Face aux fermetures des salles, le monde du sport entre crise et opportunités
Agathe Perrier
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Ni commerce, ni lieu de sorties, mais quotidiennement fréquentées, les salles de sport ont particulièrement souffert de leur statut intermédiaire depuis le début de la crise sanitaire. Fermées pendant le confinement en mars, elles ont ensuite réouvert lors du déconfinement de juin, avant de baisser à nouveau leur rideau le 24 septembre à Paris, (mais aussi à Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lyon et Nice.) Dans plusieurs villes, des salles de sport tentent de contester cette décision. Au total, les pertes sur les chiffres d'affaires en 2020 s'élèveront à un milliard d'euros pour les 4.500 salles de sport de France, a alerté l'Union Sport et Cycle, première organisation professionnelle de la filière sport et loisirs.
« Et encore, cela concerne seulement l'activité. L'impact sera bien plus conséquent pour l'économie française dans son ensemble », prévient Damien Jacquart, responsable marketing et développement commercial de l'organisation.
Côté enseignes, le constat est le même. Pendant le premier confinement, "Keep Cool", la deuxième plus grosse enseigne en France en nombre de salles avec 260 structures évoque une « perte de 25% de chiffre d'affaires pour le marché du fitness », d'après Thomas Monnier, le directeur général adjoint de la franchise sur Europe 1.
Malgré la promesse du gouvernement de compenser "totalement" les pertes, avec notamment « jusqu'à 10.000 euros d'aides pour ce mois-ci par propriétaire de salles de sport et une exonération des charges », l'avenir reste bouché pour le monde physique du fitness et sport.
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Un cataclysme dans le secteur du sport individuel qui profite pourtant à d'autres. De fait, depuis les fermetures, les pratiquants ne manquent pas de chercher des alternatives et se sont tournés vers Internet dès le mois de mars. En témoigne FizzUp, une application de santé et entraînement, qui compte plus de cinq millions d'utilisateurs. « Nos statistiques ont explosé pendant le confinement en étant multipliées par vingt », confie à La Tribune Léa Ducret, responsable marketing opérationnel.
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Agathe Perrier