« C'est un vrai sujet de préoccupation », n'a pas caché Marc Ferracci, ce jeudi 27 février. En marge d'un sommet européen sur la sidérurgie européenne, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie s'est montré inquiet face aux toutes récentes menaces de Donald Trump d'appliquer prochainement 25 % de droits de douane sur les produits européens. Une menace que le locataire de la Maison-Blanche a déjà promis d'actionner à l'encontre de partenaires stratégiques comme le Mexique et le Canada.
Quelques heures auparavant, son ministre de tutelle, Éric Lombard, en charge de l'Économie mais aussi de la Souveraineté industrielle, s'est pourtant montré plus ferme en annonçant la réciprocité d'une telle décision. Mais ce scénario ne semble pas souhaité par son homologue italien, Adolfo Urso, ministre des entreprises et du made in Italy.
Pour l'Italie, le sujet est d'autant plus préoccupant que le pays est devenu en 2024 le quatrième exportateur mondial derrière la Chine, les États-Unis et l'Allemagne. La Botte devance désormais le Japon, mais aussi la Corée du Sud. Selon des chiffres de l'OMC, les exportations italiennes ont bondi de 480 à 626 milliards d'euros entre 2016 et 2023 et son gouvernement estime qu'elles devraient dépasser les 700 milliards en 2026. Surtout, une grande partie de l'excédent commercial de l'Union européenne envers les États-Unis est assuré par l'Italie.