Ikea aurait échappé à un milliard d'euros d'impôts dans l'UE

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Hausse de 11% des ventes d’ikea sur l'exercice 2014-2015
© Neil Hall / Reuters

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Hausse de 11% des ventes d’ikea sur l'exercice 2014-2015
© Neil Hall / Reuters
Article publié samedi 13 février 2016 à 13:57, actualisé à 17:36
Le géant suédois du meuble Ikea a échappé à environ 1 milliard d'euros d'impôts sur la période 2009-2014 en recourant à des circuits financiers complexes entre plusieurs pays de l'Union européenne, conclut un rapport publié vendredi 12 février par les élus écologistes du Parlement européen (voir document joint ci-dessous). Ikea a déclaré dans un communiqué ne pas avoir encore pu consulter le rapport et ne pas être en mesure de faire un commentaire.
Cette enquête montre, notamment, "comment l'entreprise multinationale suédoise s'est structurée pour soustraire à l'impôt plus d'un milliard d'euros ces six dernières années au détriment de divers États européens", selon un communiqué du groupe des Verts/ALE au Parlement européen.
Dans ce rapport est décrit l'une des techniques privilégiées du groupe, selon eux: chaque magasin de la chaîne suédoise procède au paiement de redevances ("royalties") à une filiale basée aux Pays-Bas qui joue seulement un rôle de "conduit". Les redevances entrent et sortent des Pays-Bas non taxées et aboutissent en grande partie au Liechtenstein.
Ces eurodéputés verts ont envoyé une lettre à Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la concurrence et à Pierre Moscovici, Commissaire européen à la fiscalité, où ils présentent les conclusions de leur rapport d'enquête. Ils les invitent à lancer une procédure d'examen en matière d'aides d'État afin de vérifier l'existence d'une possible infraction à la législation européenne sur la concurrence.
Samedi après-midi, Vanessa Mock, porte-parole de la Commission, chargée des services financiers et de la fiscalité, a assuré que "la Commission européenne a pris bonne note de ce rapport et va l'étudier en détail".
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Depuis l'éclatement du scandale LuxLeaks en novembre 2014, qui avait profondément terni l'entrée en fonction du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker en tant que nouveau président de la Commission, Bruxelles s'est lancé dans une lutte sans merci contre l'opacité fiscale.
LuxLeaks avait mis en lumière un système d'évasion fiscale à grande échelle des multinationales et particulièrement le rôle joué par certains Etats, comme le Luxembourg, à une époque où M. Juncker était à la fois Premier ministre et ministre des Finances.
(RE)LIRE AUSSI : LuxLeaks : Jean-Claude Juncker a-t-il menti aux députés européens ?
En octobre 2015, la Commission a fait adopter par les 28 Etats membres le principe de l'échange automatique d'informations sur les accords fiscaux passés entre Etats et multinationales. Et fin janvier, elle a lancé une vaste offensive contre l'optimisation fiscale des multinationales qui lèse chaque année les Etats de l'UE de dizaines de milliards d'euros.
(Avec AFP)
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>> Lire aussi : le rapport publié, vendredi 12 février, par les élus écologistes du Parlement européen:
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