénieurs y travaillent en permanence sous le contrôle d'une Autorité de Sûreté intransigeante qui a un plein pouvoir d'examen et de décision et qui peut ordonner la fermeture d'une centrale si elle juge que les conditions de sûreté n'y sont pas réunies.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2018 à 12:49 :
Merci à Francis Sorin pour sa réponse qui appelle à son tour quelques remarques.
Nous avons fait le même constat du développement en France d'une très puissance industrie nucléaire qui a parfaitement réussi, dont acte.
Je n'ai escamoté aucun fait, ni la réussite exemplaire d'EDF que rappelle Francis Sorin ni la situation actuelle qui sans s'appuyer sur une posture anti-nucléaire a de quoi grandement inquiéter. Tout un chacun sait que si l'argent manque dans une entreprise, tous peut dériver et ce qui ne posait pas problème peut devenir dramatique. Le domaine nucléaire particulièrement. Je n'ai fait que résumer les constats qui ont noirci bien des pages des journaux. Cette réussite à attiré bien des vilains et affairistes de haut vol : le poisson pourrit par la tête selon un vieux dicton. Quel technicien n'est pas inquiet de la situation quand on constate ce chamboulement des industries nucléaires qui ne peut que nuire à la sérénité qui doit entourer la création de ces systèmes complexes. Je suis très très inquiet.
D'un autre coté je ne ferme pas les yeux et je vois que même EDF EN sait faire des MWh à des tarifs hors de portée du nucléaire contemporain et même du nucléaire historique. Le stockage jusqu'ici non rentable des EnR est à portée de main, balayant le principal reproche fait aux énergies renouvelables que sont intermittence et fatalité.
Dans ces conditions, il est intelligent de ne plus mettre tous les oeufs dans le seul panier nucléaire. Il faut réduire fortement la voilure nucléaire et faire la place QUI CONVIENT aux EnR. Ce n'est pas avoir une posture anti-nucléaire que de faire ce constat, c'est une posture de logique technicienne et gestionnaire des sous de la France.
a écrit le 03/03/2018 à 9:35 :
En réponse à Hube : En 25 ans les scientifiques et ingénieurs français ont construit un parc nucléaire de 58 réacteurs qui marche dans d'excellentes conditions, qui offre aux Français l'électricité parmi les moins chères d'Europe, sans incident grave et sans dommage pour la santé des personnes ou l'environnement. Vous avez parfaitement le droit, Hube, d'être anti-nucléaire et de faire valoir votre opinion. Mais n'escamotez pas les faits. Contrairement à presque tous ses voisins ( à commencer par l'Allemagne), la France ne dispose pas dans son sous-sol de matières premières énergétiques. Le nucléaire lui a permis de pallier ce manque et constitue pour le pays un outil formidablement utile fournissant plus des 3/4 de son électricité ( et sans que l'on ait à se ruiner en important du gaz et du charbon).
a écrit le 02/03/2018 à 22:22 :
Le domaine nucléaire à bénéficié du meilleur en tout (théorie et pratique) et d'investissements considérables. Aujourd'hui les entreprises du nucléaire ont fait collection d'affairistes(innombrables corruptions à fort impact financier) et une après l'autre les entreprises du nucléaire ont épuisé un financement non bordé (un projet dont le coût est quadruplé, ça ne se fait pas aux USA, en France si, et personne n'est appelé à s'expliquer devant une instance rendant compte aux citoyens) Aujourd'hui EDF, la plus belle de ces entreprises, qui a reçu en dot un réseau performant, est plombée par une dette honteuse qui dans une entreprise d'un autre secteur la ferait déclarer en faillite pour entreprendre une sauvegarde de ce qui mérite. Ici on sort le chéquier et on ne ferme même pas les projets que d'autres pays gérent en bon père de famille : Linky, 8 milliards de dépense pour une charrue qui est devant les chevaux du renouvelables qu'il est censé bonifier de son soc. Qui a serré les freins du renouvelable en France et qui passe du vert avec un beau compteur ?
A ce prix Linky n'informe même pas les citoyens sur leur consommation comme c'était promis. Les gens qui ont fait leur vie dans le nucléaire n'ont pas vu combien le paysage énergétique a changé. La phase à tourné et ils se retrouvent marchant sur la tête, bridant encore plus la réalité du renouvelable. Même EDF EN annonce un tarif à $15/MWh (Dubaï) qui rentabilise le stockage hydrogène. La seule Europe éolienne a déjà dépassé en 2015 celle du nucléaire EU en terme de puissance installée. L'égalité en terme de production, vu la dynamique de développement de l éolien s'annonce en moins de temps que pour le cycle de construction d'un EPR, et même ce serait le double, le match est joué.
a écrit le 01/03/2018 à 12:13 :
Excellent article de Francis Sorin. Le fait est que l'énergie nucléaire est constamment présentée, à tort, comme le comble de l'industrie dangereuse. Récemment, sur BFMTV, Mr Lecornu secrétaire d'état auprès de Mr Hulot, parlait de Cigéo. J'ai été accablé de l'entendre parler de l'électricité d'origine nucléaire de façon négative et en particulier comme "d'un héritage de nos aïeux". Il oublie que cette énergie permet depuis 50 ans d'économiser des prélèvements dans les ressources d'énergie fossile dont personnes ne conteste qu'elles diminuent à grande allure. Où est la pensée écologique??
a écrit le 28/02/2018 à 15:07 :
Tous mes commentaires sont censurés, j'en prends note, bravo la Tribune.
a écrit le 28/02/2018 à 12:12 :
Incroyable déni de réalité et de propos antirationnel de la part du représentant de la SFEN : http://mcca-ain.org/index.php/cris-de-victimes
