Le groupe de prêt-à-porter suédois enregistre une baisse de ses bénéfices de près de 30% au cours du premier trimestre 2016. Une situation attribuée à une météo chamboulée et à des taux de change défavorables.
Début d'année compliqué pour le groupe suédois de "fast fashion". Au premier trimestre 2016, son bénéfice avant impôts a chuté de plus de 29%, tombant à 3,3 milliards de couronnes (357 millions d'euros) contre 4,7 milliards de couronnes (508 millions d'euros) un an plus tôt. Son bénéfice net a, quant à lui, chuté dans les mêmes proportions.
Un automne doux
Une situation attribuée par le Pdg Karl-Johan Persson dans un communiqué au
"renchérissement des approvisionnements du fait du dollar fort et à l'augmentation des remises consenties dues aux importants volumes d'invendus dans les collections d'hiver après un automne doux".
Cependant, une tendance de fond s'est accentuée. En effet, malgré des profits opérationnels en volume qui se sont révélés globalement supérieurs à ceux de l'année précédente, la chute du taux de marge opérationnel s'est accélérée, avec une baisse de 2 points de pourcentage entre 2014 et 2015.
Le deuxième trimestre a même été marqué par une chute du taux de marge brute, un autre indicateur très suivi par les marchés, au plus bas niveau depuis 2004, d'après les données compilées par Bloomberg. Il était alors ressorti à 55,9%, son plus bas niveau depuis onze ans. En ce début d'année 2016, il s'affiche à 52%.
Les deux comptent désormais des magasins par milliers dans le monde. Leur nombre dépasse les 7.000 chez Inditex, qui prévoit un ralentissement de son expansion physique et insiste désormais davantage sur les ventes en ligne. De son côté, H&M atteindra les 4.000 magasins en avril avec une deuxième ouverture en Inde et prépare 425 ouvertures supplémentaires cette année contre 400 l'année précédente..