Le tourisme espagnol rebondit... en partie grâce aux Français

Tiphaine Honoré

Espagne, la Basilique Sagrada Familia, Barcelone
Reuters

Tiphaine Honoré

Espagne, la Basilique Sagrada Familia, Barcelone
Reuters
Les visiteurs étrangers participent au redressement de l'Espagne. Dans ce pays durement touché par la crise, le tourisme est un des (seuls) moteurs qui tirent encore l'économie vers le haut. Après avoir connu des soubresauts depuis 2008, le pays enregistre 8,2% d'augmentation entre mai 2013 et 2014 avec 6,1 millions d'étrangers accueillis rien que pour le mois de mai. Une étude de l'agence espagnole Frontur sur les mouvements touristiques le confirme, les Français sont non seulement parmi les trois nationalités les plus présentes, mais sont aussi de plus en plus nombreux à passer leurs vacances dans le royaume.
Parmi les 21,4 millions de personnes à avoir foulé le sol ibérique en cinq mois, les Français occupent une bonne part (3,4 millions), avec les Allemands (3,5 millions) et les Anglais en tête (4,8 millions). Pour le mois de mai 2014 par exemple 27,6% des 6,1 millions de touristes étaient Britanniques, 16,6% Germaniques et 15% Français. Ces derniers étaient 11,5% de plus que l'an passé, avec pour destination favorite les Canaries.
Mais les petites îles ne raflent pas la couronne à la communauté catalane. La Catalogne a concentré 25% des touristes en mai, soit une augmentation de 2,3% par rapport à 2013. Sa Costa Brava, Barcelone et ses autres richesses ont attiré en particulier des Hollandais, des Allemands, des Italiens et des Asiatiques.
Les Canaries arrivent en deuxième position avec 12,7% de visiteurs, puis vient l'Andalousie et ses 2,9 millions de visiteurs, soit presque moitié moins. Les Baléares récoltent 2,5 millions de touristes, devant Madrid (1,8 millions).
À lire également
Ces bonnes statistiques ne sont pas anodines lorsqu'on sait que le tourisme représentait 10,8% du PIB en 2011 et 11,1% en 2012 selon l'économiste Manuel Figuerola, directeur d'un centre de recherche sur le secteur à l'université de Nebrija. Cette activité pourvoirait même jusqu'à 11,4% de l'emploi national, soit un remède non négligeable contre le chômage.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Interrogé par Le Monde, le vice-président de l'association patronale Exceltur, José Luis Zoreda expliquait fin 2013:
Reste à faire une bonne saison estivale 2014.
Tiphaine Honoré
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer