2025, une année crash test pour l'industrie française

Pierrick Merlet
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Une ligne de production dans l'usine Renault de Flins le 6 mai 2020 (photo d'illustration).
REUTERS/Gonzalo Fuentes

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Une ligne de production dans l'usine Renault de Flins le 6 mai 2020 (photo d'illustration).
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Après le vote du budget, place au sauvetage de l'industrie française au sein du gouvernement. Le ministre de l'Économie, Éric Lombard, qui a passé plusieurs semaines à rencontrer les différents partis politiques pour doter la France d'un budget, va désormais rencontrer les grands patrons du pays ces prochains jours. Il s'entretiendra tout d'abord avec le patron d'Airbus, Guillaume Faury, puis avec Eric Trappier (Dassault et UIMM), avant Luca de Meo (Renault Group) et le nouveau patron de la CPME, Amir Reza-Tofighi.
Tous ces grands dirigeants ont le point commun d'avoir pris la parole ces derniers jours pour dénoncer l'absence de politique nationale de soutien à l'industrie et les conséquences du nouveau budget sur leurs activités. Il a même été question d'une certaine fronde des grands patrons. « À côté du vote du budget, la priorité, c'est la protection de notre économie et de notre industrie », avait pourtant confié le ministre Éric Lombard, il y a quelques jours dans un entretien au journal Les Échos.
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Au sein de l'entourage du locataire de Bercy, on se veut clair et rassurant : la priorité était au budget, désormais les dossiers industriels vont remonter en haut de la pile des sujets à traiter en priorité. Entre coût du travail, simplification normative et administrative, soutien à l'investissement et à la décarbonation, prix de l'énergie...les dossiers ne manquent pas. Selon le baromètre de la souveraineté 2025, qui s'appuie sur un sondage de 501 entreprises françaises réalisé par OpinionWay pour les cabinets By.O et Cubik, l'énergie est pour 20 % d'entre elles une matière première critique en 2025, contre 10 % l'année passée.
Pierrick Merlet