Edenred résiste à la crise mais est sanctionné par les investisseurs

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Selon le PDG du groupe Bertrand Dumazy, cité dans le communiqué, Edenred a pu limiter l'impact de la crise sanitaire au premier semestre, renouer avec la croissance dès le troisième trimestre et globalement enregistrer de solides performances financières sur l'année.
Selon le PDG du groupe Bertrand Dumazy, cité dans le communiqué, Edenred a "pu limiter l'impact de la crise sanitaire au premier semestre, renouer avec la croissance dès le troisième trimestre et globalement enregistrer de solides performances financières sur l'année". (Crédits : Reuters)
La crise sanitaire a érodé les revenus de la société de services prépayés: chiffre d'affaires opérationnel et bénéfice net ont plongé en 2020. Cependant, le groupe se veut optimiste annonçant que la croissance est de retour au troisième trimestre et qu'elle versera un dividende en hausse de 7,1% à ses actionnaires. L'action chutait ce matin à la Bourse de Paris.

[Article publié le 2 mars à 8:38, mis à jour avec cours de Bourse à 9:30 puis 17:12]

La société française de services prépayés Edenred, maison mère de Ticket Restaurant, a vu son bénéfice net reculer de 23,7% à 238 millions d'euros en 2020, affecté par les restrictions sanitaires liées à la crise sanitaire et des effets de change défavorables.

De leur côté, les revenus du groupe présent dans 46 pays, ont reculé de 9,9% à 1,46 milliard d'euros l'an dernier, toujours du fait de la pandémie de Covid-19, selon un communiqué publié mardi.

Quant à l'excédent brut d'exploitation (Ebitda), il a baissé de 13,2% à 580 millions d'euros.

Le groupe annonce avoir retrouvé la croissance au 3e trimestre

Edenred "a démontré sa capacité à croître fortement en début d'année, puis à limiter l'érosion de ses revenus au plus fort de la crise sanitaire, grâce notamment à la forte digitalisation de ses solutions, avant de retrouver le chemin de la croissance dès le troisième trimestre", commente le groupe.

Le chiffre d'affaires opérationnel - hors revenus purement financiers -, qui représente l'essentiel des revenus d'Edenred, a lui reculé de 9,4% à 1,42 milliard d'euros.

Selon le PDG du groupe Bertrand Dumazy, cité dans le communiqué, Edenred a "pu limiter l'impact de la crise sanitaire au premier semestre, renouer avec la croissance dès le troisième trimestre et globalement enregistrer de solides performances financières sur l'année".

Deux pôles sur trois en recul, mais dividende en hausse

Par métier, les "avantages aux salariés" - Ticket Restaurant, Ticket Cesu (chèques emploi service préfinancés), etc. -, ont vu leur chiffre d'affaires opérationnel reculer de 10,3% à 874 millions d'euros.

Quant aux "solutions de mobilité professionnelle", deuxième pôle, elles affichent une baisse de 13,2% à 355 millions d'euros.

Enfin les "solutions complémentaires" (paiement aux entreprises, programmes sociaux publics...), dernier pôle d'activité, ont en revanche vu leur chiffre d'affaires opérationnel progresser de 4,2% à 194 millions d'euros.

Le groupe proposera néanmoins au titre de l'exercice 2020 un dividende de 0,75 euro par action, en hausse de +7,1% par rapport à l'exercice précédent, lors de son assemblée générale le 11 mai.

L'action chute en Bourse

Un peu après réception de ce communiqué ce matin, à l'ouverture de la Bourse de Paris, l'action Edenred SA [ticker : EDEN] qui, la veille encore était dans le vert, recule de 4,83% peu avant 10h, heure de Paris, à 45,10 euros. La maison mère de Ticket Restaurant signe ainsi la plus forte baisse du SBF 120 (l'indice boursier de la place de Paris qui inclut les 40 valeurs du CAC 40 plus 80 valeurs des compartiments A et B d'Euronext) ce matin.

Pendant ce temps-là, l'indice CAC 40 naviguait dans le vert ce matin jusqu'à 5.806,42 points (+0,24%) vers 9h40, heure de Paris. Puis redescendait à nouveau sous la barre des 5.800 points un peu plus tard dans la matinée vers 10h20, d'environ -0,24% autour de 5 785 points. En fin de journée le cours d'Edenred était en chute de près de 4,5%.

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Commentaires
a écrit le 02/03/2021 à 12:51 :
être en crise et verser des dividendes en hausse, moi pas comprendre !
a écrit le 02/03/2021 à 8:48 :
Avec tout ces dividendes offerts avec notre bouffe faut pas s'étonner que celle-ci soit empoisonnée hein.

Marge bénéficiaire partout, vie nulle part.

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