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La voiture électrique, un atout pour la transition énergétique

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La voiture électrique s'inscrit dans la transition énergétique
La voiture électrique s'inscrit dans la transition énergétique (Crédits : Bizoo_n)
Forte d’un bilan écologique favorable, la voiture électrique s’inscrit totalement dans la réussite du processus de transition énergétique, selon une étude de l’association Avere France.

L'étude, menée par la Fondation de la Nature et l'Homme et European Climate Foundation, fait état d'un bilan climatique des véhicules électriques « d'ores et déjà indéniablement positif ». Ils sont ainsi, selon ses auteurs, en mesure de devenir « un accélérateur du développement des énergies renouvelables » en France.

L'association Avere France rappelle que les transports sont responsables « d'un tiers des émissions de gaz à effets de serre ». Dans ce contexte, le développement du marché de la voiture électrique en France parait indispensable, selon elle. En 2016, d'après les relevés effectués dans le cadre de l'étude, une voiture électrique -citadine ou berline- a ainsi une contribution au changement climatique « deux à trois fois inférieure à celle d'un équivalent thermique ». Et ce, de sa production à sa destruction.

Un « avantage significatif », à en croire l'Avere, qui s'amplifierait dans le cas où l'objectif de transition énergétique serait atteint à l'horizon 2030. Même chose dans un scenario à 100% d'énergies renouvelables dans le mix électrique français en 2050. A l'inverse, « un mix comprenant plus d'électricité carboné risquerait de dégrader le bilan de l'électrique », relève l'étude. Dont les auteurs précisent que le développement de la mobilité électrique passe donc par une adéquation avec celui des énergies renouvelables.

Au service des énergies renouvelables

Le développement de l'électromobilité devrait d'ailleurs booster celui des énergies renouvelables. Pour les auteurs de l'étude, « le véhicule électrique offre des moyens de flexibilité complémentaire au système électrique, qui permettront d'apporter des réponses à une partie des enjeux liés à l'intermittence de production des énergies renouvelables ».

Résultat, poursuit l'Avere, « associés à des solutions de recharge intelligentes, les véhicules sont susceptibles de renvoyer de l'électricité au réseau pour soulager les pics de consommation, maîtriser les surcharges ou encore absorber les surplus d'énergie générés notamment par les renouvelables ».

Une fonction de stockage de l'électricité qui pourra se prolonger au-delà de la vie du véhicule, note-t-on dans le compte-rendu de l'étude. Renault planche déjà dessus, avec la « seconde vie » offerte à certaines batteries usagées de ZOE ou de Kangoo Z.E..

De telles solutions sont à même, précise l'Avere, « de créer des solutions de stockage-tampon dans divers domaines ». Ce pourrait ainsi être le cas chez les particuliers ou dans les bureaux « où elles seront associées à de la production renouvelable », notamment avec le photovoltaïque.

