Eramet : malgré des pertes liées à la crise calédonienne, le groupe minier reste confiant
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Eramet subit sa première perte nette semestrielle depuis 2020, à -41 millions d'euros.
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Eramet subit sa première perte nette semestrielle depuis 2020, à -41 millions d'euros.
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Le groupe minier français, Eramet, a publié, ce jeudi, ses résultats du premier semestre 2024. Des résultats décevants puisqu'Eramet subit sa première perte nette semestrielle depuis 2020, à -41 millions d'euros. En cause, notamment, la baisse des prix des minerais sur les marchés et les pertes de sa filiale en Nouvelle-Calédonie, en raison de la crise politique sur place.
Selon lui, « l'effet prix » pèse à hauteur de 310 millions d'euros sur le résultat brut d'exploitation (Ebitda ajusté, incluant certaines filiales), qui chute de 27% sur un an, à 247 millions d'euros. Cet effet diminue aussi le chiffre d'affaires, qui ressort à 1,5 milliard d'euros, soit 9% de moins qu'au premier semestre 2023.
Par ailleurs, selon Nicolas Carré, la filiale calédonienne Société Le Nickel (SLN), qui exploite les mines sur le caillou « a connu un premier semestre vraiment très difficile, aggravé par les émeutes qui ont démarré le 13 mai dernier en Nouvelle-Calédonie ».
A travers ces émeutes, les partisans de l'indépendance réclamaient le retrait de la réforme constitutionnelle, qui a provoqué les pires violences en 40 ans et réveillé le spectre des « Evénements » qui, de 1984 à 1988, avaient fait près de 80 morts et craindre la plongée de la Nouvelle-Calédonie dans la guerre civile.
Au total, 700 entreprises ont été incendiées, pillées ou vandalisées, avait dénombré début juillet le gouvernement présidé par l'indépendantiste, Louis Mapou. La facture pour les infrastructures publiques se chiffre, elle, à 1 milliard d'euros.
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L'exploitation des mines était donc impossible « sur une majeure partie » du deuxième trimestre, selon le communiqué. Or, l'exploitation du nickel est au cœur de l'économie calédonienne, qui recèle d'importantes réserves, mais traverse une crise sans précédent affectée par la baisse du prix du minerai, qui a dévissé de plus de 45% en 2023, causant des pertes record pour les groupes exploitant les trois usines de l'archipel.
Hors SLN, « notre résultat net part du groupe serait positif de 31 millions d'euros sur le semestre », a souligné Nicolas Carré. Et Eramet s'est dit « confiant » pour l'année, annonçant une performance « nettement supérieure » au second semestre grâce à une remontée des prix, et a même nettement relevé son objectif de résultat brut d'exploitation, désormais attendu entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros en 2024.
Pour justifier son optimisme, Eramet rappelle que traditionnellement le second semestre est meilleur pour le groupe en raison de la météo, mais il mise aussi sur la nette progression des volumes de minerai produits au premier semestre et la hausse attendue des prix sur les marchés mondiaux. Pour preuve, le minerai de manganèse, a vu ses prix augmenter de « 65% par rapport au premier semestre 2024 », a souligné le directeur financier.
Le groupe espère donc un prix moyen supérieur de 2,5 dollars par rapport à 2023 et explique qu'une augmentation d'un dollar sur le prix de la manganèse « représente 255 millions d'euros » de résultat brut d'exploitation en plus pour Eramet. L'ensemble des ces facteurs d'espoir « nous rend particulièrement confiants dans la perspective d'une très forte amélioration de notre performance financière d'ici la fin d'année », a indiqué Christel Bories, PDG d'Eramet, citée dans un communiqué.
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L'avenir qui semblait flou pour l'usine KNS de Nouvelle-Calédonie, semble se dessiner de manière sombre. L'entreprise a annoncé, ce vendredi 26 juillet, un plan de licenciement de ses 1.200 salariés. Dans l'attente d'un repreneur, et depuis que l'actionnaire Glencore a décidé de revendre ses parts, l'usine dite « du Nord » ne fonctionnait plus depuis six mois.
Si les dirigeants ont signalé à France TV Outre mer la Première que « trois groupes continuent à montrer un intérêt pour notre entreprise », l'absence d' « offre finalisée » a mené l'entreprise a annoncé un licenciement collectif. Ce sont 1.200 contrats de travail qui risquent d'être rompus au 31 août. Seule une cinquantaine d'employés seraient maintenus sur site pour le garder en état au stade de veille « froide ».
Malgré cette annonce, Koniambo Nickel SAS insiste : « La décision de mettre en œuvre le plan de licenciement ne remet pas en cause le processus de recherche d'un nouveau partenaire ».
(Avec AFP)
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