Réponse de le 01/03/2018 à 17:44 :
Les statistiques reflètent assez bien les réalités. C'est sur ces réalités que se fonde mon article. Quant à vos références je serais curieux de les connaitre
a écrit le 28/02/2018 à 11:52 :
Bonjour,
Je ne comprends pas. Vous avez publié le lundi 26 fev cet article que j'ai signé. Ce matin du 28 fev je note qu'il a fait l'objet de 34 commentaires. J'en ai pris connaissance et je m'apprête à y répondre. MAIS quand je clique pour retourner sur l'article je tombe sur la page datée du 26 fev et je ne retrouve plus les 34 commentaires mais seulement les 18 ou 19 parvenus en premier. Ma question est : que s'est - il passé et quand allez vous rétablir la totalité des commentaires liés à cet article, dont certains sont particulièrement intéressants ou parfois sans indulgence !? .. J'aimerais bien pouvoir y répondre. Merci de votre retour
Francis Sorin
a écrit le 28/02/2018 à 8:26 :
l'article est sincère, véridique et posé. Je partage totalement ce qu'exprime l'auteur et en ces temps de froid glacial où tous les moyens de production d'électricité sont mobilisés en France, je déplore que l'on ne mentionne pas davantage le rôle fondamental ce moyen de production, à l'écart des soubresauts de la géopolitique, et dont la puissance installée ne représente que 48 % du total existant en France et fournit néanmoins 75 % de l'énergie électrique. Écoutant hier sur une chaîne "d'information"nationale, j'ai noté que la speakerine expliquait " que le mix énergétique "grâce à l'éolien qui fournissait presque 5% de l'énergie permettra de passer cette période glaciale". Je constate que la désinformation et l'ignorance règnent au plus haut niveau de l'État et notamment sur des chaînes d'information dites" publiques".
a écrit le 28/02/2018 à 7:51 :
Enfin un texte honnête sur les prétendus dangers du nucléaire. Félicitations.
Il reste à savoir qui était derrière ces campagnes de mensonges, quels intérêts les soutenaient.
a écrit le 28/02/2018 à 0:11 :
Merci pour ce papier...
Tant qu'on ne saura pas stocker l'équivalent de la consommation électrique de notre pays pendant au moins une semaine, et cette consommation est appelée à augmenter (électronique nomade, voitures électriques, etc.), les énergies dites renouvelables (et à part l'hydraulique, il faut les qualifier plus exactement d'intermittentes, leur cycle de vie les rend tout sauf renouvelables) ne pourront pas assurer la base de notre consommation d'électricité. Le changement climatique rend d'une urgence absolue la diminution de la consommation d'hydrocarbures. Dans nos pays très densément peuplés et avides d'énergie, seul le nucléaire peut faire face au moins à moyen terme...
La sûreté, oui, c'est non négociable. Il ne faut pas a contrario qu'une interprétation purement réglementaire des textes masque une perte de compétence technique (je cite Jacques Repussard, ex-directeur de l'IRSN). L'épisode de fin 2016, où l'ASN a imposé l'arrêt de 15 réacteurs pour de soit-disant problèmes sur les fonds de générateurs de vapeur, pour admettre in fine qu'il n'y avait pas péril en la demeure, nous a coûté fort cher, et signe les dérives d'une institution sans contre-pouvoir.
a écrit le 27/02/2018 à 22:39 :
Francis Sorin a complètement raison. Il n'y a aucune rationalité dans le rejet de l'énergie nucléaire.Ses 30 ans d'âge dans notre pays démontrent sa fiabilité et son innocuité. Vouloir diminuer sa puissance installée , c'est souvent la remplacer par le gaz, la seule énergie qui ne soit pas intermittente (ou le charbon) dont on sait le danger, à l'échelle mondiale pour notre planète.
a écrit le 27/02/2018 à 22:20 :
Ce qu'écrit Francis Sorin est mesuré et raisonnable.
Il a raison de parler de" culture de sûreté", c'est la base même dans les activités nucléaires. Voici un point qui gagne à être connu:
Après Tchernobyl les industriels des centrales nucléaires ont créé WANO, l'Association Mondiale des Opérateurs Nucléaires, réunissant des représentants de tous les réacteurs nucléaires du monde entier: Son objet est d'analyser systématiquement ensemble tous les accidents ou incidents, graves ou sans gravité, survenus dans leurs installations, d'en tirer les enseignements et de les diffuser à leurs confrères de la façon la plus claire possible. On appelle cela le retour d'expérience.
Aujourd'hui WANO a étendu son champ à l'ensemble des activités nucléaires Elle inclut donc non seulement les centrales nucléaires, mais en particulier les installations du "Cycle du combustible".
Indépendamment des accidents ou incidents, WANO est sollicité pour inspecter n'importe quelle installation par des "peer reviews": Des spécialistes d'installations semblables, même venant.d'autres pays, des "pairs", viennent examiner comment est traitée telle question difficile et apportent leurs conseils.
Dans quelle autre activité mondiale réunit-on autant de soin pour assurer la sûreté?
a écrit le 27/02/2018 à 19:45 :
Je redis ici ce que fait remarquer Francis Sorin et quelques autres intervenants car c’est très important. Les réacteurs en fonctionnement en France sont du type du réacteur de Three Mile Island (TMI) avec comme modèle le réacteur de Beaver Valley que l’autorité américaine de sûreté vient d’autoriser à fonctionner 60 ans. Ils n’ont absolument rien à voir avec la conception et la surveillance de ceux de Tchernobyl et Fukushima. Leur conception a d’ailleurs été modifiée afin de prévenir et limiter le type d’accident dont TMI a été victime (sans conséquence sanitaire). On peut aussi noter que le fonctionnement de notre autorité de sûreté n’a rien à voir avec ce qui avait cours en URSS et au Japon. Qui oserait dire aujourd’hui que celle-ci est laxiste comme ce fut le cas au Japon ? Le nucléaire est une technique dangereuse, mais le risque auquel les populations sont confrontées dépend de la rigueur des mesures de sureté adoptées pour sa mise en œuvre et son exploitation.