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Commentaires
a écrit le 14/01/2018 à 22:46 :
Batterie NON , H2 OUI .
a écrit le 13/01/2018 à 13:02 :
@ Studer : vous ne connaissez strictement rien au sujet et inventez n'importe quoi puisqu'il a été bel et bien été nécessaire de construire des barrages associés au parc nucléaire pour en réguler la production, de même qu'il y a des envois constants vers notamment la Suisse pour stockage également et vente à bas prix et rachat à coût plus élevé. Les centrales allemandes qui ont été soumises à des variations et régulations très partielles se sont usées particulièrement comme vous pouvez le vérifier si çà vous arrive d'approfondir un peu le sujet au lieu de laisser dériver votre imaginaire. Si vous connaissiez le fonctionnement d'une centrale thermique vous sauriez qu'il est absurde au plan rendement, durabilité et coût de s'en servir pour réguler les renouvelables et que le nucléaire n'a pas non plus été conçu pour cela. Seuls divers modes de stockage appropriés selon les situations ont une bien meilleure et beaucoup plus rapide réponse. Le prix du MWh EDF en France avec les rallonges récentes est de plus de 125 euros le MWh. Le prix que vous évoquez n'est même pas celui de l'ancien parc nucléaire et EDF réclame un prix de plus de 50 euros le MWh pour faire face à son endettement. Non les prix des appels d'offres solaire et éolien concernés sont comme vous pouvez le vérifier aux Etats-Unis (Colorado etc) et en Australie entre autres "stockage inclus". Pourquoi croyez vous qu'Engie se détourne du nucléaire et qu'EDF parmi bien d'autres se tourne après l'éolien massivement vers le solaire (30 GW d'ici 2035) alors que les aides disparaissent sur la plupart des appels d'offres et n'existeront plus à cette date. Vous avez plus de 20 ans de retard dans vos analyses c'est plus qu'affligeant. Lisez en détail les rapports semestriels et annuels d'Entso-e qui regroupe 34 pays et 41 opérateurs de réseaux ou consultez Météo France et vous verrez que vos absences de vent sur un tel réseau sont des balivernes et qu'il y a au contraire une très grande stabilité et ce de plus en plus avec l'optimisation du réseau. C'est le rôle et la responsabilité de ces opérateurs donc consultez les professionnels et leurs rapports détaillés plutôt que de délirer. Pour votre information il existe plus de 300 solutions de stockage d'électricité dont plus d'une centaine sont retenues comme ayant un rendement élevé, un bilan économique satisfaisant ou autrement proche de l'être. Voyez pour preuve la progression exponentielle de ce secteur, la baisse des prix parfois plus rapide que dans le solaire en son temps et les nombreux rachats effectués par les entreprises du secteur énergie ces dernières années. Vos affirmations sont erronées à chaque ligne puisque si vous lisez le dernier rapport de l'opérateur de réseau français RTE qui fait état des scénarii "Ampère" et "Volt" notamment il précise, je cite, que "dans tous les cas il est économiquement pertinent de réduire la part de nucléaire" donc de réduire les coûts de production, en réduisant les émissions et avec une part de renouvelables de 50%, de 46% pour le nucléaire et de 4% de thermique dans le scénario Ampère. Vérifiez c'est facile à trouver. Quant à l'Allemagne le sous sol riche en lignite est un secteur très subventionné et le nucléaire n'est évidemment pas rentable comparativement. Seules les renouvelables sont capables de concurrencer le charbon et donc de pouvoir faire fermer les centrales charbon polluantes tout comme çà a été le cas dans tous les autres pays dans la compétition en cours. Enfin prenez le coût de l'électricité allemande "hors taxes" car il inclue notamment une taxe très élevée d'efficacité énergétique qui comme au Danemark s'est avérée très efficace puisque l'Allemagne est numéro 1 mondial dans ce domaine et les danois suivent de près. La France est par contre en retard dans ce domaine. Donc ne mélangez pas "coût réel" de l'électricité et coût TTC et distinguez "prix pour les particuliers" et "les entreprises". Les entreprises allemandes ne paient assurément pas le double des entreprises françaises, encore une ineptie de votre part. Il faut donc comparer le coût réel hors taxes et l'évolution sur la durée d'une transition et là vous verrez que çà grimpe en France alors il y a déjà eu par exemple au Danemark stabilisation puis retournement des coûts nets et que nous allons payer de plus en plus cher le vieillissement du parc nucléaire, son démantèlement etc. Le nucléaire coûte toujours très cher au début et à la fin alors que les renouvelables sont produites en séries, s'améliorent, sont recyclables, ont des sources d'énergies gratuites donc voient forcément leurs prix baisser plus que les autres qui sont des ressources finies par rapport à une ressource infinie à notre échelle humaine (solaire/éolien etc). Soyez donc un peu sérieux avant de parler d'un sujet que vous ne connaissez pas.
a écrit le 13/01/2018 à 9:45 :
@Energeticien
Votre pseudo ne reflète pas vos écrits qui sont totalement erronés.
Dire que le nucléaire a besoin de stockage est une aberration, puisque les centrales s'adaptent parfaitement à la demande, et ce depuis des décennies !
A l'inverse, les variations aléatoires du solaire et éolien doivent être compensées par des centrales pilotables, soit au charbon soit au nucléaire, choisissez !
Et le prix du MWh nucléaire que vous mentionnez est un prix de vente par EDF aux anglais : EDF fait du business ! En France, cela a été abondamment documenté, le prix de revient du MWh nucléaire émarge à 32 €/MWh.
On ne peut le comparer au prix des derniers appels d'offres solaires ou éoliens, car ceux concernent des MWh intermittents, donc qui entrainent des coûts supplémentaires dits de "backup" pour compenser les périodes sans vent ou sans soleil. Le stockage massif d'électricité pourrait permettre à ces énergies de vendre un MWh comparable au nucléaire, mais ce n'est qu'un concept puisqu'il n'existe aucune solution technologique à l'heure actuelle.
