Après Camaïeu et Go Sport, les employés de Gap tirent la sonnette d'alarme
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Lucas Jackson
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Lors d'un comité social et économique central (CSEC), les employés de Gap France ont suivi l'exemple de ceux de Go Sport, qui avaient demandé en décembre la nomination d'un administrateur judiciaire dans le cadre d'une procédure de droit d'alerte économique.
Un expert mandaté par le CSEC aura deux mois pour enquêter sur la situation économique de l'entreprise et rendre son rapport. Cette opération et le manque de transparence de la part de la direction inquiètent les 350 employés de Gap France, alors que Groupe Go Sport, la holding de l'enseigne spécialisée dans le sport, a été déclarée en redressement judiciaire mi-janvier par le tribunal de commerce de Grenoble.
Les syndicats et le comité social et économique central (CSEC) de Go Sport se sont alarmés ces derniers mois de remontées d'argent significatives vers la maison mère HPB (Hermione, People & Brands), l'entité qui rassemble les activités de distribution rachetées par Michel Ohayon. Le parquet de Grenoble a confirmé mi-janvier avoir ouvert une enquête pour « abus de bien social » concernant Go Sport depuis novembre, car "les commissaires aux comptes (ont) transmis plusieurs révélations de faits délictueux".
Michel Ohayon, l'homme d'affaires bordelais propriétaire de l'enseigne Go Sport placée mi-janvier en redressement judiciaire, a assuré dans une interview à Challenges mercredi que « tout a été effectué dans le cadre de la loi », alors qu'une enquête a été ouverte pour des soupçons d'abus de bien social. « Les transferts financiers entre une société mère et ses filles sont légaux, tout a été effectué dans le cadre de la loi », a assuré le dirigeant.
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Le parquet de Grenoble a confirmé mi-janvier avoir ouvert dès novembre une enquête pour « abus de bien social » concernant la société Go Sport, « les commissaires aux comptes (ayant) transmis plusieurs révélations de faits délictueux », avait indiqué le parquet, sans plus de précision. Les syndicats et le CSEC de Go Sport se sont alarmés ces derniers mois de remontées d'argent significatives vers la maison mère HPB, l'entité qui rassemble les activités de distribution rachetées par Michel Ohayon.
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