Les salaires du privé devraient augmenter de 2,2% en moyenne en 2021
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Dans les secteurs les plus touchés par la crise liée à la pandémie, les entreprises se disent plus prudentes quant aux revalorisations salariales prévues en 2021.
Les revalorisations salariales pour 2021 ont été revues à la baisse (2,2% contre 2,5% initialement prévu), selon l'enquête publiée par Willis Towers Watson. Cependant, les entreprises sont bien plus optimistes pour 2021 puisque moins de 10% d'entre elles prévoient un gel des salaires cette année, alors qu'elles étaient près d'un quart en 2020.
Face à la crise, les entreprises seront moins généreuses que prévus en matière de revalorisations salariales. Celles-ci n'augmenteront que de 2,2% en 2021 (contre 2,5% prévu initialement), tous secteurs confondus, selon la dernière enquête Salary Budget Planning, de la société de courtage en assurance Willis Towers Watson, menée auprès de 18.000 répondants dans 130 pays.
2020 aura surtout été l'année du recours massif au gel des salaires. L'an passé, près d'un quart (23%) des entreprises du secteur privé avait procédé à la stagnation, tandis qu'un peu plus de 3% l'envisageait au début d'année, selon l'enquête publiée le 11 janvier. Idem sur 2021, 9% des entreprises prévoient de geler les salaires mais quelle part sera bel et bien contrainte de le faire pour faire face aux mesures de confinement ?
A noter que, déjà minime, la hausse des salaires est moindre en France que dans d'autres pays de l'OCDE. C'est en Russie que l'écart entre le prévisionnel 2020 et le "réalisé" est le plus fort, tandis que les États-Unis maintiennent une hausse des salaires prévue et effective à +3%.
Certaines entreprises avaient même été plus loin l'an dernier en réduisant les salaires. C'est notamment le cas des compagnies aériennes comme le groupe Ryanair, qui a trouvé, en septembre dernier, un accord avec ses pilotes basés en France pour les payer 20% de moins pendant cinq ans. Il s'agit en fait des pilotes de Malta Air, l'une des filiales de Ryanair, les seuls du groupe à être basé en France avec des contrats français.
Pour surmonter la crise, toutes les solutions, même les plus folles, avaient été envisagées. British Airways avait pensé à licencier puis réembaucher, avec des contrats moins-disants, les salariés qu'elle comptait conserver, afin de réduire sa masse salariale.
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.