Auchan active un plan social qui pourrait en annoncer d'autres
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Après le dépeçage de Casino, la saga de la réorganisation de la grande distribution française vit un nouveau rebondissement majeur. Ce mardi, Auchan a présenté à ses représentants du personnel, réunis dans la banlieue de Lille, un projet de plan social menaçant 2.389 emplois dans l'Hexagone. À titre indicatif, le groupe compte aujourd'hui 53.000 salariés en France.
Si un tel volume de suppressions de postes n'était pas attendu, les difficultés économiques de l'enseigne et la nécessité d'une réorganisation étaient, en revanche, déjà connues. Après une perte nette de 379 millions d'euros l'année dernière, la holding Elo - maison mère d'Auchan - a encore perdu un milliard d'euros sur les six premiers mois de 2024.
Tout au long des dix dernières années, le chiffre d'affaires d'Auchan n'a augmenté qu'en 2022, en raison de l'effet mécanique de l'inflation, avant de rebaisser en 2023. Or, sur la même période, « Leclerc a gagné 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires », a souligné sur France Info l'expert marketing, Frank Rosenthal.
Cette dégradation progressive est multifactorielle. Elle tient d'abord au poids des hypermarchés dans le modèle de l'enseigne. Fin 2023 - année du lancement d'un plan de réduction de surfaces des magasins -, ils représentaient encore 21% des points de vente d'Auchan Retail dans l'ensemble de ses pays européens d'implantation (hors Russie).
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Or, ce format, et notamment sa partie consacrée au non alimentaire, est soumis à une concurrence accrue. Résultat, le modèle est de moins en moins rentable. Ensuite, l'activité à l'international d'Auchan, porteuse jusqu'à présent, est affectée par le contexte géopolitique : notamment sa filiale russe qui, selon des informations de presse, devrait bientôt être cédée malgré ses bons résultats.
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