La «saoulorexie» fait des ravages au Royaume-Uni

Sarantis Michalopoulos, EurActiv

Sarantis Michalopoulos, EurActiv
Le rapport sur la santé nationale en 2015, réalisé par le groupe privé britannique Benenden, spécialiste des questions de santé publique, révèle que la « saoulorexie » ('Drunkorexia', en anglais) gagne du terrain chez les jeunes. Le phénomène inquiète les spécialistes de la santé.
La « saoulorexie » est la pratique de limiter l'apport calorique ingéré via des aliments pour faire de la place aux boissons alcoolisées. Selon l'étude, un très grand nombre de jeunes Britanniques préfèrent manger moins pour pouvoir boire plus d'alcool.
Dans la tranche d'âge des 18-24 ans, deux Britanniques sur cinq admettent ne manger sainement que pour améliorer leur apparence physique, et ne s'intéressent pas à leur santé globale.
Une étude récemment menée au Royaume-Uni par le centre d'information social et sanitaire a en effet montré que les jeunes britanniques boivent beaucoup moins qu'il y a quelques années, bien qu'ils se situent encore au-dessus de la moyenne européenne.
Le nombre d'adolescents consommant de l'alcool serait en baisse constante depuis 2003. L'étude indique que 38% des 11-15 ans en Angleterre a déjà consommé de l'alcool en 2014, alors qu'ils étaient 61% en 2003. Il existe une tendance similaire en Écosse.
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Les participants à l'étude de Benenden ont aussi répondu à des questions sur l'hygiène de vie.
Ses auteurs font également remarquer que si la moitié de la population nationale tient compte des indications liées à la santé affichées sur les boissons et les aliments, la plupart des Britanniques n'a que très peu des connaissances en nutrition.
Quant à savoir si cette tendance découle d'une éducation limitée ou d'un manque d'intérêt, John Giles ne saurait dire.
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CONTEXTE
La stratégie de l'UE sur l'alcool, lancée en 2006, vise à aider les gouvernements nationaux et d'autres parties prenantes à coordonner leurs actions en vue de réduire les dommages liés à la consommation d'alcool dans l'UE.
Cette stratégie n'impose toutefois aucune législation concrète aux États membres à ce stade et se fonde plutôt sur la coordination de la politique et sur des échanges de bonnes pratiques entre les pays.
Pour ce faire, ce document a lancé en 2007 un forum « «Alcool et santé »» où dans lequel les organisations membres, publiques ou privées, sont invitées à débattre, à comparer des approches et à prendre des mesures pour lutter contre les dommages liés à l'alcool.
La consommation nocive et dangereuse d'alcool nuit fortement à la santé publique et augmente les dépenses liées aux soins de santé, à l'assurance maladie, à l'application de la loi, à l'ordre public ainsi qu'aux lieux de travail.
La consommation excessive d'alcool a également un impact négatif sur le travail et la productivité, l'UE souhaite donc promouvoir des initiatives au sein des espaces de travail.
Des parties prenantes, telles que des organisations commerciales et des syndicats, assument une responsabilité particulière à cet égard, selon la Commission.
PLUS D'INFORMATION
Benenden Health (association britannique)
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Commission européenne
Par Sarantis Michalopoulos, EurActiv.com (traduit par Manon Flausch)
(article publié vendredi 12 août 2016)
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Sarantis Michalopoulos, EurActiv