« Dans quelle ville voyez-vous des industries chimiques dangereuses se développer ? On n'installe plus d'industrie dangereuse dans les centres urbains, cela relève du bon sens ! On vient ajouter du risque à un endroit où on ne devrait pas », s'inquiète Jérôme Favrel. Le président du comité de quartier Croix-de-Pierre/Route d'Espagne à Toulouse s'inquiète de l'arrivée prochaine de l'usine Ipsophène, sur une partie de la friche AZF, pour mener à bien sa production de paracétamol français.
Ce futur site industriel doit commencer sa production en continu dans les prochains mois, après avoir installé ses moyens de production dans un bâtiment inoccupé sur un foncier d'ArianeGroup, qui fabrique à Toulouse un composant du carburant de ses lanceurs. « Dans le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de 2014, la préfecture a acté que ce bâtiment devait rester vide (...) Ce site est totalement enclavé dans la métropole toulousaine », peste le représentant du comité de quartier. Dans les faits, ce dernier s'interroge sur l'installation prochaine d'une usine Seveso seuil bas sur un site déjà classé seuil haut, malgré une rencontre avec la direction d'Ipsophène au début du mois de décembre.