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Quelle stratégie pour le climat en Île-de-France ?

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(Crédits : DR)
Région la plus densément peuplée de l’Hexagone, l’Île-de-France doit relever d’importants défis énergétiques. Dans cette optique, Valérie Pécresse, présidente de la région, a présenté un nouveau « plan énergie climat » en juin dernier. Un rendez-vous qui était très attendu par les principaux acteurs énergétiques du pays.

Accueillant près de 12 millions d'habitants, l'Île-de-France a d'importants besoins énergétiques. En 2015, la région a ainsi consommé 68 500 gigawattheures (GWh) : un chiffre en hausse constante, d'environ 2 % chaque année. À l'horizon 2030, la consommation électrique de l'Île-de-France devrait connaître une augmentation de 9 000 GWh, pour atteindre les 77 500 GWh. L'une des raisons de cette hausse ? Les travaux d'aménagement du Grand Paris.

Lire aussi : Énergies océaniques : un potentiel à affirmer

Objectif « zéro carbone » en 2050

Pour l'Île-de-France, l'objectif majeur est de devenir une région « zéro carbone » à l'horizon 2050. Certains chantiers seront réalisés à plus court terme, fixé à 2030. Parmi les priorités de cette nouvelle stratégie, on trouve principalement une réduction de la consommation énergétique. L'objectif à atteindre a été fixé à 16 800 GWh à économiser chaque année, afin de ne pas dépasser les 77 500 GWh.

Autre priorité énoncée par Valérie Pécresse, une augmentation de la production électrique associée au développement de la mobilité douce :

  • développement de la mobilité électrique ;
  • incitation à l'achat de véhicules propres ;
  • soutien aux mobilités propres (covoiturage, vélo, marche à pied) ;
  • sortie du diesel d'ici à 2030 ;
  • fin de la motorisation thermique d'ici à 2040.

Pour y parvenir, l'Île-de-France a débloqué un budget de 150 millions d'euros permettant de financer les projets à l'horizon 2021. D'ici à 2030, la région prévoit d'investir 500 millions d'euros dans le plan énergie-climat.

L'Île-de-France mise sur les bioénergies, le solaire et l'éolien

Afin d'atteindre ses objectifs ambitieux, la région mise sur les énergies renouvelables. Valérie Pécresse a fixé à 40 % la part des énergies renouvelables d'ici à 2030, et 100 % à l'horizon 2050. Plusieurs axes sont envisagés pour y parvenir :

  • le développement des bioénergies, avec une augmentation des projets de méthanisation ;
  • le développement de l'énergie solaire en collaboration avec l'Institut d'aménagement et d'urbanisme ;
  • le développement de l'énergie éolienne grâce à la construction de quatre parcs éoliens qui a déjà commencé à Arville (Seine-et-Marne), Allainville-aux-Bois (Yvelines), Angerville et Boissy-la-Rivière (tous deux dans l'Essonne) ;
  • la création d'un fonds de développement des énergies renouvelables et de récupération.

Lire aussi : Le réseau électrique face aux aléas climatiques

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a écrit le 05/09/2018 à 17:48 :
Le solaire en toiture c'est environ 40% de la consommation. En façade et vitrages c'est au minimum 40% aussi. Le solaire thermique c'est encore beaucoup plus. Le stockage longue durée local existe. Donc rien que çà apporte beaucoup même si tous les immeubles ne peuvent en faire. C'est tout l'intérêt de l'énergie locale et des échanges d'énergies où les bâtiments sont producteurs et le stockage est mutualisé. On évite les infrastructures de transports et leurs coûts élevés de 30% et parfois plus. Les entreprises sont bien placées pour utiliser en journée leur solaire et en revendre. La mobilité est ainsi incluse. C'est une des nombreuses approches les plus efficaces qui est le contraire de l'énergie centralisée mise en place à la suite du développement de chemin de fer sous Napoléon III avec les lignes électriques qui ont profité du réseau de train mais qui n'est plus la plus pertinente au plan énergétique où la production locale est à privilégier avec évidemment l'efficacité énergétique.
Réponse de le 16/09/2018 à 13:09 :
Même si je suis pour le développement du solaire, même si des entreprises françaises ou européennes peuvent développer des produits performants, il ne faut pas non plus aller contre nature et faire des installations au retour sur investissement incertain. Cela marginaliserait la technologie alors qu'elle offre fondamentalement un potentiel quasi illimité. Ce devrait être un marché de masse et ce le sera obligatoirement étant donné la baisse continue des prix, par la loi de Moore et l’innovation technologique.
On pourrait avoir un doute sur le niveau d’ensoleillement dans les calculs, mais étant donné que la puissance installée en Grande Bretagne dépasse de loin le parc Français… et que les Allemands arrivent à faire des installations rentables, ce n'est pas un critère discriminant. C’est aussi une question de surfaces de toitures disponibles et de choix, dont architecturaux. La logique voudrait malgré tout que l'on développe en priorité les sites les plus simples et rentables. Sinon on risque de retomber dans les travers de complexité de l’intégration à tout prix. Pour rappel, ce fut une forme de casse tête technologique stérile, qui enrichit surtout les fonds de tiroirs et n’a en rien profité aux entreprises et aux clients. Quand à la filière française des semi-conducteurs, de l’électronique, l’IoT ..,. toujours performante en ce qui concerne l‘innovation et particulièrement dans certains domaines : médical, défense, aéronautique, automobile (à voir le livre blanc 2017 sur la filière électronique et feuille de route). Par contre on n’y trouve pas grand-chose concernant l’énergie et de toute façon, avant de passer au stade industriel en ce qui concerne les onduleurs, les batteries et les panneaux solaires, alors qu'on on en est à peine aux compteurs..., passons. Les plus avancés auront remarqué qu’avec le numérique tous les secteurs deviennent transversaux, que le stockage et l’autoproduction concernent l’automotive, comme l’habitat, les entreprises comme les usagers. Sauf dans un village d’irréductibles gaulois où chacun semble figé dans un rôle particulier.

