JO 2024: carton plein pour Carrefour, plus de 4,3 millions de produits dérivés vendus
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Les « Phryges », star des ventes des produits dérivés.
Reuters
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Les « Phryges », star des ventes des produits dérivés.
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Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont été un franc succès également en termes de ventes de produits dérivés. 4,3 millions d'articles aux couleurs de la compétition internationale ont été écoulés par le distributeur Carrefour, partenaire de l'événement. « Depuis le lancement de notre collection JO en 2022 », a-t-il précisé lors d'un point presse ce mercredi, organisé dans un magasin situé à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Reste que les ventes se sont surtout fortement accélérées à partir du coup d'envoi des épreuves olympiques, le 24 juillet dernier.
Carrefour a, comme tous, constaté que le best-seller n'est autre que les mascottes rouges dénommées Phryges. La peluche en forme de bonnet phrygien aux gros yeux, avec ou sans prothèse, a été le « produit phare de ces Jeux », indique le distributeur. Un pied de nez à tous ceux qui s'étaient moqués de son esthétique lors de sa présentation, notamment sur les réseaux sociaux et par certains médias. Ainsi, « près de 560.000 exemplaires » ont été vendus dans ses magasins.
De leur côté, les deux entreprises détentrices de la licence officielle de la peluche ont indiqué à l'AFP la semaine dernière avoir mis sur le marché près de 3 millions de produits au total. Ils ont même fait état de ruptures de stock sur les porte-clés ou certains modèles de mascottes paralympiques.
Plus globalement, parmi les autres références appréciées des clients de Carrefour se trouvent les sacs dits « tote-bags » et les gourdes. Mais aussi les articles scolaires de la gamme JO préparés par l'enseigne. La règle, le rouleau correcteur et le stylo 4 couleurs notamment se vendent bien, assure le distributeur.
Carrefour se réjouit aussi d'avoir capté le public touristique venu à Paris pour les jeux, évoquant « une augmentation de 25% du chiffre d'affaires pendant les JO », notamment dans les gares et aéroports et surtout à proximité des sites olympiques.
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Situation similaire chez Decathlon, autre partenaire de l'événement. En termes d'articles vendus, « ce qui a marché ce sont les Tshirts, tote bag et chaussettes », a révélé la semaine dernière Virginie Sainte-Rose, directrice du partenariat Decathlon-Paris 2024. Le distributeur a ainsi bénéficié d'un « effet jeu » avec « un flux constant de sportifs et de touristes venus s'équiper pour vibrer aux sons des victoires », qui s'est traduit par « une augmentation de 40% des ventes sur les produits licences Decathlon X Paris 2024 ».
Une hausse des ventes qui s'est ressentie en boutique. Decathlon a évoqué « une augmentation de +10% de la fréquentation » de ses magasins en France pendant l'événement, et de +6,7% pendant les Jeux paralympiques. Notamment les rayons « randonnée, fitness et bien-être, sports d'eau (dont les accessoires de natation) », ou encore la mobilité urbaine, les sports collectifs et de raquettes.
Même succès du côté du Coq Sportif - qui produit les tenues des équipes de France - notamment pour ses maillots bleu blanc rouge ou ses Tshirts barrés du mot France. L'équipementier indique avoir enregistré son pic de ventes pendant la deuxième semaine des JO, où « 6,12 fois plus de ventes » ont été comptabilisées par rapport à la semaine précédente. Au total, il fait état d'une augmentation « de plus de 640% des visiteurs » sur son site internet.
À noter que le Comité d'organisation des Jeux (Cojo) devrait dévoiler cette semaine des données sur les ventes de produits dérivés dans les boutiques officielles, comme indiqué à l'AFP.
La fédération du commerce spécialisé Procos, qui publie chaque mois un état des lieux de l'activité commerciale, a quant à elle noté que les enseignes de sport ont « bénéficié de l'ambiance générée par les JO » avec des ventes en hausse de +4,5% en août par rapport à l'année précédente.
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Tous les secteurs n'ont toutefois pas tiré un bilan positif après la tenue de cet événement. « L'organisation des JO n'aura finalement pas dynamisé, en moyenne en France, l'activité des restaurateurs », observe-t-elle, avec notamment une forte baisse à Paris. Même constat pour l'alimentaire spécialisé, où les ventes en magasin sont en baisse de 7,5 % dans Paris centre par rapport à août 2023.
(Avec AFP)
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