En Allemagne, après la deuxième guerre mondiale, l’armée a été équipée d’avions de chasse américains du type Starfighter. C’est à peine croyable, mais 300 de ces unités ont été victimes d’accidents à cause de défauts de conception. On aurait pu penser qu’après une dizaine d’accidents les Allemands auraient renoncé à utiliser ces cercueils volants. Mais non. Ils ont persévéré. A croire que nos voisins aiment bien persister dans l’erreur ! L’aventure dramatique des Starfighters n’a pas empêché de continuer dans le monde à construire des avions de chasse. Tchernobyl et Fukushima sont en quelque sorte les Starfighters du nucléaire.
JYG
a écrit le 27/02/2018 à 19:22 :
Mon commentaire du 26 fév n'est toujours pas publié. Puis-je considérer qu'il va l'être ?
a écrit le 27/02/2018 à 19:09 :
Merci à La Tribune d’avoir publier cet article qui apporte des informations vérifiables et non entachées d’idéologie ! Il est devenu insupportable que des experts autoproclamés trahissent les sciences et la réalité quotidienne des réacteurs nucléaires... pendant que l’exemple énergétique allemand est l’exemple à suivre, placé sur un piédestal usurpé. Pourtant, notre voisin est le plus grand pollueur de l ´UE et le plus causeur de décès avec ses émissions de CO2 et aussi de ses poussières fines provenant de ses mines de lignite et de ses centrales thermiques!
A quand un reportage des journalistes de La Tribune sur ce qui se passe en Allemagne pour que les politiques ne puissent plus nier la réalité des désinformations qui trompent les Français de façon généralisée et très organisée ?
a écrit le 27/02/2018 à 17:35 :
Bravo. Qui peut HONNÊTEMENT réfuter cet argumentaire de bon sens, basé sur des faits incontestables. L'énergie nucléaire est sans aucun doute une des formes d'énergie les plus sûres et les plus respectueuse de l'environnement, gestion des déchets inclue.Prétendre le contraire n'est pas l'expression d'une opinion : c'est du dogmatisme.
a écrit le 27/02/2018 à 17:04 :
Monsieur Sorin a parfaitement raison, mais il n'est pire sourd que ceux qui ne veulent pas entendre. Demandez à Michèle Rivasi (et à la CRIRAD) combien l'accident de TMI a fait de morts et de blessés. C'est, effectivement, le seul accident nucléaire comparable à celui qui pourrait effectivement arriver à un des réacteurs français: Fusion du coeur et rien du tout à l'extérieur!
a écrit le 27/02/2018 à 16:14 :
Il faudrait un numéro entier de La Tribune, pour reprendre toutes les inepties développées ci-dessous par les sectateurs de l'écologisme, pour la plupart ignorants des concepts qu'ils manipulent, à commencer par l'impossibilité de tirer des conclusions fiables d'un retour d'expérience du nucléaire, inférieur à 100000 ans. Ah bon !
Cher "scientifique", d'où tirez-vous ce seuil fatidique ? Peut-être des grands nombres avec lesquels s'exprime généralement la durée de décroissance radioactive des principaux radioéléments ? Mais alors je crains de vous empêcher désormais de dormir la nuit, en vous apprenant que le principal responsable de la radioactivité de votre corps - 10000 Bq, tout de même - est le potassium 40 dont ladite période est de... un milliard d'années ! Comment un expert de votre trempe ne sait-il pas que, plus la période de décroissance radioactive d'un élément est grande, PLUS SA RADIOTOXICITÉ EST FAIBLE ! Si tel n'était pas le cas, ce ne serait pas prioritairement contre les effets de l'iode 131, D'UNE PÉRIODE DE 8 JOURS, que l'on chercherait à se prémunir, lors d'un accident...
Et il en va de cette même discrimination pour les déchets radioactifs dont les pouvoirs publics, dont c'est pourtant le devoir, taisent soigneusement que l'essentiel de l'inventaire radioactif est porté par des seuls actinides mineurs qui, après une décroissance de l'ordre de 300 ans, retrouvent, à peu de choses près, le niveau d'activité du combustible naturel... des pouvoirs publics manifestement noyautés par des gens qui ne tiennent surtout pas à ce qu'on délave le chiffon rouge agité sur et autour de Bure.
Quant à l'autre chiffon rouge de la dette d'EDF, sur le point de précipiter l'entreprise dans la faillite, il faut avoir un certain culot pour se gargariser avec la crème de cette tarte à la crème ! Et si celui qui en fait état commençait par regarder du côté des quelque 6 milliards que l'État doit à l'opérateur historique, au titre de la non compensation du recouvrement de la CSPE ! Une CSPE que l'idéologue accusateur n'a même pas vu augmenter de façon exponentielle sur sa facture, ces dernières années, augmentation qui n'en est pourtant qu'à ses débuts, foi de transition écologique !
Bref, toutes ces belles âmes qui disent se préoccuper de l'avenir des générations futures ne voient même pas qu'elles sont en train de leur préparer consciencieusement le pire des périls : celui d'une précarité énergétique durable. Or sans énergie suffisante, il ne peut y avoir ni prospérité économique, ni le confort le plus élémentaire.
a écrit le 27/02/2018 à 1:25 :
Encore une bourde... et c’est pas nouveau. La source d’énergie la plus propre et de loin la plus sécuritaire c’est l’hydroélectricité... et en plus, c’est de l’énergie renouvelable.
Réponse de le 27/02/2018 à 18:42 :
Voilà un argument tout fait typiquement mal digéré ....

Dans les périodes de forte consommation électrique (comme en décembre cette année ou maintenant) si de plus celle-ci a été précédée d'une période de sécheresse, notre hydraulique n'est justement plus renouvelable, dans la mesure où l'apport d'électricité est limité par le niveau d'eau dans les barrages et où la puissance de pompage est nulle parce que toute la production est consacrée à l'alimentation du réseau électrique.

Par ailleurs l'article fait bien de rappeler que l'accident grave de référence pour nos REP est TMI et non pas Tchernobyl ou Fukushima Daiichi .... Et cela fait une sacrée différence
Réponse de le 27/02/2018 à 19:56 :
On ne peut pas laisser passer des mensonges pareils
La source d’énergie la plus propre et de loin la plus sécuritaire c’est l’hydroélectricité...
http://www.epochtimes.fr/archive/front/6/6/21/n3497498p.html
La menace est rendue plus palpable encore par le souvenir de la rupture, en 1975 du barrage du réservoir Banqiao dans la province de Henan. Les pertes humaines avaient été colossales : en quelques jours, 26 barrages s’étaient écroulés l’un après l’autre, provoquant l’inondation de 9 comtés et la mort de plus de 100.000 personnes. L’insuffisance alimentaire et les épidémies qui s’étaient ensuivies avaient coûté la vie de 140.000 autres personnes.
Et puis rappelez-vous Malpasset: 423 morts
Réponse de le 27/02/2018 à 21:28 :
@ JMB

Non seulement ce que dit ''fritz'' est tout à fait pertinent et exact mais je vais prendre un peu de mon temps pour vous répondre et évoquer des arguments purement pédagogiques bien au delà de votre conception franco-française-franchouillarde du monde dans lequel vous vivez... bien malheureusement... et que tout le reste du monde déplore... et j'en suis... et probablement beaucoup d'autres ailleurs.

Non seulement l'hydroélectricité est une énergie propre et renouvelable, mais elle est aussi très économique et très largement efficace sur le plan du rendement énergétique.

De nombreux pays sont dotés de conditions très favorables pour exploiter cette ressource efficace et très rentable, qui ont créés les infrastructures et l'expertise nécessaire pour exploiter cette merveilleuse ingéniosité qu'est le courant de l'eau... ces quelques pays, dont j'espère vous êtes peut-être capables d'identifier, pourront fort aisément corroborés mes dires. :-)
a écrit le 27/02/2018 à 0:08 :
Il n'est pas tenu compte de nombreux paramètres comme par exemple le fait que les renouvelables se développent plus rapidement que le nucléaire ne l'a jamais fait en production et réduction d'émissions, ce qui avantage donc nettement les renouvelables en terme de réduction du nombre de morts et autres impacts sur la santé etc au plan mondial. Ces dernières ne sont pas radioactives. Il ne faut pas oublier que le nucléaire se juge sur plus de 100.000 ans et que l'on n'arrive pas à trouver un mode de langage compréhensible pour les générations futures alors que l'on sait les humains n'ont jamais manqué de faire des fouilles pour connaître leur passé. Que ses risques s'accroissent avec son développement de plus en plus fréquent dans des pays peu sûrs. Qu'il facilite la diffusion de bombes sales et la dissémination nucléaire. Que l'on ne peut accéder à la plupart des très nombreux sites pour des analyses précises et indépendantes et ce n'est pas sans raison. Beaucoup de données sont cachées. La transparence n'a jamais été de mise. L'impact sur les nombreux sous traitants est mal pris en compte. Les enquête médicales soulignent des marges importantes d'inconnues. De nombreux déchets nucléaires ont été rejetés en mer et le sont parfois encore. Les sites de production sont stratégiques et très limités ce qui est à l'origine de conflits. En cas de guerre ou de terrorisme l'impact sur les centrales serait immense et est constamment oublié. Il n'a évidemment pas lieu de relier renouvelables aux charbon ou au gaz comme trop souvent fait par le lobby nucléaire puisque renouvelables vont de pair avec stockage (le charbon est encore utilisé non à cause des renouvelables mais pour de simples raisons économiques) et que l'hydrogène et méthanation à partir de renouvelables réduit d'autant l'exploitation dans des mines ou autres forages pour des énergie polluantes et permet de réduire l'usage des batteries dans les transports lourds et longue distance où elles sont peu appropriées. Bref le bilan tant en termes de coûts, de sécurité et de meilleur impact en terme de vies favorise les renouvelables par rapport au nucléaire, charbon et gaz. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2214629618300598
a écrit le 26/02/2018 à 21:37 :
Le domaine nucléaire à bénéficié du meilleur en tout (théorie et pratique) et d'investissements considérables. Aujourd'hui les entreprises du nucléaire ont fait collection d'affairistes (innombrables corruptions à fort impact financier) et une après l'autre les entreprises du nucléaire ont épuisé un financement non bordé (un projet dont le coût est quadruplé, ça ne se fait pas aux USA, en France si, et personne n'est appelé à s'expliquer devant une instance rendant compte aux citoyens) Aujourd'hui EDF, la plus belle de ces entreprises, qui a reçu en dot un réseau performant, est plombée par une dette honteuse qui dans une entreprise d'un autre secteur la ferait déclarer en faillite pour entreprendre une sauvegarde de ce qui mérite. Ici on sort le chéquier et on ne ferme même pas les projets que d'autres pays ont géré en bon père de famille : Linky : 8 milliards de dépense pour une charrue qui est devant les chevaux du renouvelables qu'il est censé bonifier de son soc. Qui a serré les freins du renouvelable en France et qui passe du vert avec un beau compteur ?
