• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceDistribution

Michel-Edouard Leclerc : "Je dénonce l'émergence d'un courant pro-inflation"

Propos recueillis par Juliette Garnier et Pierre-Angel Gay

Publié le 22 novembre 2010 à 09:12

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Dans une interview que publie ce lundi La Tribune, le patron des hypermarchés Leclerc, leader du marché hexagonal, moque les élites qui vantent les mérites d'une hausse des prix, alors que le pouvoir d'achat des Français va se dégrader. Découvrez dans cet article la version intégrale de cet entretien exclusif.

La Tribune : Comment réagissez-vous à la nomination de Frédéric Lefebvre au secrétariat d'Etat au Commerce?

Wait and See. L'homme est très actif. C'est un proche de Nicolas Sarkozy. Il a été très présent lors de l'élaboration de la loi de modernisation de l'économie. Mais comment va-t-il faire pour jongler entre le commerce, l'artisanat, les petites et moyennes entreprises, le tourisme, les services, les professions libérales et la consommation ? Si il ne s'occupe de la consommation, ne serait-ce que d'une once, ce sera déjà fort bien ! Car, son costume d'Arlequin est fait de plusieurs matières et de plusieurs couleurs très contrastées. Comment va-t-il arbitrer entre les pharmaciens et les tenants du prix libre du médicament, par exemple ? La question est de savoir si ce gouvernement est un gouvernement de modernes ou s'il va se replier sur l'électorat traditionnel et corporatiste de l'UMP.

Espérez-vous une amélioration des relations du secteur de la grande distribution avec les pouvoirs publics?

Depuis des années, le politique se fourvoie dans ses rapports avec la distribution. La plupart des polémiques ne sont pas justifiées. En dehors de l'assignation par Novelli, Leclerc n'a aucun contentieux commercial juridique lourd avec des fournisseurs. Nous en avons eu auparavant. Mais depuis la loi de Modernisation de l'économie (LME), il n'y en a aucun. Je ne nie pas cependant qu'il existe des problèmes. Mais la loi a prévu un lieu serein : la Commission d'examen des pratiques commerciales. Nous y siégeons tous, industriels et distributeurs.

Le nouveau secrétaire d'Etat pourrait-il réformer la LME?

Mais pourquoi faudrait-il le faire ? Cette loi a tout prévu. A tel point que le gouvernement n'a pas publié de décret d'application. C'est le politique qui n'utilise pas les outils qu'il a créés et saisit les tribunaux à mauvais escient. Au passage, ils paralysent la CEPC.

Où en sont les procès en cours ?

Cela va durer trois ans...Tout ce dont on parle là et dont on me fait parler n'est que marginal par rapport au métier de la distribution. C'est presque surréaliste d'être ramené à ce conflit antérieur à la loi Galland de 1996, alors qu'avec la LME, on en est totalement sorti.

Vous avez récemment dénoncé les hausses de tarifs que vous présentent les fournisseurs de l'agro-alimentaire. Ils ont démenti vos chiffres. Qu'en est-il?

Jean-René Buisson, le président de leur association, l'Ania, n'a pas démenti mes chiffres. Il a dit que « au final, l'impact sera beaucoup plus faible ». Nous ne sommes qu'au début des négociations. Les hausses qui nous ont été soumises, se situent bien entre 5% et 19%. Elles sont en moyenne de 8,26% dans les rayons alimentaires. Je répète que Leclerc ne fera de la discrimination positive que sur les seuls produits d'origine agricole. Notre groupement ne s'opposera pas aux hausses de tarifs liés à des accords inter-professionnels ou à des hausses de matières premières. Mais ce sera à deux conditions : la première est qu'une clause stipule une réduction de tarifs en cas de retournement du marché ; la seconde est que cette hausse profite bien aux agriculteurs et non aux seules multinationales. Nous le vérifierons.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Pour autant, fallait-il agiter le chiffon rouge de l'inflation?

Je veux dénoncer l'émergence d'un courant pro-inflation. Il est porté par les groupes industriels de produits de grande consommation qui réclament des hausses de tarifs. Il est aussi soutenu par les analystes qui y voient une manière de détruire de la dette et de la faire porter par les consommateurs. C'est absolument incroyable de voir combien de banques se risquent à dire qu'on "pourrait aller jusqu'à 5% d'inflation". En gros, elles estiment que les consommateurs pourraient l'avaler !

