San Francisco fixe les règles de conduite d'Airbnb

La ville où est né le site de location de logements entre particuliers a adopté mardi une loi qui soumet cette activité à des contraintes administratives et fiscales.
La location des appartements entiers sera par ailleurs de fait limitée à quatre-vingt-dix jours par an, puisque les propriétaires devront y résider au moins deux cent soixante-quinze jours.
La location des appartements entiers sera par ailleurs de fait limitée à quatre-vingt-dix jours par an, puisque les propriétaires devront y résider au moins deux cent soixante-quinze jours. (Crédits : Reuters)

Un coup certes, mais pas mortel. C'est ce que vient d'infliger à Airbnb sa ville natale, San Francisco, dont la mairie vient d'adopter sa première loi encadrant la location temporaire entre particuliers.

Pas plus de 90 jours de location par an

Ainsi, à partir de février 2015, les habitants de la ville qui souhaitent louer leur logement devront non seulement s'enregistrer et payer un droit d'inscription de 50 dollars, mais aussi souscrire une assurance couvrant au moins 500.000 dollars de dommages. Comme les hôtels, ils devront également payer la taxe d'habitation (14%), qui sera collectée par Airbnb.

La location des appartements entiers sera par ailleurs de fait limitée à quatre-vingt-dix jours par an, puisque les propriétaires devront y résider au moins deux cent soixante-quinze jours. Seuls les particuliers louant une chambre de leur bien tout en restant sur place pourront le faire toute l'année.

Un texte contre "l'hôtellisation" de la ville de l'high-tech

Le texte adopté par l'organe législatif de la ville était en discussion depuis plus de deux ans. Le conseiller municipal Scott Wiener a résumé le sens de la démarche: "Nous refusons "l'hôtellisation" de notre parc immobilier".

À San Francisco, la location de maisons ou d'appartements entiers aux touristes seraient en effet devenue tellement rentable que des propriétaires auraient profité des lois permettant d'expulser les locataires pour transformer leurs immeubles en appartements pour Airbnb, dénoncent une partie des élus et de l'opinion publique. Ce qui rend de plus en plus difficile de se loger pour les résidents d'une ville où les loyers ne cessent de croître, tirés par le succès de la Silicon Valley.

Airbnb ne paiera pas d'arriérés de taxes

L'efficacité de la loi dépendra toutefois de celle des contrôles. Et Airbnb a échappé à l'adoption d'un amendement qui l'aurait contraint à payer 25 millions de dollars d'arriérés de taxes, rejeté à une seule voix de majorité. C'est pour quoi Nick Papas, porte-parole de la société, s'est plutôt réjoui:

"Le vote est une grande victoire pour les habitants de San Francisco qui veulent partager leur maison et la ville qu'ils aiment", a-t-il déclaré.

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Commentaires 2
à écrit le 08/10/2014 à 19:16
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Vraiment des règles à minima, pas de quoi fouetter un chat, BnB peut dormir tranquille !

le 09/10/2014 à 7:34
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Je suis sur que certains parisiens adoreraient voir la même chose appliquée ;-)

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