Nestlé choisit le statu quo dans L'Oréal

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Le géant suisse de l'alimentation Nestlé a annoncé jeudi qu'il n'avait pas l'intention de renouveler le pacte d'actionnaires qui le lie au groupe de produits cosmétiques L'Oréal, à l'occasion de la publication de résultats annuels en demi-teinte inférieurs aux attentes.
Le pacte d'actionnaires, qui lie Nestlé et la famille Bettencourt depuis 1974, arrive à expiration le 21 mars 2018.
L'Oréal reste toutefois un investissement important pour Nestlé.
Faisant régulièrement objet de rumeurs, le pacte a toutefois été maintenu jusqu'à présent.
La première inflexion est toutefois venue en 2014 lorsque Nestlé avait vendu une fraction de sa participation dans l'Oréal pour la ramener à 3,29% et signé un avenant contenant une clause de plafonnement des parts respectives du clan Bettencourt et de Nestlé, qui devait expirer six mois après le décès de Mme Liliane Bettencourt, fille du fondateur de L'Oréal.
La question de l'avenir de ce pacte est en suspens depuis septembre 2017, d'autant que Nestlé a été pris pour cible l'an passé par un fonds activiste, l'américain Third, qui l'a exhorté à céder sa participation.
Évoquant ses résultats, Nestlé a fait état pour 2017 d'une baisse de 15,8% de son bénéfice net par rapport à l'année précédente, à 7,2 milliards de francs suisses (soit 6,2 milliards d'euros), en raison notamment d'une augmentation des charges de restructuration et d'un amortissement sur écart d'acquisition pour sa filiale Nestlé Skin Heath.
Son chiffre d'affaires a augmenté de 0,4% sur un an, à 89,8 milliards de francs suisses.
Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur un bénéfice de 9,6 milliards pour un chiffre d'affaires de 90 milliards.
Sa croissance organique -un indicateur qui permet de jauger l'évolution de ses ventes hors effets de change et de ventes ou rachats d'entreprise- s'est établie à 2,4%.
L'ancien patron du groupe allemand Fresenius a repris la direction de Nestlé en janvier 2017, avec pour mission implicite de redynamiser la croissance de Nestlé.
Malgré son poids, le groupe propriétaire de quelque 2.000 marques, dont les dosettes de café Nespresso ou les bouillons Maggi, ne parvenait plus à atteindre l'objectif de croissance organique de 5 à 6% auquel il avait habitué les investisseurs.
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En prenant les commandes, Ulf Mark Schneider a commencé par le ramener aux environ de 2 à 4%, le temps de poser les bases d'une croissance saine.
Le nouveau patron a depuis commencé à imprimer sa marque, se penchant sur les activités de confiserie aux Etats-Unis, qui seront finalement reprises par l'italien Ferrero.
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Il a également procédé à des petites acquisitions et prises de participation sur des segments porteurs, telles que la marque californienne Sweet Earth, positionnée sur le créneau des plats végétariens.
(avec AFP)
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