Carrefour : 340 postes menacés par la fermeture de l’ancien siège de Cora
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Les magasins Cora ont été rachetés par Carrefour et changent progressivement d'enseigne depuis le 1er octobre (Photo d'illustration).
Reuters
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Les magasins Cora ont été rachetés par Carrefour et changent progressivement d'enseigne depuis le 1er octobre (Photo d'illustration).
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[Article publié le mardi 15 octobre 2024 à 12h46, mis à jour à 14h18] Mauvaise nouvelle pour les salariés de l'ancien siège de Cora à Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne). Le géant de la distribution Carrefour a prévu de fermer le site : 340 postes sont ainsi menacés d'ici la fin de l'année prochaine. Un projet de réorganisation, présenté mardi aux partenaires sociaux et « ouvert à consultation des CSE », « prévoit la suppression de 340 postes sur le site de Croissy-Beaubourg, dont la fermeture interviendra d'ici à la fin de l'année 2025 », précise un communiqué du groupe. Carrefour assure que, dans le même temps, 120 postes seront créés sur son siège francilien à Massy, en Essonne.
Pour rappel, les magasins Cora ont été rachetés par Carrefour, numéro 2 de la distribution alimentaire française, et changent progressivement d'enseigne depuis le 1er octobre. Carrefour avait annoncé le 1er juillet dernier la finalisation du rachat officiel au groupe belge Louis Delhaize des magasins Co et Match - ces derniers conservant pour leur part leur nom -, ainsi que de leur centrale d'achat Provera. L'opération avait été réalisée sur la base d'une valeur d'entreprise de 1,05 milliard d'euros.
Cette nouvelle n'est toutefois pas une surprise. Elle était en effet attendue, Carrefour ayant évoqué dès juillet un « potentiel de synergies » dans l'acquisition des activités françaises du groupe belge Louis Delhaize.
Carrefour affirme en tout cas dans son communiqué ce mardi que « chaque collaborateur du site de Croissy-Beaubourg se verra proposer au moins une offre de reclassement sur un des sites du groupe en Ile-de-France, soit en siège (à Massy notamment), soit en magasin ».
Pour les anciens salariés de Cora qui n'accepteront pas ce reclassement, ils auront droit à « des mesures d'accompagnement à la mobilité externe qui auront été négociées avec les partenaires sociaux dans le cadre d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) », indique encore le géant de la distribution.
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Dans son communiqué, Carrefour précise également que « les personnels des fonctions de siège de Val d'Yerres, Nancy, Metz, ne sont pas concernés par ce projet » de regroupement, qui concerne également la centrale d'achat de Cora, Provera.
Avec ce rachat, Carrefour a récupéré dans son giron 60 hypermarchés Cora et 115 supermarchés Match, souvent situés dans le quart nord-est de la France. Ils représentent, selon leur nouveau propriétaire, 2,4% environ du très bataillé marché de la distribution alimentaire, et emploient 22.000 personnes.
Carrefour a annoncé fin septembre que son « acquisition du distributeur Cora entre dans une nouvelle phase avec la bascule progressive des 60 magasins sous leur nouvelle enseigne ». « Cette intégration s'effectuera en trois vagues de changement d'enseigne : une première de 19 magasins qui débutera le 1er octobre; une deuxième de 20 magasins à compter de la mi-octobre et enfin, une dernière vague de 21 magasins à partir de fin octobre ». Pendant cette « bascule », les hypermarchés resteront ouverts, précise Carrefour.
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L'acquisition de Cora et Match est « la plus importante pour Carrefour depuis le rachat de Promodès » en 1999, dixit le PDG Alexandre Bompard, et permet à Carrefour de conforter sa deuxième place derrière E.Leclerc, qui détient près du quart du marché, et devant Les Mousquetaires/Intermarché qui ont racheté de nombreux magasins au groupe en difficulté Casino.
(Avec AFP)
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