Même Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, dit qu'il vaut mieux de l'inflation que de la déflation ! Chez les élites, il y a une alliance objective sur ce thème. Je refuse que les centres E. Leclerc se prêtent à ce jeu. Nous, les distributeurs, avons gagné la bataille de l'inflation. En deux ans, nous l'avons fait chuter de 5% à 0% dans nos magasins. Nous avons mobilisé nos capacités de négociation auprès de nos fournisseurs grâce à la loi de Modernisation de l'économie et développé nos propres marques et nos promotions. Nous ne gâcherons pas cela. Car il ne faut pas perdre la confiance acquise auprès de nos clients.

Vous voilà posé en sauveur des grands équilibres macroéconomiques !

Et bien, si on désigne Leclerc comme fauteur ou comme contributeur à l'inflation, il faut aussi lui reconnaître un rôle positif en la matière ! Car le débat sur le pouvoir d'achat va revenir. Les salaires ne progressent pas. Il n'y a aucune perspective d'amélioration des allocations publiques. Et les ponctions fiscales et les déremboursements de médicaments entraîneront une dégradation du pouvoir d'achat effectif des Français. Nous l'avons calculé avec les consultants du Bipe. Déjà l'Insee revient sur ses prévisions. Tout laisse penser que l'évolution du pouvoir d'achat sera négative, probablement dès fin 2010 et, dans tous les cas, en 2011.

Comment jugez-vous l'évolution actuelle de la consommation?

La consommation est bonne. Car les distributeurs l'ont rendu attractive. Les industriels ont repositionné leur offre. Les magasins ont répercuté les gains de marge et retrouvé une agressivité commerciale. Le prix alimente cette appétence.

Comment se comporte votre activité en 2010?

Le groupement E. Leclerc fait la course en tête. Il a creusé l'écart de prix par rapport à ses concurrents. Et, parce que notre offre est perçue comme la moins chère, notre croissance sera de l'ordre de 5% cette année. Elle sera aussi de 5% en 2011. Cette croissance est portée par les rayons de produits non-alimentaires, contrairement à ce qui se passe chez nos concurrents dont Carrefour. Nous avons gagné 0,4 point de part de marché dans le non-alimentaire. Le gain est de 0,6 point sur les produits culturels.

Comment atteindrez-vous ces 5% de croissance en 2011?

Nous voulons être une enseigne multicanal. Quel que soit le format, nous n'aurons qu'un discours, qu'un seul positionnement prix. Il sera le même en hypermarché, en supermarché et sur Internet, au contraire de Carrefour dont les clients constatent des écarts de prix, allant parfois jusqu'à 5% entre Carrefour, Carrefour Market et Carrefour City.

Quelle est votre stratégie sur le Net ?

Les modèles actuels de commerce en ligne ne correspondent pas aux attentes du c?ur du marché des produits de grande consommation. C'est la raison pour laquelle nous avons testé puis développé le Drive qui répond parfaitement au mode de vie de des Français actifs. On passe commande sur le web et on récupère ses courses au cours d'un trajet qui peut avoir une autre destination. Malgré un faible effet de cannibalisation sur l'activité d'un hypermarché, ces Drives nous apportent une clientèle. Et un chiffre d'affaires additionnel qui contribue à hauteur de 7% à notre croissance annuelle.

À lire également

  • La méthode chinoise pour abattre le dragon de l'inflation
  • Les Français craignent l'inflation
  • Au Royaume-Uni, l'inflation demeure élevée

Leclerc a autorisé chacun de ses adhérents à ouvrir deux E.Leclerc Drive. L'un peut être accolé à un magasin. L'autre peut être déporté. Il en existe 60 aujourd'hui. Nous en aurons 150 à fin 2011. Nous projetons de monter un réseau de 400 Drive en 2015. Le drive fera partie des trois moteurs de la croissance du groupement, avec l'hypermarché - qui restera notre navire-amiral en évoluant, mais sans verser dans le grand magasin - et les concepts spécialisés type Parapharmacie, Espaces Culturels, ou Leclerc Sport que nous continuons de développer.

Propos recueillis par Juliette Garnier et Pierre-Angel Gay

Sur le même sujet

François Perrodo sur le circuit international de Bahreïn.