Enfin, sans stockage, il est techniquement impossible de dépasser 30 à 40% d'énergie intermittente dans le mix global, sans risquer la panne géante (blackout) à chaque instant.
Le nucléaire est donc incontournable, sauf à accepter comme les Allemands à développer le charbon en complément de l'éolien et du solaire, et à payer très cher l'électricité (le kWh allemand est le double du nôtre).
a écrit le 11/01/2018 à 10:23 :
Quand aura t'on une étude sérieuse sur l'impact et les avantages réels de l'électrique sans occultation, sur l'environnement à part des affirmations manipulées par les groupes de pression.
Coût de l'empreinte carbone sur l'ensemble de la chaine de fabrication des véhicules ,des batteries, installation des points de chargement, ensemble du recyclage des batteries, leur stockage, le coût et l'impact des matières premières, rares, achetées à l' extérieur, qualité de la production de l'énergie !!!!!
Pour l'instant faire Marseille-Paris en une traite est impossible et imaginons mal la pagaille aux stations service de centaines de voitures en attente de charge.
Pour l'instant les nouveaux moteurs allongent l'autonomie des voiture de 20% à un coût réduit à savoir 64€ pour 1000 km, montant inférieur au prix des péages.
Réponse de le 13/01/2018 à 4:07 :
@ Aldo : De plus en plus de batteries sont à charge totale rapide (moins de 10 minutes) et autonomie doublée avec anode silicium. Le recyclage ne pose pas de problème majeur. Un VE dure bien plus longtemps et nécessite bien moins de réparations et coûts comparé à un véhicule thermique (étude université de Leeds etc). Donc le VE va s'imposer et l'électro-solaire est encore mieux (Lightyear One etc). Les chinois l'ont parfaitement compris comme pour les renouvelables et après leur marché national ils vont rapidement investir encore plus le marché mondial. Ouvrez les yeux le prix du pétrole fini fluctue bien plus que celui de l'électricité renouvelable de plus en plus bas à produire.
a écrit le 10/01/2018 à 16:29 :
les chinois on deja fais leurs premiere route electriques, imagine demain des voitures electrique recharge pars de l energie faite par des routes faissant de l ernergie electrique rechargent les bornes,?; les hommes demains seront independant du petrole du nucleaire et de l uraniun,?c est pas une question d argent c est une question de volonte de nos elues qui ne doivent plus ecouter les lobistes des energies fossiles , le prope de l homme c est de rever un autre monde ou on pourras respirez a nouveaux et ou la terre retrouveras un equilbre naturel? TOUS CELA BIEN SUR ACOMPAGNIER PAR DE NOUVELLES FORET PARTOUT OU LE DESSERT AVANCE? CELA CE FAIT DEJA? AIDONS LES CES HOMMES DE BONNE VOLONTE???
a écrit le 10/01/2018 à 11:56 :
Cela reprend ni plus ni moins les concepts développés depuis des années par Elon Musk et bien d'autres fabricants ou centres de recherche, y compris en France.
D’ailleurs, de ce que j’ai trouvé sur le web, le premier accord de Renault date de 2011 avec la CNR et Engie.
Quel que soit le concept stockage,
- mobile de Vehicle-to-grid (V2G),
- ou fixe dans une maison et permettant de lisser l’autoproduction d’énergie,
on sort du modèle classique de fournisseur/client pour aller vers les fournisseurs multiples, le distributif, la blockchain, etc…
Ce qui ramène le problème non pas à la technologie et aux prix (même si pour le moment on n’a pas de fabricant leader en batteries), mais à l'architecture et la gestion intelligente de la répartition des lieux de production et de stockage.
Sachant qu’il y a des techniques de stockage à une échelle plus grande (Stockage souterrain et hydrogène) qui ne pourront probablement pas être disséminées partout sur le territoire.
Côté infrastructures, les projets se multiplient tout comme les acteurs, que ce soit les constructeurs automobiles, les énergéticiens, les operateurs infrastructures et transports, les acteurs des TP, les groupements intercommunaux, les métropoles, les régions…
Cette granulométrie multiple devrait inciter le gestionnaire du réseau à s’adapter rapidement et à rendre le réseau plus interopérable, voire interactif. Sauf que le gestionnaire du réseau dépend essentiellement d’un seul producteur/fournisseur d’électricité, qui reste attentiste et fonctionne encore de manière très centralisée et monopolistique.
On ne pourra pas non plus freiner les entreprises, les collectivités et les particuliers dans leur volonté de produire ou de stocker leur propre électricité et empêcher des acteurs multiples d’installer et gérer des bornes de recharge et des parcs de véhicules.
Sinon autant rester au véhicule thermique, au moins on a le choix de la station service.
Voir aussi le site : http://www.avem.fr/index.php?page=bornes
a écrit le 06/01/2018 à 11:40 :
Incroyable que l'AVERE fasse la confusion entre "énergie décarbonée" et "énergie renouvelable". Elle ne dit aucun mot de l'atout fantastique que constitue l'électronucléaire dans notre pays, qui produit une électricité totalement décarbonée et surtout non intermittente (comme l'hydraulique).
Il faut croire que cette émanation de la Commission Européenne est aussi engluée qu'elle dans l'idéologie antinucléaire.
Un tel esprit partisan rend le contenu de l'article douteux, même s'il est évident que l'avenir est au véhicule électrique, d'autant qu'en France notre énergie étant quasiment exempte de carbone, point n'est besoin de faire la promo des énergies intermittentes.
Réponse de le 13/01/2018 à 4:02 :
@ Studer : le MWh EPR est autour de 130 euros (tous frais non inclus et qui nécessite aussi du stockage) à comparer à l'éolien ou le solaire avec stockage qui sont déjà à 30 euros aux Etats-Unis (Colorado), Australie etc et à peine plus en Europe. Les renouvelables se développent dans tous les pays du monde et bien plus vite que le nucléaire ce n'est pas sans raison, ouvrez les yeux. La Chine domine le marché solaire, éolien, bientôt les VE et les batteries et l'Inde met tout son poids pour accroître cette forte tendance dans les décennies à venir. Consultez les études type Ieefa récentes entre multiples autres.

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