L’enseignement supérieur privé oriente sa boussole vers Rouen
Nathalie Jourdan
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Vue du futur campus de la Catho de Paris sur les hauteurs de Rouen
ICP
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Vue du futur campus de la Catho de Paris sur les hauteurs de Rouen
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Ce matin-là, il n'y a ni témoins, ni fiancés dans la salle des mariages de l'hôtel de Ville de Bois-Guillaume, une localité cossue des hauteurs de Rouen. A leur place, un aréopage de cadres cravatés venus présenter le nouveau projet de Galileo Global Education sous l'œil approbateur du maire. La multinationale codétenue par la famille Bettencourt Meyers tient à faire savoir qu'elle a choisi le « Neuilly » rouennais pour implanter son 60ème campus dans l'Hexagone. Connu pour son appétit dévorant, le géant français aux 200.000 étudiants a cette fois jeté son dévolu sur un bâtiment de 1.800 mètres carrés au cœur d'un parc d'affaires.
Moyennant 2 millions d'euros d'investissement, l'endroit arborera les enseignes de deux des (nombreuses) entités du groupe : les écoles de commerce et de management ESG et ESARC. « Ce sera le onzième campus que nous ouvrirons en province sous ces marques », indique Laurent Zalc, fraichement nommé directeur des lieux. Comprendre, le modèle est bien rodé. Comme ses pairs, l'établissement proposera une offre de formation (BTS, Bachelor et Mastère) essentiellement par la voie de l'alternance dont Galileo et ses concurrents se sont fait une spécialité. Pour mémoire, le « Sup' privé » fournit aujourd'hui les trois quarts des bataillons d'alternants. Dans le cas rouennais, « la part des apprentis atteindra 80% des effectifs », précise Laurent Zalc.
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A propos des effectifs justement, le dirigeant prédit un démarrage sur les chapeaux de roues. Il se fait fort d'accueillir 200 élèves dès la rentrée de septembre puis un bon millier à l'horizon de cinq ans ce qui supposera une extension. A première vue, l'objectif est tenable. Comme ses autres sites jumeaux, celui-ci devrait tirer parti de la baisse de la mobilité étudiante. Depuis la crise Covid, les lycéens provinciaux boudent en effet l'exil estudiantin, dispendieux pour leurs familles.
Nathalie Jourdan
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