A ce prix Linky n'informe même pas les citoyens sur leur consommation comme c'était promis. Les gens qui ont fait leur vie dans le nucléaire n'ont pas vu combien le paysage énergétique a changé. La phase à tourné et ils se retrouvent marchant sur la tête, bridant encore plus la réalité du renouvelable. Même EDF EN annonce un tarif à $15/MWh (Dubaï) qui assure la rentabilité du stockage hydrogène. Ceux qui ont fait notre nucléaire sont confits dans l'atome, le pays devra faire sans eux. La seule Europe éolienne a déjà dépassé en 2015 celle du nucléaire EU en terme de puissance installée. L'égalité en terme de production, vu la dynamique de développement s'anticipe en moins de temps que pour un cycle de construction EPR, et même ce serait le double, le match est joué.
a écrit le 26/02/2018 à 21:36 :
Le domaine nucléaire à bénéficié du meilleur en tout (théorie et pratique) et d'investissements considérables. Aujourd'hui les entreprises du nucléaire ont fait collection d'affairistes (innombrables corruptions à fort impact financier) et une après l'autre les entreprises du nucléaire ont épuisé un financement non bordé (un projet dont le coût est quadruplé, ça ne se fait pas aux USA, en France si, et personne n'est appelé à s'expliquer devant une instance rendant compte aux citoyens) Aujourd'hui EDF, la plus belle de ces entreprises, qui a reçu en dot un réseau performant, est plombée par une dette honteuse qui dans une entreprise d'un autre secteur la ferait déclarer en faillite pour entreprendre une sauvegarde de ce qui mérite. Ici on sort le chéquier et on ne ferme même pas les projets que d'autres pays ont géré en bon père de famille : Linky : 8 milliards de dépense pour une charrue qui est devant les chevaux du renouvelables qu'il est censé bonifier de son soc. Qui a serré les freins du renouvelable en France et qui passe du vert avec un beau compteur ?
A ce prix Linky n'informe même pas les citoyens sur leur consommation comme c'était promis. Les gens qui ont fait leur vie dans le nucléaire n'ont pas vu combien le paysage énergétique a changé. La phase à tourné et ils se retrouvent marchant sur la tête, bridant encore plus la réalité du renouvelable. Même EDF EN annonce un tarif à $15/MWh (Dubaï) qui assure la rentabilité du stockage hydrogène. Ceux qui ont fait notre nucléaire sont confits dans l'atome, le pays devra faire sans eux. La seule Europe éolienne a déjà dépassé en 2015 celle du nucléaire EU en terme de puissance installée. L'égalité en terme de production, vu la dynamique de développement s'anticipe en moins de temps que pour un cycle de construction EPR, et même ce serait le double, le match est joué.
a écrit le 26/02/2018 à 19:15 :
Francis Sorin a raison. Le nucléaire civile n'est plus lié au nucléaire militaire (qui est dangereux). Le plus gros danger nucléaire vient du soleil dont les rayonnements tuent énormément de monde par coups de soleil. Le soleil a plus tué que les bombes atomiques depuis qu'elles ont été lancées. Le nucléaire est 100 à 1000 fois moins dangereux que la production chimique carbonée pour l'électricité. C'est la bonne solution pour produire de l'électricité. Il est absurde de vouloir s'en passer. Les éoliennes et le photovoltaïque ne peuvent pas couvrir plus du tiers de la production d'électricité, et leur production donne de l'électricité de mauvaise qualité, de faible valeur marchande (production discontinue et difficile à synchroniser à 50Hz).
a écrit le 26/02/2018 à 16:26 :
Il faudrait que ceux qui ne sont pas hostiles au nucléaire se manifestent avec des arguments solides. Merci pour cet article. Il faut choisir entre la certitude de mourir de froid ou le risque d'un incident nucléaire majeur. Choisissez!
a écrit le 26/02/2018 à 14:07 :
Circulez il n'y a rien à voir !vous n'y connaissez rien !...
Ras le bol de la confiscation du débat. Dans les années 80/90, c'était 'grace au nucléaire nous avons l'électricité la moins chère au monde', maintenant que ce n'est plus vrai le lobby nous dit que 'le nucléaire francais est le plus sûr...'. A dire vrai, le lobby nucléaire gère une rente, ce qui ne prépare pas l'avenir.
Réponse de le 26/02/2018 à 15:00 :
Confiscation du débat par le lobby nucléaire ? Non mais vous rigolez ?