Dans le perimetre IDF il y a aussi la « valorisation des déchets » dite VAE, à l’aide des UIOM, les incinérateurs pour faire simple (http://france-incineration.fr/-Cartes-) dont les plus nombreux et les plus grands se trouvent en Ile de France. Malheureusement peu écologiques, mais comme on n’a pas d’autres solutions autant faire aux mieux en favorisant le tri sélectif et en appliquant les réglementations (Directive 2000/76/CE). Voir aussi « philosophie » dans PREDMA.
Dans l'article on ne parle pas du potentiel de la géothermie (http://www.geothermie-perspectives.fr/article/geothermies-dile-france) qui semble important en IDF.

En ENR, si le transport collectif et les VE se développent, on ne pourra probablement pas tout produire sur place et le développement de l’éolien offshore devrait permettre de compenser les manques. Courseules, Le Havre, Fecamp,… c’est déjà l’Ile de France.
Réponse de le 16/09/2018 à 16:41 :
Et pour compléter le propos sur le solaire, il faut aussi noter les difficultés d’une partie de la filière à surmonter les réglementations. Rien de particulier puisque ce sont des normes UTE, complétées parfois par… voir par exemple le dossier récapitulatif mais non exhaustif de Transenergie. Cela ne laisse place à aucune improvisation et constituer et former une filière prend du temps. Plus de temps que pour changer d’avis, d’objectifs et de ministre. Il faudrait aussi tenir compte du retour d‘expérience des pays qui ont le plus d’expertise dans le domaine, grâce à leurs capacités installées largement supérieures à celles de la France. Le jour où l’on aura rattrapé le retard, on pourra donner des leçons.

Et comme comme par expérience on sait qu'il ne faut pas trop se bercer d’illusions, car il faut tenir compte du contexte et se rappeler du quasi-monopole en place, qui conçoit le développement du solaire, mais à la marge. Certains l'utilisant non pas pour produire de l’énergie, mais pour se prélasser sur le bord de leur piscine et leur villas chauffées quasi gratuitement, ou sur des plages paradisiaques. Un champ d’application restrictif, bien loin de la précarité énergétique et qui ne profite nullement à l’ensemble des français.
La puissance de la technologie utilisée donne traditionnellement droit à un open bar budgétaire, temporel et autres privilèges, l’exonérant en quelque sorte de tout compte à rendre. Les modèles en autogestion ayant montré leurs limites, il serait temps pour le gouvernement de reprendre la main. S’il y a un secteur où les réformes structurelles s’imposent, c’est bien celui là. C'est, ou ce devrait être, le préalable à la signature de tout nouveau chèque, d'autant que les arguments ne manquent pas.
a écrit le 24/08/2018 à 18:44 :
Il n'y'a qu'une stratégie possible l'ère du recyclage du carbone, les plans zéro CO2 sont zéros intelligences!
La solution c'est l'innovation le moteur TPmgt (FR3055661) Un moteur ultra efficient qui a le bon goût de retenir dans ses cendres de combustions tous les polluants existants connus où même inconnus à ce jour,ainsi que les particules de toutes tailles,le tout est récupéré et injecté dans la biomasse de 4ème génération:
(boues d'épurations,déchets ménagers et cendres de combustion interne) vers biogas cogénération et carburants de biomasse ..,il se pourrait bien que ce concept ce soit la prochaine révolution industrielle ,l'économie du recyclage productif intégré à notre mode de vie,nos déchets deviendraient notre carburant et notre matière première!
mais bon comme toujours on manque de vision à long terme dans les puissances économies avancées, cette solution verra donc son éclosion dans les pays émergents et comme la tablette (ordinateur à 5 $) ou la voiture low cost fera des émules ici! La simplicité est toujours la meilleure solution!
#TPmgt 4th gen biomass

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