François Perrodo, roi du pétrole et prince de la course automobile

LES PATRONS, CÔTÉ JARDIN (2/5). À 49 ans, le milliardaire François Perrodo mène une double vie hors norme. D’un côté, il préside le conseil d’administration de la compagnie pétrolière controversée Perenco. De l’autre il vit une carrière de « gentleman driver », pilote amateur en course automobile d’endurance où il excelle.

Premium
Energie
Le groupe Carlesimo est positionné notamment sur la fonderie fonte aluminium, plomb et alliages.

Verrerie française : qui est Carlesimo, le stéphanois candidat à la reprise de Duralex ?

Comme en 2024, le groupe stéphanois Carlesimo va déposer une offre de reprise dans le cadre de la nouvelle procédure de redressement judiciaire de la verrerie Duralex. Discret, le groupe de Jonathan Carlesimo compte 282 salariés et se présente comme un spécialiste de la reprise et du redressement d’entreprises industrielles stratégiques.

Premium
Energie et Industrie
Le régulateur de l’énergie prévoit que le coût du soutien public des énergies renouvelables électriques atteindra 8,38 milliards d’euros en 2027, contre 7,29 milliards d’euros anticipés pour l'année 2026, et 6,18 milliards constatés en 2025.

Énergies renouvelables électriques : le coût du soutien public pourrait dépasser les 8 milliards d’euros en 2027

Dans un contexte budgétaire sous forte tension, la facture du soutien public aux énergies renouvelables électriques devrait encore s’alourdir. La CRE anticipe un coût de 8,38 milliards d’euros en 2027. Une hausse d’environ un milliard d’euros par rapport à 2026, qui tient au développement des parcs solaires et éoliens et aux prix de l’électricité durablement bas. Lesquels accroissent mécaniquement les compensations versées aux producteurs.

Premium
Energie
Mathieu Levieille, directeur général chez Combat Holding.

Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

A une semaine de la décision du tribunal de commerce de Toulouse sur l'avenir de Fibre Excellence, un rapport estime que le projet de reprise de Matthieu Pigasse « mobilise un actionnariat industriel et financier solide ». La disparition du principal fabricant français de pâte à papier marchande « coûterait probablement davantage à la collectivité que les mesures nécessaires à sa relance ».

Premium
Politique industrielle
La production nationale représente moins de 1 % du marché des climatiseurs réversibles.

Climatisation et froid : la France pousse sa propre filière industrielle pour concurrencer l’Asie

Le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, vient de réunir, ce lundi après-midi, les acteurs des équipements thermiques. Objectif : « examiner les conditions de développement d’une filière industrielle française de la climatisation et de la production de froid ».

Premium
Politique industrielle
Jingye avait racheté British Steel en 2020, alors que le sidérurgiste traversait une grave crise financière.

British Steel : le groupe chinois Jingye réclame une indemnisation après la nationalisation

Le sidérurgiste chinois Jingye Steel réclame une indemnisation au gouvernement britannique et menace de saisir la justice après la nationalisation de British Steel, définitivement entérinée cette semaine par Londres au nom de la sécurité nationale.

Politique industrielle
Le site de la mine d'or de Lauriéras, au sud de la Haute-Vienne, est abandonné depuis 2001 mais pourrait reprendre du service avec la Compagnie des mines arédiennes.

Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

OR, LA FIÈVRE JAUNE. Dans le sud du Limousin, près de 300 km² de permis de recherche aurifère réveillent un vieux dossier de pollution à l’arsenic et aux boues toxiques, alors que des études sur le risque cancérogène se préparent. Une série en trois épisodes de Maxime Giraudeau qui raconte une ruée vers l’or qui s’écrit en rouge sur la santé des territoires.

Politique industrielle
Le projet de réhabilitation du Domaine de la Massaye près de Rennes prévoit la construction d'une centaine de maisons accessibles au programme zéro facture d'électricité d'Octopus Energy

Énergie : Le Domaine de la Massaye et Octopus Energy lancent le premier quartier breton « sans factures d'électricité »

La filiale du fournisseur britannique d'énergie s'associe au groupe immobilier Métis pour créer un quartier d'une centaine de maisons et logements neufs en Bretagne. À la clé pour les habitants : zéro facture d'électricité pendant au moins dix ans.

Premium
Energie