Dans le débat sur la transition énergétique on ne parle que d'électricité et de comment baisser la part du nucléaire ! La quasi totalité des journalistes sont opposés à cette énergie, et leurs articles sont quasiment tous négatifs !

Et lorsqu'on organise un débat public (par exemple pour Bure), les antinucléaires sabotent les discussions en faisant sonner des sirènes pour que personne ne puisse s'entendre !

Non mais c'est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité !
Réponse de le 26/02/2018 à 16:56 :
J'ai l'impression que vous êtes convaincu que le solaire et l éolien fournissent des kWh moins chers que le nucléaire, sans vous poser plus de question ! Moi je douite déjà d'une telle comparaison. Comment comparer le prix d'une énergie pas toujours disponible au prix d'une énergie toujours disponible ? Pourquoi, dans le cas du solaire ou de l'éolien, on ne tient pas compte des couts considérables de réseau qu'il faut développer pour connecter des petites puissance ( 2 MW).à faible tension au réseau national à haute tension , si seulement c'est possible ! etc ...etc.. Ne vous laissez pas intoxiquer et ne méprisez pas les techniciens qui maitrisent le sujet !
a écrit le 26/02/2018 à 13:21 :
Prenons un simple recul: Si le nucléaire n'existe plus vous n'avez plus de boulot et c'est embêtant de ne plus avoir de boulot, surtout une bonne place bien payée aux multiples privilèges, on le comprend bien hein...

"L'opinion publique a du mal à admettre que le nucléaire est la source d'énergie qui cause le moins de victimes"

Typique du" c'est la faute aux gens". à savoir l'excuse bidon d'une banalité affligeante utilisée en permanence par les propriétaires d'outils de production reposant seulement sur notre manque naturel de confiance en nous et rien d'autre, autant dire que la valeur d'une telle phrase est égale à zéro, pire démontrant que l'auteur de l'article ne maitrise absolument le sujet dont il parle.

Par ailleurs vous parlez de victimes directes, or le nucléaire de part la propagation d'air contaminé est invisible dans sa capacité de tuer, si vous voulez donc compter réellement les victimes du nucléaire il faut sortir de cette hypocrisie déplorable dans laquelle les thuriféraires nous plongent systématiquement à savoir celle des morts directs et prendre en compte l'explosion des cancers et autres leucémies dans les régions touchées.

Bref merci pour la messe atomique mon père mais pour ma part je suis athée et merci aussi tous les jours de me confirmer que j'ai raison.
Réponse de le 26/02/2018 à 15:03 :
"Par ailleurs vous parlez de victimes directes"

Non, les études auxquelles il fait référence sont bien évidemment "tout compris", càd y compris les accidents et la pollution de l'air.

Ensuite la radioactivité ne se voit pas mais elle se mesure particulièrement bien, à compris à distance.
Réponse de le 26/02/2018 à 15:31 :
"Non, les études auxquelles il fait référence"

ET où ça svp ? :D

Non les gars vous ne devriez pas insister, surtout avec un gars comme moi qui y croyait au nucléaire, qui ne pensait pas que la corruption politiciens et hommes d'affaires irait jusqu'à contaminer, irradier même ce domaine énergétique.

Il y avait une carte à jouer j'en suis sûr et certain mais la paresse liée à la corruption entre l'argent et les politiques a mené comme dit plus bas dans un commentaire à la gestion d'une rente et non d'une technologie.

Tous coupables de la mort de cette formidable avancée technique mais à un moment, quand les acteurs sont trop mauvais, dans un domaine aussi dangereux que le nucléaire il faut immédiatement arrêter.

A moins bien entendu d'un changement de stratégie à 180° mais de part l'imposture et la corruption des acteurs hélas je n'y crois plus du tout.

Donc au lieu de pinailler sur des chiffres vous feriez mieux de vous retrousser les manches et de bosser pour enfin changer le cours de cette économie désatreuse, merci.
Réponse de le 26/02/2018 à 15:34 :
"et prendre en compte l'explosion des cancers et autres leucémies dans les régions touchées."

Les études prennent bien en compte ces faits, sauf qu'en réalité on est loin de l'"explosion des cancers".

