Plan de sauvegarde de Casino: la direction trouve un accord avec le personnel
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Accord enfin trouvé entre la direction de Casino et les représentants du personnel. Si bien que ces derniers ont retiré leur plainte en appel contre le plan de sauvegarde accélérée du distributeur, ont-ils indiqué ce mercredi.
Selon lui, l'accord avec la direction actuelle « nous donne raison sur le fait qu'il n'y avait pas de volet social dans le plan initial ». « À partir du moment où cela est reconnu » et qu'un volet social a bien été négocié, les poursuites n'étaient donc plus nécessaires. Didier Marion n'a toutefois pas précisé les modalités de l'accord trouvé.
L'examen de ce plan de sauvegarde par la justice avait été reporté, par deux fois, à la demande des deux parties. Ces dernières avaient souhaité le repousser pour mener à bien leurs négociations et trouver un accord, chose faite. Reste que, formellement, la cour d'appel doit rendre son délibéré la semaine prochaine, après avoir pris acte du désistement des représentants des salariés. Dans l'attente, la direction actuelle du distributeur n'a pas souhaité faire de commentaire ce mercredi.
Pour rappel, le plan de sauvegarde de l'emploi de Casino avait initialement été validé par le tribunal de commerce le 26 février dernier. Ce qui a permis à un consortium de milliardaires - Marc Ladreit de Lacharrière et Daniel Kretinsky adossés au fonds d'investissement Attestor - de reprendre le groupe. Ce plan pourrait entraîner la suppression de quelque 3.000 postes, selon les syndicats.
Le distributeur a récemment précisé que « ce nombre devrait se situer dans le haut de la fourchette initialement annoncée, mais (que) le nombre de licenciements sera sensiblement inférieur au nombre de postes supprimés ». Dans le détail, environ 400 seront concernés par des départs volontaires et 1.200 sont vacants, et donc ouverts au reclassement en interne.
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Le distributeur emploie aujourd'hui moins de 30.000 personnes en France, avant même ce plan social. Contre encore 50.000 salariés fin 2022 - et 200.000 dans le monde. Mais le groupe avait grossi en s'endettant. Le 28 février dernier, Casino affichait une perte nette (résultat net consolidé) de 5,7 milliards en 2023, contre 316 millions un an plus tôt. Ce qui a entraîné sa restructuration. Le groupe est aujourd'hui recentré autour d'enseignes de magasins plus petits sous ses marques Monoprix, Franprix, Vival ou Spar.
Ce jeudi sera l'occasion d'un autre rendez-vous important pour Casino. Car son nouveau directeur général, Philippe Palazzi, doit présenter ses grandes orientations pour relancer le groupe, lors d'une conférence de presse à Paris.
On sait déjà que ce plan sera destiné « au rétablissement de la santé financière du groupe et de sa transformation visant à en faire le leader du commerce de proximité ». Via notamment l'exploitation de magasins en franchise, modèle d'exploitation plus rentable dans lequel la gestion est confiée à un tiers si bien que le franchiseur n'a pas à assumer certains coûts de fonctionnement.
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Une démarche que le groupe a déjà initiée. Au troisième trimestre, 50 magasins ont été ouverts en franchise ou en location-gérance. Dans le même temps, 141 magasins jugés « non rentables » ont été fermés, pour un total de 449 magasins fermés depuis le début de l'année civile. En rationalisant son parc, Casino espère faire remettre ses comptes dans le vert et relancer ses ventes. Celles-ci ont reculé de -5,1% entre juillet et septembre, par rapport à la même période l'année dernière, et se sont établies à 2,1 milliards d'euros.
(Avec AFP)
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