Casino autorisé à vendre ses 200 magasins à Intermarché
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Casino comptait encore 200.000 salariés dans le monde fin 2022, dont 50.000 en France.
STEPHANE MAHE
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Casino comptait encore 200.000 salariés dans le monde fin 2022, dont 50.000 en France.
STEPHANE MAHE
Dernières étapes dans la restructuration de Casino. Ce jeudi, l'Autorité de la concurrence a autorisé - a posteriori - le rachat de 200 magasins sous enseigne Casino par son concurrent Mousquetaires/Intermarché. Sous réserve qu'Intermarché cède 11 magasins à d'autres distributeurs pour éviter une concurrence trop faible au niveau local.
Dans le détail, les magasins qui devront être cédés sont situés à Arc-lès-Gray (70), Bagnères-de-Luchon (31), Blanzac-lès-Matha (17), Boé (47), Charlieu (42), Lambesc (13), Lorgues (83), Revel (31), Solliès-Pont (83), Susville (38) et Valence-d'Agen (82), précise l'Autorité dans son communiqué. Intermarché avait annoncé le rachat des magasins Casino en début d'année 2024.
L'Autorité de la concurrence a précisé ce jeudi que l'examen de l'opération « porte sur des magasins autres que les 61 points de vente » Casino déjà rachetés en 2023 par Intermarché. L'opération avait été autorisée en janvier 2024, sous réserve de céder trois magasins à Lons-le-Saunier (39), Plouaret (22) et Vals-près-le-Puy (43). Ils ont « été cédés au groupe Carrefour », indique l'autorité indépendante jeudi.
Pour rappel, les grandes difficultés financières du distributeur l'avaient contraint à céder la quasi-totalité de ses magasins grand format, super et hypermarchés, à ses concurrents (Intermarché, Auchan et Carrefour). Les conclusions de l'examen des rachats effectués par ces deux derniers, qui ont respectivement racheté une centaine et une trentaine de magasins Casino, feront l'objet d'une communication différenciée, selon une source au fait du dossier.
Casino comptait encore 200.000 salariés dans le monde fin 2022, dont 50.000 en France. Mais il avait grossi en s'endettant et, après avoir multiplié les cessions, il a dû restructurer sa dette dans d'importantes proportions.
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Le premier actionnaire et précédent dirigeant Jean-Charles Naouri avait dû passer la main, et laisser le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et ses alliés prendre le contrôle du groupe. Il est recentré autour d'enseignes de magasins plus petits (Monoprix, Franprix, Vival ou Spar).
Pour rappel, 449 magasins ont été fermés depuis le début de l'année civile, dont 141 magasins au troisième trimestre. Après cette passation, le distributeur emploie aujourd'hui moins de 30.000 personnes avant même un plan social en cours de discussion et qui menace aux alentours de 3.000 emplois selon les syndicats.
La nouvelle direction entend en faire un « champion de la proximité » en développant l'activité en franchise, un mode d'exploitation de magasins plus rentable pour les distributeurs qui n'ont alors pas à assumer certains coûts de fonctionnement. Trois marchés intéressent particulièrement le groupe, chapeauté depuis le printemps par un nouveau directeur général, Philippe Palazzi.
D'abord, celui des courses alimentaires quotidiennes, les achats se faisant de plus en plus fréquents et petits. Ensuite, celui de la restauration à emporter, dans des villes où les repas deviennent de plus en plus fractionnés, nomades et rapides. Et enfin, les nouveaux services (relais de colis, dépôts de clés, cashback etc.), susceptibles de favoriser le trafic dans les magasins.
À travers cette stratégie, Casino vise un volume d'affaires (incluant les ventes des magasins intégrés comme franchisés) de 15 milliards d'euros en 2028, contre 13 milliards en 2023. Soit un taux de croissance annuel moyen de 3,7%.
La direction du groupe Casino a déclaré que les départs anticipés et les départs volontaires exprimés permettraient « de réduire de 2.900 à 2.400 le nombre de départs contraints », a-t-on appris vendredi auprès d'un représentant de la CFDT.
Le directeur général a par ailleurs annoncé qu'il n'y aurait pas de fermeture de siège social, à l'exception de petites structures telles que RelevanC ou IGC Services, dont les activités parisiennes seront transférées au siège de Monoprix à Clichy. Les surfaces de bureau libérées par la réduction du périmètre du groupe seront proposées à la location.
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Mi-novembre, la direction a enfin annoncé la mise en place, dès 2025, d'un nouveau comité de groupe élargi par rapport à l'actuel qui ne concerne que le périmètre historique de Casino. S'y ajoutera l'ensemble des sociétés qui composent le groupe, dont Monoprix, présenté comme son « moteur principal ».
(Avec AFP)
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