Voir par exemple les conclusions de l'OMS sur l'accident de Tchernobyl :

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs303/fr/

En Biélorussie, Ukraine et Russie, l'OMS indique notamment :

"Par ailleurs, l’existence d’une importante réduction de l’espérance de vie moyenne dans les trois pays au cours des 15 dernières années, non imputable à l’irradiation mais à l’alcoolisme, au tabagisme et à l’insuffisance des soins ajoute encore à la difficulté de mettre en évidence un quelconque effet de l’irradiation sur la mortalité par cancer."

Hors Biélorussie, Russie et Ukraine, l'OMS conclue notamment :

" Il y a beaucoup d’incertitudes au sujet des estimations et il est très improbable que l’examen des statistiques nationales du cancer permette de déceler la moindre augmentation"

En France, personne n'a jamais pu prouver un quelconque impact sanitaire des centrales nucléaires sur la population environnante. Et ça n'est pas faute d'avoir essayé.
Réponse de le 26/02/2018 à 16:00 :
@ Citoyen blasé :

En cherchant un peu, je suppose que ce représentant de la SFEN se fonde plus ou moins sur cette publication de la SFEN :
http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/bilan_sante_des_sources_d27energie.pdf

Elle-même cite notamment ce document de l'académie de médecine :
http://www.vie-publique.fr/documents-vp/energie_2005/academie_medecine.pdf

Qui elle-même se fonde sur la série d'études ExternE commanditée par la Commission Européenne :
http://www.externe.info/externe_d7/?q=node/6
Réponse de le 26/02/2018 à 16:33 :
Et admettons que vous ayez raison, expliquez nous pourquoi les gens haïssent le nucléaire alors ?

Parce qu'il n'est représenté que par des gens, compromis, hystériques et avides dont vous nous faites encore une belle représentation théâtrale.

Bon je pense que vous pouvez le valider ce commentaire là svp, sinon c'est du grand n'importe quoi, merci.
a écrit le 26/02/2018 à 13:11 :
"un champ inépuisable de prophéties alarmistes désignant chaque centrale comme le lieu d'un accident inéluctable. "
De nos jours, s'il y a UN risque (sur cent milliards), ça semble "inévitable" pour certains que ça arrive, comme les vaccins, il peut y avoir UN effet secondaire chez quelqu'un, c'est TROP (les gens seront de plus protégés contre quelque chose qu'ils n'attraperont pas, un médicament sert pour un but, les effets secondaires vont avec, c'est du soin pas du préventif).
Ce qui est dangereux est surveillé comme le lait sur le feu, les gens ne sont pas inconscients.
On a bien un risque de ne pas rentrer chez soi en prenant le volant, mais on conduit quand même et parfois une vie entière sans accident.
Réponse de le 26/02/2018 à 16:01 :
le probleme, c est qu un accident nucleaire, c est pas un accident de voiture ...

Si vous rentrez dans un platane, au pire ca fait quelque morts et 1 h apres les gens peuvent de nouveau circuler sur la route en question...
Si un de nos reacteurs explose, c est une bonne partie de la France qui est contaminee et donc inhabitable pour des millenaires (ca depend evidement quel reacteur explose, comment soufflent les vents et s il pleut).

La question est donc, est ce que le jeu en vaut la chandelle ?
Réponse de le 26/02/2018 à 16:31 :
@ cd :

Non, la question n’est pas « nucléaire ou pas nucléaire ? », la question est « nucléaire ou quoi d’autre ? ».

La question est « est-ce qu’on une solution alternative qui impacte moins la santé humaine et l’environnement ? ».
Réponse de le 26/02/2018 à 17:03 :
Les etudes statistiques doivent montrer qu' en France, un individu risque plus de mourrir d'une chute de météorite que d'un accident nucléaire ! Le jeu du nucleaire en vaut il la chandelle ? Oui !_____
En revanche le risque de mourrir dans un accident de voiture est 10 000 (ou 100 000 ou 1000 000) fois plus élevé. Pendre sa voiture vaut il le coup ? La plupart des français disent "oui" aussi, malgré le risque qui devient là significatif !
Réponse de le 27/02/2018 à 9:55 :
Je suis un farouche pro nucléaire (par pragmatisme, voir contribution de Bachoubouzouc 26/02/2018 16:31)
Toutefois, j'ai une certaine sympathie pour la contribution de cd du 26/2 à 16:01 car si un accident arrivait....
Il faut espérer que les ingénieurs ont étudié tous (j'écris bien tous) les scénarios pour classer les boucles de sécurité (sil) mais le problème, c'est que ce sont des hommes et l'erreur humaine est toujours possible.
On peut toutefois penser que toutes les personnes - français et étrangers - qui travaillent dans ce domaine ont des échanges fréquents sur la sécurité.
Cordialement

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