Casino dévoile son plan pour retrouver l'équilibre
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Depuis sa restructuration, Casino a vendu l'essentiel de ses magasins grands formats pour se recentrer sur ses enseignes de magasins plus petits.
STEPHANE MAHE
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Depuis sa restructuration, Casino a vendu l'essentiel de ses magasins grands formats pour se recentrer sur ses enseignes de magasins plus petits.
STEPHANE MAHE
« Renouveau 2028 » : tel est le nom du plan stratégique de Casino, sur lequel il compte pour « devenir le meilleur des marques de proximité ». Tout un programme alors que le distributeur est embourbé dans les difficultés financières depuis de longs mois. Ce plan sera présenté ce jeudi par le nouveau directeur général du groupe, Philippe Palazzi. La direction en a déjà livré les grands axes en amont.
Le groupe prévoit un « retour à l'équilibre en 2026 », entendu « avant frais financiers et dividendes ». Pour cela, 1,2 milliard d'euros sera investi « dans les quatre prochaines années ». Une grande partie - 900 millions d'euros - proviendra du consortium ayant repris le groupe cette année - les milliardaires Marc Ladreit de Lacharrière et Daniel Kretinsky adossés au fonds d'investissement Attestor.
Cette somme permettra d'« atteindre un volume d'affaires d'environ 15 milliards d'euros en 2028 », est-il précisé. Soit une progression d'environ 1,9 milliard d'euros par rapport à 2023. Le groupe vise plus globalement une « croissance rentable et responsable ».
Pour y parvenir, Casino entend « rationaliser le parc de magasins ». Une démarche déjà lancée: au troisième trimestre, 141 magasins jugés « non rentables » ont été fermés. Soit un total de 449 magasins fermés depuis le début de l'année civile. En parallèle, le groupe veut faire « basculer certains sites intégrés en franchise » et « rallier des franchisés issus de la concurrence ». Casino a déjà actionné ce segment : entre juillet et septembre, 50 magasins ont été ouverts en franchise ou en location-gérance. Dans le nouveau périmètre du distributeur, 83% des magasins sont déjà franchisés, selon Philippe Palazzi. Le groupe revendique désormais 7.700 points de vente, dont environ 250 à l'international.
Depuis sa restructuration, Casino a vendu l'essentiel de ses magasins grand format pour se recentrer sur ses enseignes de magasins plus petits. Des Casino encore mais aussi des Monoprix et Franprix, plus urbains, et des Vival et Spar, plus ruraux. Le groupe entend y « réinventer la proximité en se concentrant sur trois marchés clés », peut-on lire dans son communiqué.
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Sur les courses du quotidien, le distributeur veut « proposer une offre de qualité répondant aux attentes locales, travailler sur l'image prix avec des gammes adaptées aux différentes attentes, développer l'assortiment de marques propres et les innovations produits ». Deuxième volet, celui de la restauration à emporter, où il veut « proposer une offre adaptée à tous les moments de consommation (petit-déjeuner, déjeuner, snacking...) et augmenter nos parts de marché face aux acteurs de la restauration rapide ou à emporter ». Enfin, il souhaite offrir aux consommateurs davantage de « services de la vie quotidienne », sans plus de détails.
Reste un sujet sur lequel la présentation de Philippe Palazzi n'apportera peut-être pas de réponse : l'ampleur des suppressions d'emplois à venir. Pour l'heure, Casino compte 25.000 salariés en France, contre 50.000 fin 2022 - sur un total de 200.000 dans le monde. Un chiffre qui pourrait encore être réduit de plus de 10% selon les syndicats. Un plan social est en cours de discussion avec la direction et quelque 3.000 emplois sont menacés, d'après eux.
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Le distributeur n'a jamais confirmé ni infirmé ce chiffre. Il a seulement précisé récemment que « ce nombre devrait se situer dans le haut de la fourchette initialement annoncée, mais (que) le nombre de licenciements sera sensiblement inférieur au nombre de postes supprimés ». Dans le détail, environ 400 postes seront concernés par des départs volontaires et 1.200 sont vacants, et donc ouverts au reclassement en interne. Mercredi, les représentants du personnel ont retiré leur plainte en appel contre le plan de sauvegarde accélérée du distributeur.
(Avec AFP)
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