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A l’ouest, les acteurs des smartgrids ont le sourire

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La Bretagne et les Pays-de-la-Loire ont officiellement lancé, le 22 avril, le projet « SMart Ideas to Link Energies » (Smile).
"La Bretagne et les Pays-de-la-Loire ont officiellement lancé, le 22 avril, le projet « SMart Ideas to Link Energies » (Smile)." (Crédits : Macleg – Fotolia.com)
Smile, le projet de développement de smartgrids à grande échelle en Bretagne et Pays-de-la-Loire, a été lancé le 22 avril à Lorient. Présentation de cette future vitrine de déploiement de réseaux intelligents sur l’ensemble du Grand Ouest.

Faire de l'ouest de la France un modèle de développement à grande échelle des réseaux électriques intelligents (aussi appelés smartgrids), voici l'ambitieux objectif des régions de l'ouest. La Bretagne et les Pays-de-la-Loire ont officiellement lancé, le 22 avril, le projet « SMart Ideas to Link Energies » (Smile).

Smile fait partie des trois lauréats de l'appel à projets pour le déploiement à grande échelle des smartgrids lancé par le gouvernement il y a un an. Il s'inscrit dans le cadre de la solution « Ville durable » de la Nouvelle France industrielle. Pour rappel, les smartgrids désignent l'ensemble des réseaux de distribution qui utilisent des nouvelles technologies pour optimiser le transport d'énergie.

3,4 millions de personnes à connecter

Parmi les 160 partenaires impliqués dans le projet on compte une centaine d'entreprises, aussi bien des PME que de grands industriels (Bouygues Energies, Alstom, Schneider Electric...). Le reste, ce sont des collectivités, des métropoles, des gestionnaires de réseaux, des chambres de commerce ou encore des instituts de recherche.

Le réseau devra alimenter les 3,4 millions d'habitants des deux régions qui comprennent quatre départements : Ille-et-Vilaine, Morbihan, Loire-Atlantique et Vendée. Les métropoles qui s'y trouvent, Rennes et Nantes, ont une consommation d'électricité en constante augmentation.

Les investissements sont estimés à 260 millions d'euros pour des travaux à réaliser dès 2017 sur trois ans. Ils incluent 17 sous-projets répartis en cinq catégories : Smart Métropoles, sensibilisation des citoyens, territoires intelligents, numérique et objets connectés et mobilité électrique.

A titre d'exemples, Smile implique la construction de 1 000 bâtiments à énergie positive, de 1 000 bornes de recharge pour véhicules électriques et de 20 000 points lumineux intelligents. Au total, 10 000 emplois sont annoncés d'ici à 2020.

Une récompense qui aide à démarrer

Smile n'est pas le seul lauréat de l'appel à projet, à ses côtés, se trouvent Flexgrid couvrant la Provence-Alpes-Côte d'Azur et You & Grid de la métropole de Lille avec le Nord-Pas-de-Calais. Ils bénéficient de financements. Entre les soutiens de l'Ademe, de RTE et d'ERDF, ils peuvent recourir à des investissements de l'ordre de 80 millions d'euros pour développer leurs infrastructures de réseau.

Le Grand Ouest compte notamment sur ses énergies renouvelables, en particulier son potentiel de développement des énergies marines, pour alimenter les smartgrids. Deux démonstrateurs sont déjà à l'œuvre. Depuis 2013, Smart Grid Vendée teste en situation réelle un réseau de distribution des énergies solaire et éolienne jusqu'au consommateur. Et Solenn, lancé à Lorient (Morbihan) en février 2015, qui teste des solutions de compteurs intelligents chez les particuliers pendant trois ans. Le démarrage de Smile, prévu pour 2017, s'inscrit dans leur continuité.

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