Dommages collatéraux pour Tesco. Le groupe de distribution britannique a renoncé jeudi 23 octobre à sa prévision de bénéfice annuel après avoir fait état d'un trou dans ses comptes plus important que prévu, imputable à une "erreur" comptable. Le président Richard Broadbent, en fonction depuis 2011, a dit qu'il démissionnerait une fois la nouvelle direction bien en place et son plan opérationnel lancé.
Les agences de notation Moody's et Fitch Ratings ont annoncé avoir dégradé la note du groupe, la ramenant un échelon seulement au-dessus de la catégorie spéculative (junk).
Le groupe avait déclaré le mois dernier qu'il avait surestimé son bénéfice semestriel projeté de 250 millions de livres (317 millions d'euros) mais il a précisé ce jeudi 23 octobre que la surestimation était en réalité de 263 millions de livres (332 millions d'euros).
Cette "erreur" s'explique par une mauvaise imputation des paiements liés aux accords passés avec les fournisseurs. L'affaire fait l'objet d'une enquête en cours par le régulateur financier britannique.
Le directeur général a chargé le cabinet comptable Deloitte de vérifier les comptes, avec le concours du cabinet d'avocats Freshfields. Huit responsables, dont celui pour la Grande-Bretagne, ont été mis à pied, un coup dur pour une entreprise qui doit se préparer, comme ses concurrentes, aux fêtes de fin d'année.
Le premier épicier britannique, qui a perdu 20% de sa valeur durant le mois écoulé après trois avertissements sur résultats et l'annonce de cette "erreur" comptable, a fait état d'une baisse de 5,5% de ses ventes en Grande-Bretagne au deuxième trimestre.
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Tesco est bien parti pour connaître une troisième année de baisse de son résultat d'exploitation. Il a signalé de fait que le bénéfice d'exploitation de 937 millions de livres sur une période de 26 semaines au 23 août était en recul de 41% à taux de change variable.
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