Carrefour va publier en ligne le Nutri-score de ses articles
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Il sera désormais possible de regarder le Nutri-score de certains produits Carrefour en ligne.
Jean-Marc Barrère / Hans Lucas via Reuters Connect
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Il sera désormais possible de regarder le Nutri-score de certains produits Carrefour en ligne.
Jean-Marc Barrère / Hans Lucas via Reuters Connect
Il sera désormais possible de regarder le Nutri-score de certains produits Carrefour en ligne. Le géant de la distribution a ainsi averti ses fournisseurs de l'agro-industrie comme Coca-Cola ou Ferrero (Nutella, Kinder) qu'il allait prochainement publier en ligne la notation nutritionnelle de leurs produits.
Alexandre Bompard dit dans ce courrier vouloir « aller plus loin encore sur l'information donnée à nos clients sur le profil nutritionnel des produits vendus, afin de leur permettre d'orienter leurs choix de consommation vers une alimentation plus saine et plus durable ». « Nous demandons aux industriels d'apposer de manière systématique le Nutri-score sur leurs produits », faute de quoi le distributeur le calculera « à leur place », a-t-il également expliqué sur son compte LinkedIn. Sauf opposition de leur part. Il le publiera à compter du 1er mars 2025, pour respecter un délai de trois mois selon le distributeur.
Par ailleurs, cette annonce du numéro 2 de la distribution en France intervient alors qu'approche la période des négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs agro-industriels. Lors de cette période, les distributeurs négocient les conditions de vente des produits de leurs fournisseurs agro-industriels pour l'année suivante. Un moment traditionnellement tendu, et qui s'achève en règle générale le 1er mars.
En attendant un étiquetage harmonisé et obligatoire au niveau européen, les entreprises affichent le Nutri-score sur la base du volontariat dans plusieurs pays européens, dont la France. D'autres, comme en Italie, y sont farouchement opposés.
Et Carrefour n'est pas le seul à s'y montrer favorable. Le porte-parole du leader du secteur E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, expose régulièrement son soutien à cet affichage développé par des spécialistes en nutrition et classant les produits de A à E en fonction de leur qualité nutritionnelle, au nom de la meilleure information des consommateurs.
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En septembre, le français Danone, l'un des premiers à avoir apposer le Nutri-Score sur ses produits, avait annoncé le retirer de ses yaourts à boire, dans un contexte de mise à jour du mode de calcul, décidée en 2023 par le comité scientifique de l'indicateur. Ce dernier a entraîné la dégradation des notes de certains produits alimentaires.
L'entreprise Ecotone, propriétaire du fabricant de biscuits et boissons végétale Bjorg, avait aussi été épinglée fin 2023 par l'association UFC-Que Choisir pour avoir fait disparaître le Nutri-Score de ses emballages juste avant le déploiement du nouvel algorithme. Ecotone s'est défendu, dans une réaction transmise à l'AFP, d'afficher depuis avril 2023 un « Planet-score » pour « sensibiliser » les clients à l'impact environnemental des produits. Le Nutri-score reste une « boussole pour élaborer nos nouvelles recettes » et reste disponible en ligne, précise l'entreprise, qui affirme que la part de ses produits notés A, B ou C reste « dans les mêmes ordres de grandeur » avec la nouvelle méthode de calcul.
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Un nouveau label à venir : « Origin'Info »
Origin'Info, nouveau logo pour les produits alimentaires transformés, permettra de connaître la provenance de leurs ingrédients. Son logo, bleu ou noir, pourra être apposé directement sur les emballages, et mentionnera les trois principales matières agricoles du produit et leurs pays d'origine. Il est attendu d'ici la fin de l'année ou le début de l'année prochaine.
L'opération vise à « délivrer une information neutre et objective sur l'origine des produits alimentaires », avait indiqué en mars la ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, Olivia Grégoire.
Reste que cet indicateur, réclamé par le monde agricole, se fera seulement sur la base du volontariat, ce que déplorent les associations de défense des consommateurs.
(Avec AFP)
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