Prêt-à-porter : Uniqlo et Marks & Spencer à la peine au dernier trimestre

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En matière de mode "low-cost", la course aux volumes se révèle décidément de moins en en moins rentable pour certains acteurs. Le groupe d'habillement japonais Fast Retailing qui comprend notamment l'enseigne Uniqlo a même annoncé ce 7 avril revoir à la baisse ses prévisions annuelles après avoir enregistré une très forte chute de son résultat net lors de son deuxième trimestre clos fin février 2016.
Son bénéfice d'exploitation a en effet chuté de plus de 60% au cours de cette période. Il descend à 23,4 milliards de yens (189 millions d'euros) contre 58,7 milliards (476 millions d'euros) un an plus tôt à la même période. Pour ce deuxième trimestre 2016, le consensus des analystes interrogés par Thomson Reuters avoisinait 51 milliards de yens (413 millions d'euros).
Fast Retailing escompte désormais un résultat opérationnel annuel pour 2015-2016 de 120 milliards de yen (972 milliards) contre 180 (1,46 milliards) dans une précédente estimation.
Le groupe met en cause une météo chamboulée, avec un hiver tardif, ayant pesé sur la fréquentation des magasins. Cela a notamment été le cas Japon où la chaîne de vêtements Uniqlo compte plus de 800 points de vente.
Pourtant, pendant ce temps, le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de 6,5% pour avoisiner les 1.011,7 milliards de yens (4 milliards d'euros). Notamment en raison d'une forte expansion internationale.
Le groupe japonais n'est pas le seul à connaître une telle déconnexion entre l'évolution des ventes et celle de ses bénéfices.
Ainsi à la veille de cette publication le groupe suédois H&M a annoncé une chute de près de 30% de son bénéfice net au cours du premier semestre 2016, alors que son volume de ventes s'est accru et que le nombre d'ouvertures de magasins doit encore augmenter cette année.
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De son côté, le distributeur britannique Marks & Spencer signale ce jeudi une nouvelle baisse de ses ventes de vêtements au cours du trimestre clos fin mars. Certes, à un rythme moins rapide que lors des mois précédents.
Mais le groupe désormais dirigé par Steve Rowe (qui a succédé début avril à Marc Bolland), a fait état de son intention de "relancer (son) offre de vêtements".
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Au même moment, certaines pièces qualifiées de pudiques" ou "modestes" et distribuées par l'enseignes britannique, mais aussi par Uniqlo et d'autres marques, se trouvent au cœur d'une controverse en France. Une polémique dont il n'a pas été question lors de ces publications financières.
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